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Friday, December 9, 2022

L'expérience de la vieillesse de Norbert Hoffmann sscc



"Notre vie dure soixante-dix ans et, au plus fort de la tempête, quatre-vingts ans. Le meilleur, c'est la fatigue et l'inconfort. Elle passe vite, nous nous envolons". 

(Psaume 90,10)

"Fatigue et peine", ce n'est vraiment pas ce qui manque à mon quatre-vingt-quinzième anniversaire ! Je passe une grande partie de mes journées à faire attention à des choses dont je n'aurais jamais eu l'idée de m'occuper auparavant. Mais entre-temps, ce qui était alors complètement tombé dans l'inconscience et qui n'était qu'obscurément et implicitement inconscient est devenu explicitement clair et conscient : que je ne perde pas l'équilibre en marchant et que je ne tombe pas - mon plus fidèle compagnon de route et de pas - même dans la maison, dans la chambre - est devenu entre-temps le déambulateur ; que je voie - seul mon œil gauche, déjà atteint de glaucome, fonctionne encore ; que j'entende, que je n'entende pas seulement les sons, surtout en compagnie d'autres personnes, mais que je comprenne les mots correspondants. Mais en réalité, je n'y parviens guère, par exemple à table, pendant le repos, le chapitre de la maison et d'autres réunions - malgré l'appareil auditif et tous les efforts d'écoute. C'est une grande difficulté pour moi. Il est vrai qu'il y a beaucoup de "fatigue et de peine", beaucoup de choses qui pourraient rendre la vie difficile et sans joie.

Friday, August 5, 2022

La soif ou la faim de Dieu

Par Père Ben Kumongo Moabi

 Amos 8, 11 : voici viennent le moment où j’enverrai la famine dans le pays, non pas la disette du pain et la soif de l’eau, mais la faim et la soif d’entendre les paroles de Dieu.

INTRODUCTION (Evangile : Mat 5, 1-12. Cfr. Misa bawa p. 17)

La soif de Dieu fait appel à la faim de Dieu. Ce thème appelle et montre que Dieu se laisse boire et manger. Celui qui a une petite soif, boit peu. Celui qui une petite famine mange peu.

  1. Triple sens de la  faim de Dieu: 

Ø  A. la soif ou la faim de Dieu signifie  le besoin de l’intervention de Dieu dans notre vie,

Ø   B. la faim de Dieu signifie Le besoin de la sainteté : Lévitique 19, 2 : devenez saints, car je suis saint, moi, l’Eternel votre Dieu.

Ø  C.  c’est le besoin de la nourriture spirituelle : la parole, la prière, les sacrements, le service de Dieu, les gestes de charité, la foi…


  1. DIEU SE FAIT LA NOURRITURE ET LA BOISSON

Dieu se fait notre nourriture par sa chair, Jésus déclare dans

·       Jean 6, 53 « SI vous ne mangez pas la chair du fils de l’homme, vous n’aurez pas la vie en vous.

·       Jean 4, 14 : Celui qui boira l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.

·       Jean 4, 34 : Jésus lui-même avait comme nourriture ‘faire la volonté de son père »


  1. Soyez des Chrétiens en bonne santé Spirituelle

Celui qui est en bonne santé a faim et soif quotidiennement. De même un chrétien en bonne santé spirituelle doit avoir faim et soif de Dieu chaque jour. Il n’est pas celui qui écoute la parole par hasard,  sans intérêt, ni appétit

· Sans boire ni manger il n’y a pas de vie physique, il n y a pas de vie spirituelle.

· Le mangé et le boire sont deux réalités indispensables de la vie dans tous les aspects.

· Dieu accepte d’être notre nourriture

· Jésus se fait  le pain de vie, celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi, n’aura jamais soif Jean 6, 35)

· Soyez conscient que Dieu n’est pas un vaccin indélébile qu’on reçoit une seule fois.  Dans la vie chrétienne pour être sauvé il faut cultiver la spiritualité de la consommation d’un Dieu qui est la source d’eau vive (Esaïe 55, 1).


  1. LA SOIF DE DIEU OU UNE SIMPLE FORMALITE


La faim de Dieu s’oppose à une spiritualité de circonstance. La véritable faim de Dieu consiste à désirer Dieu, à ne pas faire le culte par formalité. Un chrétien qui a soif sa prière provient du fond de son cœur, il peut crier, il peut pleurer en prière. Il prie avec effusion de cœur. C’est-à-dire il sait ouvrir son cœur entièrement à Dieu.

Il y a de gens qui ne prient que lorsqu’ils ont des problèmes, ou uniquement le dimanche. Chercher Dieu quand c’est la joie ou la peine, ou par moment, ce n’est pas cela que la parole Dieu nous enseigne.  La meilleure façon  de se montrer en bonne santé spirituelle c’est de consommer Dieu, chaque jour de notre Vie (avoir soir porte 3 assertions : besoin de Sainteté cfr Mt 5 ; 2. Avoir besoin de l’intervention de l’intervention de Dieu dans notre vie (besoin de miracles. 3. Servir Dieu, l’adorer, écouter sa parole) avec zèle. A l’exemple de celui qui mange un légume de matembele sans avoir faim, il ne découvrira pas son vrai goût. Chers frères e sœurs, la faim et la soif de Dieu c’est ce qui nous donne la force de jeûner, le courage de prier comme les non civilisés. Ayons et chercher la soif de Dieu…


  1. LA BIBLE PARLE NOUS ENCOURAGE A CONSOMMER DIEU COMME NOURRITURE


* Psaumes 42, 3 : mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant

* Mt 5, 6 : celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif

* Jean 4, 14 : celui qui vient à moi, n’aura jamais faim, celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

* Jean 4, 34 : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre

* Dans la peine et la tristesse Dieu se fait notre consolation dit 2 corinthiens 1, 3 : Dieu de toute consolation…

* Le Dieu de notre soif est le maitre de temps et de circonstance, il donne la sagesse aux sages et l’intelligence à ceux qui décident dit  Daniel 2, 21

* Le Dieu de notre faim nourrit notre espérance, l’espérance qui ne trompe pas déclare Romains 5,5

* Psaumes 42, 3 : comme la biche aspire aux eaux vives, mon âme aspire à toi, mon Dieu, Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant.

            Rien ne peut remplacer Dieu dans notre Dieu, David avait le pouvoir, l’argent, les femmes, les détentes mais il cria : « Ô mon Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube, mon âme a soif de toi et pour toi ma chair se dessèche comme une terre épuisée sans eau. Pour y arriver j’irai t’adorer dans ton sanctuaire, dans ton église, dans ta chapelle (Psaumes 63 -62-)».


Sunday, June 6, 2021

Dans l’Eucharistie, Je reçois la vie de Dieu

 

Par Maxime Menga sscc (R. D. Congo)


Ph 2, 9-11 : « … C’est pour quoi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue confesse, à la gloire de Dieu le Père, que Jésus-Christ est Seigneur ».



L’EUCHARISTIE EST LA NOURRITURE DE LA VIE

Jésus que nous recevons dans l’Eucharistie est un Dieu, il est plus Grand, élevé au-dessus de tout, devant Lui tout genou doit fléchir et toute langue doit confesser sa Grandeur qu’il est le Seigneur (le Roi de l’univers). Pourtant c’est un Dieu qui cache sa grandeur en s’emprisonnant dans les espèces « du pain et du vin » : Il se fait nourriture, pour nourrir sa vie en nous, nous transfigurer et donner à notre vie une beauté et un éclat. C’est en recevant « ce corps rompu et donné » que nos yeux s’ouvrent comme les disciples d’Emmaüs pour reconnaitre la Gloire et la Grandeur de Dieu et à cet instant toute notre vie brûle de sa présence (Lc 24, 31), et nous sommes élevés, nous aussi, dans sa grandeur : dans le concert des anges pour le louer et l’adorer. Cependant, si nous avons en nous la vie, c’est puisque Dieu nous fait vivre (Dt 32, 39), or, L’Eucharistie est le « pain de la vie », qui donne la vie au monde, il est donc la présence réelle et visible de Dieu : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jn 6, 35) ; « Je suis le pain vivant qui est descendu du Ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, pour le salut du monde » (Jn 6, 51) ; « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous » (Jn 6, 52). J’aime donc appeler L’Eucharistie « LA NOURRITURE DE LA VIE », la nourriture des vivants, de ceux qui vivent en Dieu et qui veulent le recevoir chaque jour dans leur vie. L’eucharistie est donc la VIE DU MONDE : car nous recevons celui qui est la VIE (Jn 11, 25 ; 14, 6) et qui vient nous donner la Vie (Jn 10, 10-11). Au détriment des autres nourritures qui se perdent (Cf. Jn 6, 27), l’eucharistie est la nourriture qui demeure éternelle, incorruptible en nous : «  Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi je demeure en lui… » (Jn 6, 56-57). Et celui qui croit en JESUS-EUCHARISTIE a la vie éternelle et ne mourra pas (Jn 3, 36 ; 6, 47.50.58), car il s’unit à celui qui est la VIE et porte en lui désormais ce qui est VIE, donc la « VIE MEME DE DIEU ».

L’EUCHARISTIE EST LA NOURRITURE QUI CONTIENT LES PROPRIETES DE DIEU

L’Eucharistie produit en nous ce que nous recevons. Qu’est-ce que nous recevons ? : Nous recevons La sainteté de Dieu, l’amour de Dieu et le Pardon de Dieu.

1.    La sainteté

C’est un corps Saint que nous recevons dans l’Eucharistie : voilà pourquoi ce sacrement est appelé SAINT SACREMENT. Notre Dieu est un Dieu Saint, qui nous invite à devenir SAINT comme Lui (Lv 11, 44-45 ; 19, 2 ; 1 P 1, 16), une nation Sainte, un peuple de Dieu, la race élue, le sacerdoce royal (1 P 2, 9). S’unir à Dieu dans l’Eucharistie est synonyme d’accepter de devenir Saint pour Lui (Lv 20, 26). Un Dieu Saint, ne peut pas habiter dans un corps impur : Voilà pourquoi l’Eglise nous demande toujours de nous préparer avant de recevoir le SAINT SACREMENT c’est-à-dire de vivre une pénitence et une réconciliation (avec nous-mêmes, avec les autres et avec Dieu). Car ce que nous recevons est plus Grand. Et dans l’admiration devant L’Eucharistie nous pouvons revêtir le sentiment des enfants d’Israël qui chantèrent ce cantique : « Qui est comme toi parmi les dieux, Seigneur ? Qui est comme toi, brillant de Sainteté, digne de louanges ? Ta grandeur est terrible et tes actions extraordinaires » (Ex 15, 11).


2.    L’amour

Si Dieu est amour et se définit comme amour (1 Jn 4, 8), il nous a montré son amour en nous donnant son propre fils (Jn 3, 16). Et ce dernier nous a montré la plus grande preuve d’amour de Dieu pour nous les hommes en devenant « Eucharistie » pour nous (pain rompu, livré pour nous, pour notre guérison et salut). Car : « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). Il s’est offert, il a donné sa propre vie, ce qu’il a de précieux, pour nous, pour notre bien. Et comme nous le dit Saint Jean : «  il a toujours aimé ses amis qui sont dans le monde, et il les aima jusqu’à la fin » (Jn 13, 1). L’Eucharistie est donc LE SIGNE DE L’AMOUR DE DIEU POUR LE MONDE. Au plus profond d'elle-même, l’eucharistie est la réalité du Christ qui nous a aimés d'un amour fou et qui continue à aimer chacun de nous d'un amour vrai et particulier. Oui, l’amour a fait le premier pas, l’amour a pris chair de notre chair, l’amour est devenu nourriture, pour nous redonner une autre chance de s’unir à Dieu. Ainsi si l’amour vient de Dieu : le sacrement de l’Eucharistie, que nous recevons, nous REMPLIT D’AMOUR DEBORDANT DE DIEU et nous invite nous-aussi à laisser déborder en nous cet amour, à AIMER : « à nous aimer les uns les autres, car l’amour vient de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connait Dieu » (1 Jn 4, 7). L’Eucharistie nous apprend donc l'amour total de Dieu et du Prochain.


3.    La miséricorde

Dans chaque messe, avant de recevoir la Sainte Eucharistie, après la prière « d’Agnus Dei », le Prêtre nous montre « l’hostie consacré » par ces paroles : « Voici  l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde », et nous répondons : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dit seulement une parole et je serais guéri ». Oui notre Dieu est un Dieu miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté (Ps 103, 8 ; Ex 34, 6). « il n’est qu’amour et miséricorde », disait Ste Thérèse de l’Enfant Jésus. La miséricorde est l’être intime de Dieu, son cœur de Père, sa bienveillance envers nous. Elle est révélatrice du soin dont le Père entoure ses enfants : son cœur s’ouvre devant notre misère : il prend pitié de nous (miserere nobis), nous pardonne et nous guérit. Face à nos difficultés à aimer et à pardonner, Il vient lui-même combler nos manques et restaurer notre humanité malade, pécheresse et perdue. L’EUCHARISTIE EST DONC LA SOLUTION A LA MISERE DE L’HOMME ET DU MONDE. C’est le mystère d’un cœur rendu misérable par la misère de l’homme, nous dit Saint Thomas d’Aquin. De ce fait, l’Eucharistie, est le symbole d’un Dieu saisi aux entrailles par ma détresse, il vient à ma rencontre, à mon secours, il s’offre, pour me délivrer et me guérir. En prenant part à ce repas eucharistique, nous recevons donc le RECONFORT DE DIEU, SA SOLLICITUDE (son attention soutenue et affectueuse) A NOTRE MISERE. En communiant à ce « pain du ciel », nous sommes, nous aussi, invités à revêtir de la miséricorde de Dieu : « Soyez miséricordieux, comme votre Père Céleste est miséricordieux » (Lc 6, 35), car « Heureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde (Mt 5, 7). Est miséricordieux, celui qui a un cœur sensible et attentif à la misère et souffrance de ses semblables : celui qui donne à manger à celui qui a faim, à boire à celui qui a soif, à vêtir celui qui est nu, à accueillir l’étranger, à assister les malades, à visiter les prisonniers (Cf. Mt 25, 35-36), à conseiller ceux qui sont dans le doute, à enseigner les ignorants, à avertir les pécheurs, à consoler les affligés, à pardonner les offenses etc. Ainsi dans sa propriété de la miséricorde, L’Eucharistie est PARTAGE ET VIE, c’est le pain du partage : « Prenez et mangez ». Elle nous apprend à partager (avec le misérable) : partager le Christ avec les autres. Je deviens ce que je reçois : c’est à-dire Je deviens Eucharistie pour les autres.


L’EUCHARISTIE EST LA NOURRITURE QUI NOUS RAPPELLE NOTRE HISTOIRE AVEC DIEU

Oui tout homme est une histoire sacrée pour Dieu. Et Dieu ne cesse d’intervenir dans notre histoire. Et notre histoire avec Dieu est une histoire du salut, de libération : Comme la paque Juive dans l’ancien Testament (Ex 12, 1-20), l’Eucharistie est le mémorial de la paques chrétienne (Mt 26, 26), le sacrement de la nouvelle et éternelle alliance. Par l’Eucharistie, Dieu se fait présent dans notre histoire. Il me rejoint dans ma réalité et situation misérable de la vie. Il palpe mes « 3 F » : la Fragilité, la Faiblesse et la Finitude de ma chair humaine. Et le contexte de la création de l’Eucharistie, en est une parfaite illustration, qui nous montre combien l’eucharistie est un repas approprié pour notre humanité, le repas dont nous avons besoin pour être GUERI, LIBÉRÉ et TRANSFORMÉ. C’est dans un contexte entouré :


1.     De Tentations (Mc 14, 32-42) : ou l’homme est incapable de veiller ou de passer 1h avec Dieu.

2.     De Trahison et de cupidité des richesses de ce monde (Lc 22, 3-6. 47-48 ; Mt 26, 14-16).

3.     De Violence et d’égoïsme (Jn 18, 10 ; Lc 22, 49-50)

4.     De Reniement (Mt 26, 70-74 ; Lc 22, 31-34. 54-62 ; Jn 13, 36-38).

5.     D’abandon et dispersion (Mt 26, 31.56b ; Jn 16, 32).


Que le Seigneur crée l’Eucharistie, se donne et s’offre, en réponse à une humanité blessé par le péché pour en faire de nous des créatures nouvelles, restaurer et renouveler nos vies. Il est vraiment l’Emmanuel dans notre histoire. Il n’est pas indifférent, insensible à mon histoire, au contraire il la transforme à une source de bien. Ainsi l’Eucharistie devient un MÉMORIAL de la mort et de la résurrection du Christ – « Faites ainsi en mémoire de moi » –, qui nous rappelle sans cesse l’action salvifique de Dieu dans notre histoire, sa présence perpétuelle dans son Eglise et dans le Monde.


L’EUCHARISTIE EST LA NOURRITURE A AIMER ET A DESIRER

Elle est un repas de la fête, un banquet céleste, le pain vivant descendu du ciel (Jn 6, 50-51) … Il n’y a que de la JOIE d’y prendre part. Comme le chante le Psalmiste : « Quelle Joie quand on m’a dit : nous irons à la maison du Seigneur » (Ps 122, 1). Oui, « Heureux sommes nous les invités au repas du Seigneur », nous le dit le Prêtre dans la messe. C’est avec joie  que nous prenons part à ce banquet qui unit l’Eglise Triomphante (Eglise céleste) à l’Eglise militante (Eglise terrestre) : car « Heureux celui qui aura part au banquet dans le royaume de Dieu » (Lc 14, 15), et l’Eucharistie en est déjà un avant-gout, un festin qui réunit les Anges, les Saints et les Hommes. Nous sommes les bienheureux d’être compté parmi les invités du Seigneur… ma joie est de répondre présent avec empressement et enthousiasme à cette invitation. « Être un invité de Dieu, dans le festin qu’il organise, est un privilège et honneur pour l’homme, qui ne peut pas se sauver de lui-même. Donc, Je ne peux jamais m’y absenter, ni trouver des excuses » (Cf. Lc 14, 16-24).


Qui aime Dieu, aimera l’avoir toujours en lui, et l’eucharistie c’est recevoir Dieu lui-même qui se donne en nourriture : « C’est mon corps, prenez et mangez. C’est mon sang, prenez et buvez » (Cf. Mt 26, 26-28). Comment n’est pas aimer et désirer un tel repas ? Ce qu’on aime on le désire toujours plus, et on meurt d’envie de le recevoir encore et toujours. En plus, c’est UN REPAS GRATUIT, que tu ne payes rien, mais pourtant tu reçois ce qui est plus Grand, ce qui ne se perd jamais : LA VIE MEME DE DIEU : « …Le pain que je donnerai, c’est ma chair, pour le salut du monde » (Cf. Jn 6, 51).


CONCLUSION

L'eucharistie est donc l'action et la présence d'un Dieu qui porte en lui la passion de l'homme et de sa vie. Elle est la naissance du Christ au cœur de l'homme et au cœur de l'univers avec la volonté de sauver cet homme.  Elle est présence du Christ au drame de l’histoire humaine :

·       Tout ce qu'il y a d'échec dans nos vies en vue d'un monde plus juste et plus humain, est transfiguré‚ dans le geste de la consécration du pain et du vin, au corps et au sang du Christ.

·       Tout ce qu'il y a de refus, de péché ou d'égoïsme dans la démarche de l'homme est brûlé au feu de l'Esprit.

Ainsi, tout dans la célébration eucharistique est expression d'un Dieu saint-amour-miséricorde qui n’a qu’une seule volonté de nous sauver. Sur ce, l’Eucharistie est donc l'aujourd'hui du Christ qui libère, ressuscite, guéri, et transforme.

Sunday, May 30, 2021

La triple sainteté de Dieu


Par Ben Expédit Kumongo sscc (Afrique)


Au sujet la sainteté de Dieu le prophète Isaïe clame : « ils se criaient l’un à l’autre et disaient : Saint, saint, saint est l’Eternel des armées. Toute la terre est remplie de sa gloire (Isaïe 6,3 ; Apocalypse 4,8).  Le Dieu trois fois Saint est unique (Deutéronome 6,4). Il se manifeste en nous par trois personnes  Jean 14,16 : « je prierai le père et il vous donnera un autre consolateur, enfin qu’il demeure éternellement avec vous ». Le père dans sa majesté est saint et est Dieu (1Cor 8, 4). Le fils dans son état, il est fils et il est Dieu. L’esprit dans sa condition il est Saint et il est Dieu.

Les trois actions de la trinité :

·       La création : le père se manifeste de façon exceptionnelle dans la création et le gouvernement de l’univers

·       Le salut : le fils se manifeste plus exceptionnellement dans l’œuvre du salut et continue à sauver tous les hommes de tous les âges qui croiront en lui.

·       L’église : le Saint Esprit agit très manifestement dans la mission de fonder et de guider l’église.

La spiritualité trinitaire :

Croire que Dieu est unique en trois personnes a des conséquences dans notre mode d’être église.

·       Nous faisons tout au nom du père, du fils et du Saint Esprit :

·       Nous pousse à la collaboration et interdit la solitude

·       Consacre la croix comme signe de la sainte trinité

·       Consacre le salut comme la mission et l’objectif principal de la Sainte trinité

·       Il nous présente le triple style de la sainte trinité : le père s’est incarné, le fils s’est humilié, l’Esprit Saint s’est fait langue de feu.

Que veut dire tout faire au nom de la Trinité

Tout faire au nom du père c’est imiter l’action du père créateur. Que chaque action posée au nom du père s’inspire de l’action créatrice du père qui fait tout pour faire jaillir un nouveau monde où il n’ya pas d’obscurité. Tout faire au nom du fils, c’est vivre pour sauver le monde en leur apportant l’évangile, la manière chrétienne de faire. La motivation de notre action devient la libération du tierce. Tout faire au nom du Saint Esprit c’est faire tout sous la conduite du Saint Esprit, en lui étant soumis. C’est à dire les émotions et les sentiments  humains ne prendront plus le dessus sur la maitrise et la sagesse qu’inspire l’Esprit Saint.

Nous adorons un Dieu qui agit en équipe

Si notre Dieu vit et agit en équipe il nous envoie en mission en équipe de douze, et mieux, deux à deux. Il veut bannir en nous la tendance de mettre les autres à l’écart. Mais à cultiver « le slogan : je compte sur toi, je fais avec toi. » le sage dit : Si tu veux aller vite va seul, si tu veux aller loin, va avec les autres. Pour aller loin Dieu a consulté et a associé les autres dans l’œuvre de la création : Faisons l’homme à notre image (Genèse 1, 26).

QUATRE OUTILS DE COLLABORATION EN FAMILLE

·       Faites de votre famille une équipe où la vie devient semblable à un jeu. Car dans un jeu les choses se font de façon détendue et les fautes ne sont pas cause d’inimitié.

·       Faites de votre femme et des vos enfants vos collaborateurs, qui sont informés d’au moins 80 % de ce que vous faites

·       Créé une bonne ambiance, souriez, faites confiance, sachez  vous récompenser et vous  encourager (estimez) vous mutuellement, apprenez l’humilité et le pardon en étant humble et en pardonnant

·       Pousser au travail et créé un climat de travail et de formation enfin ayez un agir pédagogique. c'est-à-dire partagez les responsabilités le plus tôt possible et laisse chacun apprendre de ses erreurs, intervenez et parlez peu.

En conclusion, la spiritualité trinitaire nous présente une équipe du Père, du Fils et de l’Esprit Saint. Cette équipe a remporté une triple victoire : victoire de l’amour sur la haine, victoire de la vie sur la mort et la victoire de la sainteté sur le péché. La célébré c’est s’inspirer d’elle pour vaincre tous les défis qui sont nôtre.

Wednesday, March 3, 2021

L’offrande du Christ en Marc 9, 2-10



Par Ben Kumongo sscc

 « Offrez à Dieu un sacrifice de louange, qui consiste à proclamer son nom (Heb. 13, 15) ».

 En effet, parler de l’offrande du Christ dans le contexte de Marc 9, 1-10, c’est vouloir exalter encore en profondeur deux piliers de ces quarante jours de carême. En occurrence l’offrande (l’aumône ou le partage) et la prière. Au fonds l’offrande du Christ dont il s’agit ici, c’est donc cette prière fervente qu’il offre au père en compagnie de Pierre, Jacques et Jean. Cette prière n’est pas individuelle mais communautaire.  Nous y décelons six caractéristiques. C’est ce qui fait l’objet de cette ébauche. Voici les traits :

  1. C’est une prière communautaire : Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean (Mc. 9,2).
  2. C’est l’initiative de Jésus lui-même d’aller prier (v 2)
  3. Il se fait sur une haute montagne (v 2)
  4. L’initiateur de la prière (Jésus) se transforme devant ses compagnons (v3)
  5.  Une prière qui attire les grands de l’Ancien Testament : Moise symbole de la loi du Sinaï, Eli symbole des  grands prophètes (v3)
  6. Une prière qui séduit ses participants jusqu’à ne pas se fatigué (v5)



De ces six traits, nous avons médité sur six attitudes à cultiver.des Quelles leçons  pratique  retenir  pour nous

  1. Notre prière est une offrande riche de sens. Si nous le faisons avec un cœur plein d’adoration à Dieu, les anges et les saints du ciel viendront s’associer à nous.
  2. Le choix : de douze apôtres, Jésus choisi trois pour l’accompagner. La prière est un exercice difficile. Surtout dans un contexte où il fallait gravir une haute altitude. Pour que nos moments de prière communautaire nous transforment, ceux qui les président doivent avoir la conscience d’être à la place de Pierre, Jacques et Jean pour aider les autres à s’élever au niveau d’une prière qui nous transforme
  3. Pourquoi Jésus n’est pas  monté seul ? comme maitre, jésus comme dans Luc 5,16 : « il se tenait retiré pour prier », il se retiré pour une prière personnelle. Dans le contexte de Marc 9,2 il agit en pédagogue pour apprendre à ceux sur qui il confiera l’église plus tard non seulement la gloire de la résurrection mais aussi la nécessité et l’unité entre lui et les hommes de l’histoire du salut dont Moise et Eli.
  4. Construisons ici trois tentes : une prière bien faite ne fatigue pas à la première heure, ça dispose les cœurs pour y demeurer longtemps.
  5. Elie et Moise s’entretenait avec lui : la prière n’est pas toujours un lieu de solitude mais un moment d’union avec nos ainés dans la foi et dans la mission. Les archanges et les saints de Dieu sont disposés à s’entretenir  avec nous pour réconforter et nous appuyer dans la mission. Nous croyons qu’ils peuvent nous partager leur expérience.
  6. Mon fils bien aimé, écoutez le : Par notre prière nous montrons que nous aimons Dieu et Dieu le premier à nous aimer, ne cache pas son grand amour quand nous sommes en prière. En prière nous l’écoutons. Il recommande au monde d’écouter ce qui le prie car leur message leur vient de l’union qu’ils ont avec Dieu par la prière.

Saturday, July 4, 2020

L’homme de Dieu (Ha Elohim)


Par Ben Expédit Kumongo sscc (Congo)
Dans l’évangile plusieurs fois Jésus parle de ceux qui servent  dans sa vigne les nommant parfois des ouvriers à la vigne (Luc 10, 1-9). Dans  Matthieu 10, 41, Jésus promet la récompense valable à ceux qui reçoivent en leur titre des prophètes et les ouvriers de l’évangile. Par ce geste, c’est de la valeur que Jésus Christ veut accorder à ses hommes.


Tuesday, June 23, 2020

Vulnerabilidad y empatía en medio de la pandemia



Por Edgar Pacheco Bárcenas sscc (México)

La situación actual nos apremia a tomar conciencia de lo que vivimos a causa de la pandemia (COVID-19), la cual nos ha llevado a mirar nuestra realidad, y ser conscientes de lo frágiles y vulnerables que somos. Por una parte, el COVID-19 no hace distinción alguna. Afecta a todos, a ricos, pobres, ancianos, jóvenes y niños. Y por otra, ha hecho más visible la gran desigualdad en la que vivimos. Podemos constatar que lo que deja a su paso, a parte de una gran cantidad de muertes, es también mayor pobreza y desempleo, en donde los más afectados son los pobres, nuestros hermanos y hermanas que viven al día y que para el modelo capitalista en el que vivimos, y que sí hace distinción, son y somos vistos como objetos de remplazo. Hoy más que nunca las palabras de Jesús resuenan con más fuerza en nuestros corazones: “Porque tuve hambre y me diste de comer, tuve sed y me diste de beber, era forastero y me acogiste, estaba desnudo y me vestiste, enfermo y me visitaste, en la cárcel y acudiste a mí” (Mt 25, 35-36). Dios nos habla constantemente por medio de nuestros hermanos los pobres, que han sentido fuertemente las consecuencias de esta pandemia.

Monday, June 22, 2020

Amour infecte





                                             Par Ben Kumongo sscc (R. D. Congo)

     Dans une conjoncture de crise sanitaire marquée par l’épreuve et la douleur, il se rend plus évident d’éclaircir notre conviction et compréhension de l’amour inconditionnel et infini Dieu manifesté dans le cœur de Jésus et de Marie ; dont nous faisons mémoire ce mois ici. Dans ce contexte, le non croyants et les néophytes en profitent pour nier l’efficacité et la profondeur de l’amour de Dieu. Les chrétiens le plus ordinaires, confinés non seulement dans son physique, mais dans ses émotions, ses sentiments et pour d’autres, me disait une maman :   « Père même les assiettes et les marmites sont confinées ». Car elles ne sortent plus de la cuisine du fait que nous ne cuisinons plus comme d’habitude car nous ne sortons plus pour aller nous débrouiller. Et comme cela ne suffisait pas, la maladie ne s’éloigne pas de la famille…

Friday, June 19, 2020

Vivir el dinamismo del Amor Salvador



por Felipa Fernández sscc (España)

Vivimos en un mundo donde impera la injusticia estructural, avanza a pasos agigantados la desigualdad y reina una frustración generalizada. En este mundo complejo, roto, desquiciado, desolado y desgarrado que nos toca vivir podemos quedar atrapadas en él, enredadas en el lamento y la queja, bloqueadas e instaladas en la tristeza, en la desesperanza, buscando culpables, juzgando y condenando… añadiendo más sufrimiento al sufrimiento, o podemos “entrar en el dinamismo interior del Amor de Cristo por el Padre y por el mundo” (Cf. Art. 6 de nuestras Constituciones) y “vivir ese dinamismo del Amor Salvador” (ídem art. 2).

Wednesday, July 9, 2014

The Synod, the Law and Annulments  /  Le Synode, la Loi et les Annulations  /  El Sínodo, la ley y las anulaciones 


English /Français / Español

Bob Charlton sscc, US Province

Last year, I was fortunate to attend a continuing education workshop for clergy sponsored by the Diocese of Brownsville. The topic was “Canon Law and Annulments.”  The presenter was an American priest who had been on the commission appointed by Pope John Paul II for the production of the new Code of Canon Law.

I had previously noted that both Popes John Paul II and Benedict XVI had criticized the United States dioceses for granting too many annulments.  Both Popes stated that, because so many annulments are granted here, it appeared that tribunals in the United States presumed invalidity.  They strongly recommended that U.S.A. tribunals reorient their thinking and presume validity and make fewer declarations of nullity.


The workshop presenter had an interesting comment regarding what the Popes perceived to be the case in the United States.  He admitted that it is true that 85% of all annulments granted worldwide are granted in the United States.  But he argued that of all the episcopal conferences in the world, the United States took most seriously the Vatican II recommendation that every diocese establish a marriage tribunal.  He suggested that most annulments worldwide are granted in the United States precisely because most other dioceses worldwide did not and have not yet established effectively working tribunals.

In the discussion leading up to the October Synod on the Family, one of the hot issues has been the question of permitting divorced and remarried (without the benefit of annulment) couples to receive the Eucharist.  It is well known that Cardinal Kasper’s reflection on the topic fueled what has turned out to be a sometimes hot but always fruitful discussion involving at least two dicasteries and many individuals and has found its way into the Synodal Instrumentum Laboris.  What seems to be shockingly absent (except for Cardinal Burke at the Penitentiary) is a focus on whether or not Catholics around the world have access to the ordinary procedures and rights to which they are entitled by Canon Law.  Could it be that annulments as a way to reconcile and regularize marital situations are off the European radar?

Sacred Heart Parish (SSCC), Edinburg, Texas. 

My appointment in the Diocese of Brownsville in the southernmost part of Texas in the United States is soon coming to an end.  During these past eight (8) years, I have focused on assisting parishioners pass through the annulment process.  Unlike many other parts of the United States, the faithful in this region respect and observe the restrictions on receiving Holy Communion if they are in irregular marriages.

So it has been a joyful experience accompanying them through the annulment and then celebrating the convalidation of their existing marriages and accompanying them as they return to the sacraments.  At any given time over these past eight years, I have had 15 cases in process for which I am the court appointed advocate.  I wish to praise the tribunal of the Diocese of Brownsville.  In eight years, only two cases have been rejected but in every case the tribunal attitude has been welcoming, pastoral and solicitous.  From among those whose cases I have processed there is an almost universal appreciation for the process itself which enabled people to reconcile their past and open their future.


I think the Synod would do well if it were to affirm the annulment process as the path for returning to the sacraments while requiring every diocese to establish a functioning and pastoral tribunal.  It may be helpful if it recommends streamlining the process especially with regard to the court of second instance. It would also do well to instruct those who are embracing  and benefiting from Pope John Paul II’s “Theology of the Body” to acknowledge and incorporate into their pastoral plan the rights the faithful enjoy to have an advocate to guide them through the canonical process.



Le Synode, la Loi et les Annulations
L’an dernier, j’ai été chanceux de participer à un atelier d’éducation permanente pour le clergé du Diocèse de Brownsville. Le thème du travail était « Le Droit Canonique et les Annulations ».  Celui qui le présenta fut un prêtre Américain qui avait été désigné par le Pape Jean Paul II comme membre de la commission pour l’élaboration d’un nouveau Code de Droit Canonique.


J’avais déjà senti que les deux Papes Jean Paul II et Benoît XVI avaient critiqué les diocèses des États Unis pour accorder trop des annulations. Les deux Papes affirmaient qu’à cause de si nombreuses annulations accordées ici, il devenait évident que les Tribunaux aux États Unis présumaient  l’invalidité. Les deux Papes recommandaient fortement que les Tribunaux U.S.A. veillent à réorienter leur pensée  et à ce qu’ils présument la validité et à ce qu’ils fassent  moins de déclarations de nullité.

L’animateur de l’atelier de travail fit un commentaire intéressant sur ce que les Papes percevaient comme étant le cas aux États-Unis. Il admettait qu’il est vrai que 85% de toutes les annulations accordées dans le monde entier sont accordées aux États-Unis. Mais, il en déduisit le fait que parmi toutes les Conférences Épiscopales dans le monde,  celle des États-Unis avait prit sérieusement  la recommandation de Vatican II voulant que chaque diocèse se donne un Tribunal du Mariage.  Il suggéra le fait que la plus part des annulations dans le monde entier sont accordées aux États-Unis, parce que précisément la plus part d’autres diocèses  du monde  n’ont pas créé du tout et n’ont pas  encore effectivement, des tribunaux opérants sur ce point.

Au cours de Dans la préparation  du Synode sur la Famille en octobre, l’un des plus brûlants problèmes fut la question de donner la permission aux couples divorcés et remariés (sans le bénéfice d’une annulation) de recevoir l’Eucharistie. Il est bien connu que la réflexion du Cardinal Kasper sur ce point à a suscité a maintes reprises une discussion enflammée mais toujours fructueuse, concernant au moins deux Dicastères, et beaucoup de personnes. Cette réflexion a trouvé le moyen d’être incluse dans l’Instrument de Travail Synodal.  Ce qui semble choquant est l’absence (exception faite pour le Cardinal Burke à la Pénitentiaire),  de la focalisation sur si oui ou non, les Catholiques partout dans le monde ont-ils accès aux procédures ordinaires et aux droits qui leur concernent à juste titre par le Droit Canonique. Serait-il possible que les annulations deviennent un moyen de réconcilier et régulariser certaines situations maritales qui sont hors de la vision du Radar européen ?

Mon désignation pour le Diocèse de Brownsville, dans la partie la plus au sud de Texas, aux U.S.A. arrivera bientôt à sa fin. Pendant ces huit (8) années, je me suis occupé de l’assistance et de l’aide aux paroissiens à passer le processus d’annulation. À la différence de bien d’autres parties des U.S.A., les fidèles dans cette région respectent et observent les restrictions sur la réception de la Sainte Communion, s’ils se trouvent dans la situation irrégulière du mariage. De telle façon que ce fut une expérience joyeuse celle de l’accompagnement de ces personnes pour entreprendre le processus requis afin d’arriver à l’annulation, et à la célébration de la validation de leur mariage actuel et aussi ainsi que de les accompagner dans leur retour à la fréquence des sacrements.  Pendant ces huit années, à tout moment de ma mission, j’ai eu 15 cas en voie de procédures,  étant moi-même l’avocat désigné par la Court. Je tiens à louer le tribunal du Diocèse de Brownsville. Durant ces huit années, deux cas ont été rejetés, mais en chaque cas, l’attitude du tribunal a été accueillante, pastorale et très attentive aux personnes. Selon les cas dont j’ai eu la responsabilité du processus à poursuivre, il y eut une appréciation positive presque totale du processus en tant que tel, lequel a pu permettre les gens de se réconcilier avec leur passé et s’ouvrir à leur futur.

Je pense que le Synode fera bien s’il pouvait arriver à affirmer le processus d’annulation comme un chemin de retour à la réception des sacrements, cela en demandant à chaque Diocèse d’instituer un tribunal pastoral efficace. Il serait peut-être utile aussi s’il recommande la simplification du processus, en particulier en ce qui concerne la Cour de Deuxième Instance. Le Synode ferait bien également en exigeant que tous ce qui s’occuperont et bénéficieront de « La Théologie du Corps » du Pape Jean Paul II qu’ils en s’informés et assument dans leur planification pastorale, les droits des fidèles à obtenir l’aide d’un avocat pour les guider dans les procédures canoniques pertinentes.


El Sínodo, la ley y las anulaciones
El año pasado tuve la suerte de asistir a un seminario de formación permanente para el clero patrocinado por la Diócesis de Brownsville. El tema fue "El Derecho Canónico y las anulaciones". El conferenciante era un sacerdote estadounidense que había estado en la comisión nombrada por el Papa Juan Pablo II para la elaboración del nuevo Código de Derecho Canónico.

Yo había tomado nota de que tanto los Papas Juan Pablo II como Benedicto XVI habían criticado a las diócesis de los Estados Unidos por conceder demasiadas anulaciones. Ambos Papas declararon que, debido a las muchas anulaciones que se conceden aquí, pareciese que los tribunales de los Estados Unidos presumen la invalidez. Se recomendó encarecidamente a los tribunales de EE.UU. que reorientasen su pensamiento, que presumieran la validez y que hiciesen menos declaraciones de nulidad.

El conferenciante del seminario hizo un interesante comentario respecto a lo que los Papas percibían en el caso de los Estados Unidos. Admitió que es cierto que el 85% de todas las anulaciones concedidas en todo el mundo se otorgan en los Estados Unidos. Pero argumentó que de todas las conferencias episcopales del mundo, la de los Estados Unidos se tomó más en serio la recomendación del Concilio Vaticano II de que en cada diócesis se estableciese un tribunal matrimonial. Sugirió que la mayoría de las anulaciones de todo el mundo se otorgan en los Estados Unidos, precisamente porque la mayoría de las otras diócesis del mundo no tienen o no han establecido de manera efectiva unos los tribunales que trabajen.  

En el debate previo al Sínodo de la Familia de octubre, uno de los temas candentes ha sido la cuestión de permitir que las parejas divorciadas y vueltas a casar (sin el beneficio de la anulación) puedan recibir la Eucaristía. Es bien sabido que la reflexión del cardenal Kasper sobre el tema ha impulsado lo que ha resultado ser una discusión a veces caliente, pero siempre fecunda, en la que han participado al menos dos dicasterios y muchos individuos, y que ha encontrado de alguna manera su camino en el Instrumentum Laboris del Sínodo. Lo que parece ser sorprendentemente ausente (excepto por el Cardenal Burke  y la Penitenciaría) es la mirada a si los católicos de todo el mundo tienen acceso a los procedimientos ordinarios y a los derechos que les otorga el Derecho Canónico. ¿Será que las nulidades, como una forma de conciliar y regularizar situaciones matrimoniales, están fuera del radar europeo?

Mi servicio en la Diócesis de Brownsville, en el extremo sur de Texas en los Estados Unidos,  va a terminar pronto. Durante estos últimos ocho (8) años, me he centrado en ayudar a feligreses que viven un proceso de anulación. A diferencia de muchas otras partes de los Estados Unidos, los fieles en esta región respetan y observan las restricciones sobre la recepción de la Santa Comunión si se encuentran en situación de matrimonios irregulares. Por ello ha sido una experiencia gozosa el acompañarles a través de la anulación y luego en la celebración de la convalidación de sus matrimonios existentes y acompañarlos también cuando que vuelven a los sacramentos. En cualquier momento en estos últimos ocho años, he tenido 15 casos en proceso, para los que he sido nombrado defensor en el tribunal. Quiero felicitar al tribunal de la Diócesis de Brownsville. En ocho años, sólo dos casos han sido rechazados, pero en todos los casos la actitud del tribunal ha sido de acogida pastoral y solícita. Se ha dado, en los casos en los que he actuado, una apreciación casi universal por el proceso en sí, que ha permitido a la gente reconciliarse con su pasado y abrirse a un futuro.



Creo que el Sínodo haría bien si afirmara el proceso de anulación como camino para el retorno a los sacramentos, al tiempo que pidiera que en cada diócesis se establezca un tribunal eficaz y pastoral. Puede ser útil si recomienda racionalizar el proceso, especialmente en lo que respecta a la segunda instancia. También haría bien en instruir a aquellos que están patrocinando y promocionando la "Teología del Cuerpo" de Juan Pablo II, para que reconozcan e incorporen en su plan pastoral los derechos de los fieles a disfrutar de un abogado que los guíe a través del proceso canónico.


Wednesday, June 25, 2014

Feast of the Sacred Heart 

Fête du Sacré-Coeur 

Fiesta del Sagrado Corazón

COM-UNION 2, July 15, 1997

English / Français / Español
Richard McNally sscc

AFTER  THE Vatican Council the parish church of my childhood was remodeled to conform to the renewed liturgy. The large  crucifix was removed and put in its place was a representation of the risen Christ. Rather than to indicating a deeper sense of the paschal mystery it seems to indicate rather a misunderstanding and perhaps some discomfort with Christ triumphant in death.

The Gospel of John says, “They will look on the one whom they have pierced.” The wounded Jesus hangs on the cross in death. And we will look on him, we are called to contemplate him. But it is difficult. We would rather turn our eyes away from a wounded dead man. And especially if we accept the fact that we are the ones who have wounded and pierced him. It would be easier if we just skipped this part of the paschal event went right to the resurrection.

But it is our vocation "to contemplate, live and announce to the world God's love which was mode flesh in Jesus." (Constitutions art.2) Without contemplating it is impossible to live that love or proclaim it in an authentic way. To contemplate is to look upon, to gaze intently, to give all our attention the pierced one, to be drawn into the mystery of his suffering love so as to find there wisdom and life.

St. Paul speaks of "knowing the love of Christ which is beyond all knowledge." There are so many things to know in life. We have each spent years being educated so as to know. But what is most important to know is really unknowable. We can never grasp fully the deepest truth, which is the love of Christ. We can only contemplate it and  in contemplating it not seek to grasp it but allow ourselves to be grasped by it.

In one of his many writings on the heart of Christ, Karl Rahner says that it is incorrect to say that the heart is a symbol of love. The human heart, the deepest center of the human person, is the place of love but it is also the place of sin, the opposite of love. It is not only that we are immersed in the sin of the world but that we choose to embrace this sin from time to time. Only the heart  of Christ is the symbol of pure love, for there is no sin in him, only love. And our sin has pierced that heart. It is because of our sin that he is wounded. "We contemplate him whom we have pierced."

The Good News is that the dead Christ, pierced by us, pierced for us, pours forth blood and water. As the preface of the Mass says, he is "the fountain of sacramental life in the church".  Christ in death, dead from the wounds that we have inflicted, is living  and life- giving.

The patristic tradition that gave birth to the devotion to the Sacred Heart continuously returned to this image of the pierced one. Christ is pierced so that life flows forth, the life of the church, born from his side, the life of the sacraments, the gift of the Holy Spirit. Later the fathers would say that Christ was pierced so that we could enter into his interior and find their wisdom and life. In the seventeenth century St. John Eudes would say that the most horrible thing imaginable is sin for it was responsible for the death of God's son. But as horrible as sin is, the Good News is that the love of God incarnate in Christ triumphs. The dead Jesus overcomes the sin which  causes  his death.
               
In the chapel of the Visitation in Paray-le-Monial there is a mosaic. It represents one of the revelations to St. Margaret Mary when she said the Lord appeared to her on the cross and his wounds were glowing like five suns. The fire of his love renders his wounds glorious. In contemplating him we are enflamed. We contemplate him and we are empowered to live and proclaim. His love transforms the woundedness of sin. The continual call to repentance is life giving and establishes us in solidarity with all those "who  are victims of injustice, hatred and sin in the world". (Constitutions art. 4) Continually entering into communion with the fire that is Jesus leads  us to radiate Christ in ways we are not aware of. We proclaim his love not only in words and works but we radiate Christ in everything even in sickness and incapacity right up until the moment of death.

A few weeks ago l received a letter from a sister l know who is approaching her 90th birthday. She remarked that her long life seems so short. l imagine that it is so for each one of us and especially so when you consider the "breadth and length, the height and depth" of the love of Christ. At the moment of death it must seem that one has hardly begun to know Christ.

On this our patronal feast let us ask the grace of knowing  the love of Christ more and more for each of our brothers and sisters so that we might proclaim that love to our world.



Después del Concilio Vaticano, la parroquia de mis tiempos de niño fue remodelada para adaptarse a la liturgia renovada . El gran crucifijo fue quitado y se puso en su lugar una imagen de Cristo resucitado. En lugar de indicar un sentido más profundo del misterio pascual, parece indicar un mal entendimiento y acaso un cierto desasosiego con el Cristo triunfante de la muerte.

El Evangelio de Juan dice: "Verán al que traspasaron". El maltratado Jesús es colgado de la cruz para morir. Y nosotros lo veremos así, ya que estamos llamados a contemplarle en este estado. Pero es duro. Nos gustarla apartar los ojos de un hombre malherido. Especialmente si nos damos cuenta que somos nosotros los que le hemos malherido y traspasado. Sería más fácil si obviáramos esta parte del acontecimiento pascual y nos fijáramos directamente en la resurrección.

Mas  nuestra vocación es "contemplar, vivir y anunciar al mundo el Amor de Dios encarnado en Jesús" (Constituciones, art.  2). Sin contemplarlo es imposible vivir este amor o proclamarlo de una manera auténtica . Contemplar es considerar, mirar fijamente, prestar toda la atención al Crucificado, para sentirnos ton envueltos en el misterio de su amor doliente que encontremos allí entendimiento y vida.

San Pablo habla del "conocimiento del amor de Cristo que supera toda sabiduría". Son muchas las cosas que hay que saber en la vida . Hemos empleado años en ser educados para saber. Pero lo más importante de lo que hay que conocer es realmente incognoscible. Nunca podemos aprehender la verdad más profunda, que es el amor de Cristo. Solamente podemos contemplarla y contemplándola no podemos atraparla sino ser atrapados por ella.

En uno de sus muchos escritos acerca del corazón de Cristo, Karl Rahner dice que es incorrecto decir que el corazón es un símbolo del amor. El corazón humano, el centro más profundo de la persona humana, es el lugar del amor pero también lo es del pecado, lo opuesto al amor. Sucede que no solamente estamos inmersos en el pecado del mundo, sino que también nosotros por nuestra cuenta cometemos este pecado de vez en cuando. Solamente el corazón de Cristo es el símbolo del amor puro, pues no hay pecado en El, solamente amor. Y nuestro pecado ha traspasado ese corazón. Por nuestro pecado Él está crucificado. "Contemplamos Aquel a quien hemos traspasado".

La Buena Noticia es que Cristo muerto, traspasado por y para nosotros, derrama sangre y agua. Según dice el prefacio de la Misa, Él es "la fuente de la vida sacramental en la Iglesia".  Cristo conducido a la muerte, muerto por las heridas que nosotros le hemos infligido, está vivo y da vida. La tradición patrística que dio origen a la devoción del Sagrado Corazón se refiere constantemente a esta imagen del traspasado. Cristo está traspasado para que esa vida suya fluya, es la vida de la Iglesia, nacida de este costado, la vida de los sacramentos, el don del Espíritu Santo.

Posteriormente, a los Padres les gustará decir que Cristo fue traspasado para que pudiéramos entrar en su interior y encontrar conocimiento y vida. En el s.XVII a san Juan Eudes le gustará decir que la cosa más horrible imaginable es el pecado  porque  fue el responsable de la muerte del Hijo de Dios. Pero aún cuando sea ton horroroso el pecado, la Buena Noticia es que triunfa sobre él el amor de Dios encarnado en Cristo. El Jesús muerto se coloca por encima del pecado que provoca su muerte.

En la capilla de la Visitación en Paray-le­ Monial hay un mosaico. Representa una de las revelaciones a Sta. Margarita María, cuando ella dice que el Señor se le aparece sobre la cruz y con sus llagas brillando como soles. El fuego de su amor transforma sus llagas gloriosas. Al contemplarle nos enardecemos. Le contemplamos y nos fortalecemos para  vivir y proclamar. Su amor transforma las heridas del pecado. La constante llamada a la conversión (arrepentimiento) nos da vida y nos coloca en solidaridad con todos aquellos "que son víctimas de la injusticia, el odio y el pecado en el mundo" (Constituciones,  art. 4) . El entrar continuamente en comunión con el fuego que es Jesús nos !leva a irradiar a Cristo alrededor de una manera  que no percibimos como. Proclamamos su amor no solamente  de palabra y de obra sino que irradiamos a Cristo de modo pleno, incluso en medio de la enfermedad y la incapacidad, hasta el mismo instante de la muerte.

Hace unas semanas recibía  una carta de una hermana que, según yo sé, va a cumplir sus 90 años. Me indicaba que su larga vida le parece corta. Supongo que eso nos posa a todos nosotros y especialmente cuando consideramos "la anchura y la longitud, la altura y la profundidad" del amor de Cristo. En el momento de la muerte seguramente parecerá que uno apenas ha empezado a conocer a Cristo.

 Cada vez que celebremos nuestra fiesta patronal, pero también constantemente pidamos para nuestros hermanos y hermanas la gracia de conocer más y más el amor de Cristo para que podamos proclamarlo a nuestro mundo  de hoy.


Après le Concile Vatican II, l’église paroissiale de mon enfance fut refaite pour se conformer à la liturgie renouvelée. On enleva le grand crucifix pour le remplacer par une grand image du Christ ressuscité. Plutôt que indiquer un sens profond du mystère pascal, il indiquait bien plus une incompréhension ou peut-être un certain malaise avec le Christ triomphant, même dans a mort.

L’Évangile selon saint Jean dit : « Il porteront leurs yeux sur celui qu’ils ont transpercé ». Jésus meurtri pend mourant sur la croix. Et nous porterons nos yeux sur lui, car nous sommes appelés à le contempler. Mais, combien il est difficile de le faire ! Notre réaction sera plutôt de ne pas regarder cet homme meurtri et mourant. Encore plus, si nous acceptons le fait que c’est nous qui l’avons ainsi blessé et transpercé. Ce serait sans doute plus facile, si nous pouvions nous épargner cette partie de l’évènement pascal, pour aller tout droit à la résurrection…


Cependant, notre vocation c’est « contempler, vivre et annoncer au monde l’amour de Dieu incarné en Jésus » (Constitutions, art. 2). Sans le contempler, il est impossible de vivre cet amour ou de le proclamer de façon authentique. Contempler, c’est regarder attentivement, voir intentionnellement, donner toute notre attention au transpercé, pour être conduits à la profondeur du mystère de son amour dans sa souffrance, pour y trouver sagesse et vie.

St. Paul parle de « connaître l’amour du Christ qui est au-delà de toute connaissance ». Il y a tellement de choses à connaître dans la vie. Nous avons passé, chacun et chacune de nous, tant d’années à être éduqués dans le savoir. Mais, ce qui est le plus important de savoir est inconnaissable et dépasse toute connaissance. Nous ne pourrons jamais sonder complètement la vérité la plus profonde qu’est l’amour du Christ. Nous pouvons seulement le contempler et, en le contemplant, ne pas essayer de le saisir, mais nous laisser saisir par lui.

Dans un de ses nombreux écrits sur le cœur du Christ, Karl Rahner dit que ce n’est pas correct de dire que le cœur est un symbole de l’amour. Le cœur humain, le centre le plus profond de la personne humaine, est un lieu d’amour, mais aussi de péché qui est l’opposé de l’amour. Non seulement nous sommes immergés dans le péché du monde, mais encore que nous avons choisi de tomber dans le péché de temps à autre. Seul le Cœur du Christ est le symbole de l’amour pur, car il n’y a pas de péché en lui, il n’y a pas que de l’amour. Et notre péché a transpercé ce cœur. C’est pour notre péché qu’il est blessé. « Nous contemplons celui que nous avons transpercé ».

La Bonne Nouvelle est que le Christ mort, transpercé par nous, transpercé pour nous, répand du sang et de l’eau. Comme le dit la préface de la Messe, « il est la source de la vie sacramentelle dans l’Église ». Le Christ mourant, mort par les blessures que nous lui avons infligées, vit maintenant et donne la vie. La tradition patristique, qui est à l’origine de le dévotion au Sacré-Cœur, retourne constamment à cette image du transpercé. Le Christ est transpercé, pour que de lui la vie jaillisse en abondance : la vie de l’Église, née de son côté ; la vie des sacrements ; le don de l’Esprit Saint. 

Eglise Sainte Famille, Moorea (Tahiti)
Plus tard, les Pères diront que le Christ fut transpercé pour que nous puissions entrer dans son intérieur et trouver sagesse et vie. Au XVII siècle, St. Jean Eudes disait que la chose la plus horrible que nous puissions imaginer est le péché, puisqu’il fut le responsable de la mort du Fils de Dieu. Mais aussi horrible que le péché puisse être, la Bonne Nouvelle est que l’amour de Dieu incarné dans le Christ en triomphe. La mort de Jésus surmonte le péché qui cause sa mort.

À la chapelle de la Visitation à Paray-le-Monial, il y a une mosaïque. Elle représente une des révélations à Sainte Marguerite-Marie, lorsqu’elle raconta que le Seigneur lui apparut sur la croix et ses blessures resplendissaient comme cinq soleils. Le feu de son amour rend ses blessures glorieuses. En le contemplant, nous somme enflammés. Nous le contemplons et nous recevons le pouvoir de vivre et de proclamer. Son amour transforme la blessure du péché. L’appel constant au repentir donne la vie et nous établit en solidarité avec tous ceux qui sont « victimes du péché du monde, de l’injustice et de la haine » (Constitutions, art. 4). Entrant continuellement en communion avec le feu qui est Jésus, nous rayonnons le Christ parfois sans en être conscients. Nous ne proclamons pas son amour seulement en paroles et actions, mais nous rayonnons le Christ en tout, même dans la maladie et l’incapacité, continuellement jusqu’au moment de notre mort.

Il y a quelques semaines, je recevais une lettre d’une sœur que je connais et qui approche de ses 90 ans. Elle fait remarquer que sa longue vie lui semble trop courte. J’imagine qu’il en va ainsi pour chacun de nous et, particulièrement, lorsqu’on considère « la largeur et la longueur, la hauteur et la profondeur » de l’amour du Christ. Au moment de la mort, il doit nous sembler que nous avons à peine commencé à connaître le Christ.

En cette notre fête patronale, demandons la grâce de connaître de plus en plus l’amour du Christ pour chacun de nos frères et sœurs, de telle manière que nous puissions proclamer cet amour à notre monde.

Jeepney, Manila