Friday, August 5, 2022

La soif ou la faim de Dieu

Par Père Ben Kumongo Moabi

 Amos 8, 11 : voici viennent le moment où j’enverrai la famine dans le pays, non pas la disette du pain et la soif de l’eau, mais la faim et la soif d’entendre les paroles de Dieu.

INTRODUCTION (Evangile : Mat 5, 1-12. Cfr. Misa bawa p. 17)

La soif de Dieu fait appel à la faim de Dieu. Ce thème appelle et montre que Dieu se laisse boire et manger. Celui qui a une petite soif, boit peu. Celui qui une petite famine mange peu.

  1. Triple sens de la  faim de Dieu

Ø  A. la soif ou la faim de Dieu signifie  le besoin de l’intervention de Dieu dans notre vie,

Ø   B. la faim de Dieu signifie Le besoin de la sainteté : Lévitique 19, 2 : devenez saints, car je suis saint, moi, l’Eternel votre Dieu.

Ø  C.  c’est le besoin de la nourriture spirituelle : la parole, la prière, les sacrements, le service de Dieu, les gestes de charité, la foi…


  1. DIEU SE FAIT LA NOURRITURE ET LA BOISSON

Dieu se fait notre nourriture par sa chair, Jésus déclare dans

·       Jean 6, 53 « SI vous ne mangez pas la chair du fils de l’homme, vous n’aurez pas la vie en vous.

·       Jean 4, 14 : Celui qui boira l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.

·       Jean 4, 34 : Jésus lui-même avait comme nourriture ‘faire la volonté de son père »


  1. Soyez des Chrétiens en bonne santé Spirituelle

Celui qui est en bonne santé a faim et soif quotidiennement. De même un chrétien en bonne santé spirituelle doit avoir faim et soif de Dieu chaque jour. Il n’est pas celui qui écoute la parole par hasard,  sans intérêt, ni appétit

· Sans boire ni manger il n’y a pas de vie physique, il n y a pas de vie spirituelle.

· Le mangé et le boire sont deux réalités indispensables de la vie dans tous les aspects.

· Dieu accepte d’être notre nourriture

· Jésus se fait  le pain de vie, celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi, n’aura jamais soif Jean 6, 35)

· Soyez conscient que Dieu n’est pas un vaccin indélébile qu’on reçoit une seule fois.  Dans la vie chrétienne pour être sauvé il faut cultiver la spiritualité de la consommation d’un Dieu qui est la source d’eau vive (Esaïe 55, 1).


  1. LA SOIF DE DIEU OU UNE SIMPLE FORMALITE


La faim de Dieu s’oppose à une spiritualité de circonstance. La véritable faim de Dieu consiste à désirer Dieu, à ne pas faire le culte par formalité. Un chrétien qui a soif sa prière provient du fond de son cœur, il peut crier, il peut pleurer en prière. Il prie avec effusion de cœur. C’est-à-dire il sait ouvrir son cœur entièrement à Dieu.

Il y a de gens qui ne prient que lorsqu’ils ont des problèmes, ou uniquement le dimanche. Chercher Dieu quand c’est la joie ou la peine, ou par moment, ce n’est pas cela que la parole Dieu nous enseigne.  La meilleure façon  de se montrer en bonne santé spirituelle c’est de consommer Dieu, chaque jour de notre Vie (avoir soir porte 3 assertions : besoin de Sainteté cfr Mt 5 ; 2. Avoir besoin de l’intervention de l’intervention de Dieu dans notre vie (besoin de miracles. 3. Servir Dieu, l’adorer, écouter sa parole) avec zèle. A l’exemple de celui qui mange un légume de matembele sans avoir faim, il ne découvrira pas son vrai goût. Chers frères e sœurs, la faim et la soif de Dieu c’est ce qui nous donne la force de jeûner, le courage de prier comme les non civilisés. Ayons et chercher la soif de Dieu…


  1. LA BIBLE PARLE NOUS ENCOURAGE A CONSOMMER DIEU COMME NOURRITURE


* Psaumes 42, 3 : mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant

* Mt 5, 6 : celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif

* Jean 4, 14 : celui qui vient à moi, n’aura jamais faim, celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

* Jean 4, 34 : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre

* Dans la peine et la tristesse Dieu se fait notre consolation dit 2 corinthiens 1, 3 : Dieu de toute consolation…

* Le Dieu de notre soif est le maitre de temps et de circonstance, il donne la sagesse aux sages et l’intelligence à ceux qui décident dit  Daniel 2, 21

* Le Dieu de notre faim nourrit notre espérance, l’espérance qui ne trompe pas déclare Romains 5,5

* Psaumes 42, 3 : comme la biche aspire aux eaux vives, mon âme aspire à toi, mon Dieu, Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant.

            Rien ne peut remplacer Dieu dans notre Dieu, David avait le pouvoir, l’argent, les femmes, les détentes mais il cria : « Ô mon Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube, mon âme a soif de toi et pour toi ma chair se dessèche comme une terre épuisée sans eau. Pour y arriver j’irai t’adorer dans ton sanctuaire, dans ton église, dans ta chapelle (Psaumes 63 -62-)».


Thursday, May 19, 2022

Quel pretre aujourd’hui ? Dans un contexte d’un monde en mutation et d’une Eglise synodale /¿Qué sacerdote hoy? En el contexto de un mundo cambiante y una Iglesia sinodal




Par Joachim Kevin KUPE sscc (Jerez)

        Je partage ici une des réflexions que ‘ai eu à faire pendant le temps qui me préparait à mon ordination presbytérale, qui a fait objet même de la retraite préparatoire à cet évènement(animée par le P. Jean Blaise Mwanda) sur le changement de paradigme de notre monde actuel, qui a révélé la fragilité du corps ecclésial (avec tout ce que nous connaissons des abus , qui avant était tus, mais qu’aujourd’hui sont mis à nus aux vues et au su de tout le monde).

       Ce qui provoque un questionnement au niveau interne (faisant allusion aux pasteurs) qui sont appelés à faire une mise à jour de leurs engagements (pour ceux qui ont déjà reçu le ministère), et appelés à ouvrir les yeux sur la réalité qui est et sera la leurs (pour ceux qui se préparent aux ministères). Cette réalité qui n’est plus celle d’entend, mais qui est désormais celle d’un monde qui rime au rythme des changements, et d’une Eglise qui se veut synodale. Le peuple de Dieu se demande (comme stipule le sujet de mon article) : Quel prêtre a-t-il besoin dans ce contexte ?

        Je me suis inspiré ici sur l’itinéraire vocationnel de Pierre qui m’a beaucoup parlé pendant ce temps, et j’ai tenté de faire une lecture allégorique du texte de l’apparition de Jésus à ses disciples au bord du lac de Tibériade, texte qui débouche à la tache pastorale de Pierre (Jn 21,1-19).

        Après la scène de la pèche inféconde, Pierre et Compagnons sont fatigués mais reçoivent la visite du ressuscité qui va leur faire faire l’exercice qu’ils ont échoué toute la nuit, qu’ils réussiront obéissant à sa parole. (Ici n’est pas le nœud de ma réflexion…).

        Attirons notre attention sur Pierre, à qui jean révèle que c’était le Seigneur. Le texte nous dit : « Dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, Simon-Pierre ceignit un vêtement, car il était nu, et il se jeta à la mer »… Restons sur la phrase Il était nu.

        Il s’agit ici d’un Pierre qui a eu à vivre les hauts et les bas de sa relation avec le Seigneur qui l’avait appelé presque dans le même contexte, celui de la pèche, cette fois-là au bord du lac de Génésareth (Lc 5,1s) où le Seigneur lui avait dit : « …Désormais, ce sont des hommes que tu auras à capturer » (Lc 5,10).

       C’est le Pierre qui, finalement, renia Jésus-Son maitre, par trois fois, voir même devant une femme, quel scandale pour un Juif ? Cette réalité là est traduite par la phrase : « il était nu », démontrant ainsi que Pierre s’est rendu compte que le Christ l’avait déjà vu ainsi, que le Christ le connaissait au plus profond de lui-même, que rien de lui ne l’était étranger, le Seigneur l’a touché dans sa partie la plus humaine…Il cherche vite le vêtement et se jette dans l’eau…N’est-ce pas ici l’expérience que fait l’Eglise (Ses pasteurs) actuellement ?

        L’expérience de se rendre compte que ses scandales ont été révélés en pleine lumière des journées, exposés…Elle est nue devant Son Seigneur et devant les hommes. Mais pourquoi en est-elle arrivée jusque là ? C’est parce qu’elle a oublié, selon moi, de lire cet extrait de l’Evangile jusqu’à la fin, jusqu’à la dernière phrase qui dit : « Suis-moi ».

       De la même façon que nous avons l’habitude de plaisanter quand on veut expliquer le taux élevé de natalité chez les Africains, en ne lisant qu’en partie l’extrait du livre de la genèse (Gn 1,28), ne se limitant qu’à la partie qui stipule : « remplissez la terre », mettant de coté celle qui ajoute « et dominez-là » ; De la même façon que le Pasteur de l’Eglise a oublié, ou voir même omis, la finale, le 19e verset du 21e chapitre de l’Evangile de Saint Jean.

        Nous nous sommes limités (dans notre lecture) sur le « Pais mes brebis » : qui peut se traduire par « reçois l’autorité sur mon peuple ».  C’est par cette conception de l’autorité prise comme domination et non comme service, que l’Eglise a longtemps marché (pensons au fameux « Cléricalisme ») et ceci a occasionné les multiples abus que nous déplorons aujourd’hui (abus sexuels, abus de pouvoir, abus de gestion, abus de conscience…).

       L’Eglise a oublié qu’après avoir confié cette charge à Pierre, le christ lui a dit : « Suis-moi » (Jn 21,19). Le « suis-moi » du Christ se traduit par : « Demeure disciple et ne te comporte pas en maitre ». Tu es appelé (toi Eglise aujourd’hui et toi Prêtre et pasteur) à revenir aux pieds du maitre, tout comme un bon disciple aux pieds de son Seigneur pour puiser, apprendre et voir même réapprendre.

       L’autorité reçue n’est mieux exercée que si l’on s’humilie comme un disciple et non comme un empereur, un todo poderoso, un chef coutumier (pour parler en terme africain). Ce n’est qu’en voyant des choses dans cet angle que nous pourrions répondre à la question du départ : « Quel prêtre aujourd’hui ? Dans un contexte d’un monde en mutation et d’une Eglise synodale.

       Désormais, il ne s’agit plus d’une Eglise (des prêtres) Arrogants plutôt que des gens Reconnaissants ; Non plus des Pasteurs-maitres mais des Pasteurs-disciples car ayant tous fait l’expérience de la nudité et de l’amour gratuit et fidèle de la part du Seigneur.

       L’attitude de Pierre devant les trois questions du ressuscité nous en est un exemple éloquent : A trois reprises le Christ lui fait refaire son vœu d’amour pour  lui : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? ».

-       Pour la première et la seconde fois, il répond  avec arrogance, avec ce zèle du début (comme nous avons l’habitude de le dire).

-       Pour la troisième fois, cependant, après avoir revisité ce qu’a été sa marche, après cette expérience de nudité, il perd sa langue arrogante et revêt celle d’une personne reconnaissante et humble, ayant fait l’expérience de la miséricorde divine qui fait jaillir une profession de foi plus sobre : « Seigneur, toi qui connais toutes choses, tu sais que je t’aime » (Jn 21,17).

        Prêtre et Eglise Aujourd’hui, le Seigneur renouvelle son amour envers toi, et enveloppe ta nudité. Il te rappelle que loin de lui tu ne peux rien faire. « Non pas à nous Eternel, Non pas à nous. Mais à ton nom que revienne la gloire, pour ton amour et pour ta fidélité » (Ps 115,1)… Revenons à ses pieds afin de réapprendre l’exercice du ministère de gouvernement que nous avons reçu le jour de notre ordination presbytérale. Ceci mettra alors fin à toute forme d’orgueil, d’arrogance, de domination, de cléricalisme… Et réveillera en nous le gout de compter avec tous les membres composant le corps du Christ : Tous les baptisés. Car actuellement s’accentue la nécessité de marcher tous ensembles, nous sommes tous faillibles…

         Si hier, l’homme blessé (de la parabole du bon samaritain -Lc 10,25-37-) espérait la main tendue de l’Eglise (Prêtre et lévite) car étant par terre, aujourd’hui c’est l’Eglise qui nécessite de la main de tous ses fidèles pour se relever et cheminer ensemble espérant la venue glorieuse du maitre de la moisson. C’est ceci ce qu’est être « Une Eglise Synodale » à mon humble avis.


Refrain :     Tu nous appelles à t’aimer

En aimant le monde où tu nous envois

O Dieu fidèle donne nous

En aimant le monde

De l’aimer en toi…



¿Qué sacerdote hoy? En el contexto de un mundo cambiante y una Iglesia sinodal

Por Joachim Kevin KUPE sscc (Jerez)


        Comparto aquí una de las reflexiones que tuve que hacer durante el tiempo que me preparé para mi ordenación sacerdotal, que fue el objeto mismo del retiro preparatorio para este evento (animado por el P. Jean Blaise Mwanda) sobre el cambio de paradigma de nuestro mundo actual, que reveló la fragilidad del cuerpo eclesial (con todo lo que sabemos de los abusos, que antes se callaban, pero que hoy se exponen a la vista de todos).

       Esto provoca un cuestionamiento a nivel interno (refiriéndose a los pastores) que están llamados a actualizar sus compromisos (para los que ya han recibido el ministerio), y llamados a abrir los ojos a la realidad que es y será la suya (para los que se están preparando para los ministerios). Esta realidad ya no es la del pasado, sino que ahora es la de un mundo que rima con el ritmo del cambio, y la de una Iglesia que quiere ser sinodal. El pueblo de Dios se pregunta (como dice el tema de mi artículo): ¿Qué sacerdote necesitan en este contexto?

        Me he inspirado aquí en el itinerario vocacional de Pedro, que me ha hablado mucho durante este tiempo, y he intentado hacer una lectura alegórica del texto de la aparición de Jesús a sus discípulos a orillas del lago Tiberíades, texto que conduce a la tarea pastoral de Pedro (Jn 21,1-19).

        Después de la escena de la pesca infructuosa, Pedro y sus compañeros están cansados, pero reciben la visita del Señor resucitado, que les hará hacer el ejercicio en el que han fallado toda la noche, para que consigan obedecer su palabra (no es este el punto de mi reflexión...).

        Llamemos la atención sobre Pedro, a quien Juan revela que era el Señor. El texto nos dice: "En cuanto oyó que era el Señor, Simón Pedro se ciñó el manto, porque estaba desnudo, y se arrojó al mar"... Quedémonos con la frase «estaba desnudo».

        Se trata de un Pedro que tuvo que vivir los altibajos de su relación con el Señor que le había llamado casi en el mismo contexto, el de la pesca, esta vez a orillas del lago de Genesaret (Lc 5,1s) donde el Señor le había dicho: "... A partir de ahora, serás pescador de hombres" (Lc 5,10).

       Es el Pedro que finalmente niega a Jesús, su maestro, tres veces, incluso delante de una mujer, ¡qué escándalo para un judío! Esta realidad se traduce por la frase: "estaba desnudo", mostrando así que Pedro se dio cuenta de que Cristo ya le había visto así, que Cristo le conocía en lo más profundo de su ser, que nada de él le era ajeno, el Señor le tocó en su parte más humana... Rápidamente busca el vestido y se lanza al agua... ¿No es ésta la experiencia que la Iglesia (sus pastores) está viviendo en estos momentos?

     La experiencia de darse cuenta de que sus escándalos han sido revelados a la luz del día, expuestos... Está desnuda ante su Señor y ante los hombres. Pero, ¿por qué ha llegado a este punto? Es porque se olvidó, en mi opinión, de leer este extracto del Evangelio hasta el final, hasta la última frase que dice: "Sígueme".

       Del mismo modo que solemos bromear sobre la alta natalidad en África leyendo sólo una parte del libro del Génesis (Gn 1,28), limitándonos a la parte que dice: "llenad la tierra", omitiendo la parte que añade "y dominadla"; del mismo modo que el Pastor de la Iglesia olvidó, o incluso omitió, el versículo 19 final del capítulo 21 del Evangelio de San Juan.

        Nos hemos limitado (en nuestra lectura) a "Apacienta mis ovejas": que puede traducirse como "recibe la autoridad sobre mi pueblo".  Es por esta concepción de la autoridad tomada como dominación y no como servicio, por la que ha caminado la Iglesia durante mucho tiempo (piénsese en el famoso "clericalismo") y que ha provocado los múltiples abusos que hoy deploramos (abusos sexuales, abusos de poder, abusos de gestión, abusos de conciencia...).

       La Iglesia ha olvidado que después de haber confiado este oficio a Pedro, Cristo le dijo: "Sígueme" (Jn 21,19). El "sígueme" de Cristo se traduce como: "Sigue siendo un discípulo y no te comportes como un maestro. Estáis llamados (vosotros, Iglesia de hoy, y vosotros, Sacerdote y Pastor) a volver a los pies del Maestro, como un buen discípulo vuelve a los pies de su Señor para dibujar, aprender e incluso reaprender".

       La autoridad recibida se ejerce mejor sólo si uno se humilla como discípulo y no como emperador, todopoderoso, jefe consuetudinario (para hablar en términos africanos). Sólo si vemos las cosas desde este punto de vista podemos responder a la pregunta original: "¿Qué clase de sacerdote hay hoy? En el contexto de un mundo cambiante y de una Iglesia sinodal».

       Ya no se trata de una Iglesia arrogante (de sacerdotes) sino de personas agradecidas; ya no de pastores-maestros sino de pastores-discípulos porque todos han experimentado la desnudez y el amor gratuito y fiel del Señor.

       La actitud de Pedro ante las tres preguntas del Señor resucitado es un ejemplo elocuente: Tres veces le hace Cristo repetir su voto de amor por él: "Simón, hijo de Juan, ¿me amas más que éstos?

- En la primera y en la segunda ocasión, responde con arrogancia, con ese celo precoz (como estamos acostumbrados a decir).

- Sin embargo, por tercera vez, después de revisar cómo era su caminar, tras esta experiencia de desnudez, pierde su lengua arrogante y se reviste de la de una persona agradecida y humilde, que ha experimentado la misericordia divina, lo que le hace hacer una profesión de fe más sobria: "Señor, tú que lo sabes todo, sabes que te amo" (Jn 21,17).

Sacerdote e Iglesia hoy, el Señor renueva su amor por ti, y envuelve tu desnudez. Te recuerda que lejos de él no puedes hacer nada. "No a nosotros, oh Señor, no a nosotros. Pero a tu nombre sea la gloria, por tu amor y por tu fidelidad" (Sal 115,1)... Volvamos a sus pies para reaprender el ejercicio del ministerio de gobierno que recibimos el día de nuestra ordenación sacerdotal. Esto acabará con toda forma de orgullo, prepotencia, dominación, clericalismo... Y despertará en nosotros el gusto por contar con todos los miembros del cuerpo de Cristo: todos los bautizados. Porque en la actualidad, la necesidad de caminar todos juntos es cada vez mayor, todos somos falibles...

         Si ayer, el herido (de la parábola del Buen Samaritano -Lc 10,25-37-) esperaba la mano tendida de la Iglesia (Sacerdote y Levita) porque estaba en el suelo, hoy es la Iglesia la que necesita la mano de todos sus fieles para levantarse y caminar juntos esperando la venida gloriosa del Dueño de la mies. Esto es lo que significa ser "Una Iglesia Sinodal" en mi humilde opinión.


Estribillo: Nos llamas a amarte

amando el mundo al que nos envías

Oh, Dios fiel, danos

al amar el mundo

Para amarlo en ti...



Friday, May 6, 2022

Damien : missionnaire du bonheur facil


Par Père Ben Expédit Kumongo, SSCC curé de la paroisse Saint Damien de Kinshasa


I. Biographie                                                   

Q. 1. Où est né Damien et quand ?

R/ il est né le 3 Janvier 1840 à Tremelo il est décédé le 15 Avril 1889 à Molokai aux iles Hawai

Q. 2. Qu’est ce qui fait la gloire de Damien

R/ la gloire de Damien c’est sa mission à Molokai au près des lépreux mis à l’écart par le gouvernement pour arrêter la propagation du virus. 

Q. 3.  Que représente la date du 10 Mai ?

R. le Pape Jean Paul 2 a choisi que liturgiquement Damien soit commémoré le 10 mai au lieu du 15 Avril date de son décès pour éviter que ça tombe pendant la pâque. Le 10 mai 1873 est la date qui marque son arrivée à la léproserie de Molokai. L’année prochaine nous fêterons 150 ans depuis l’arrivée de Damien dans l’ile de Molokai.

5. Parle-nous de la famille biologique et religieuse de Damien

R/ Damien est 7ème de sa famille, il est né de Frans de Veuster son père qui était un marchand de maïs et sa mère Anna Katrien wouters. L’un de ses frères ainés  (Auguste) devenu Père Pamphile était aussi prêtre dans la même congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie. Damien est prêtre et religieux des Sacrés cœurs de Jésus et de Marie fondée en France (Poitiers) en 1800 par le Père Marie Joseph Marie Coudrin et Mère Henriette de la Chevalerie.  Le charisme c’est la consécration aux Sacrés Cœurs de Jésus et Marie. Pour vivre ce charisme les pères et sœurs de la congrégation se donne à l’évangélisation et l’éducation des pauvres.

6. qu’en est-il de la relation avec son frère Père Pamphile ?

R. / face à son frère, Damien se porte volontiers pour le remplacer en octobre 1863, un groupe de missionnaires est prêt à partir pour les îles du Pacifique. Auguste frère de Damien devrait en faire partie. Mais il tombe gravement malade, (du typhus). Après un dernier au revoir, en famille, à Notre-Dame de Montaigu, il part pour Brême. Le 30 octobre 1863, Damien s'embarque.

Son frère Auguste restera de santé fragile et ne partira jamais en pays de mission. Cependant, ils resteront très liés et leur correspondance assidue est une source importante d'informations sur ce que fut la vie de Damien

7. D’où lui est venu le nom de Damien alors qu’à la naissance il se nommait Joseph

R. c’est le nom de religion qu’il reçoit au noviciat en référence à Saint Damien.

8. comment Damien arrive à la léproserie de Molokai ?

R/ c’est en 1865 quand le gouvernement d’Hawai décide d’isoler les victimes de la lèpre dans l’ile de Molokai en vue d’éviter la propagation du virus qui était jusqu’à lors  incurable. L’évêque cherche des missionnaires volontaires pour l’accompagnement spirituel des lépreux. C’est ainsi que Damien se porte volontaire à cette mission.

9. Quelle est la motivation qui anime Damien d’accepter une telle mission ?

R/ comme fils des Sacrés cœurs, il s’est souvenu de son fondateur P. Joseph Coudrin qui disait, que ses religieux manqueront à leur devoir s’ils ne vivent que pour eux - même. Il a accepté de vivre un amour qui va jusqu’au bout. (cfr Jean 13). Apporté à ses fils l’eucharistie et le réconfort de la parole. C’est un devoir d’un missionnaire.

10. Quel est l’apport social de Damien dans la léproserie.

R/  au milieu des lépreux Damien se fait le pasteur, le médecin, il attire la générosité de certains grandes personnalités (médecin, princesse, missionnaires, etc.). Il construit une église, un hôpital, une école, un orphelinat, organise la vie et s’identifie à eux. « Nous les lépreux », avait-il l’habitude d’écrire.

11. Etait-il une surprise de voir Damien mourir victime de la lèpre ?

R/ il finit sa course comme un soldat tombé dans le champ de bataille. En 1886, la nouvelle est confirmée par l’évêque. Il surmonte cet épreuve de maladie dans la solitude mais en informe son supérieur provincial par ces mots : « il n’y a plus de doute pour moi, je suis lépreux ; que le bon Dieu soit béni !

11. Quand est ce que Damien va décéder ?

Il meurt le 15 Avril 1889 à kalaupapa sur l’île de molokaï à l’âge de 49 ans. Dans l’une de ses dernières lettres du 12 février 1889, il a écrit à son frère Pamphile, il disait : «  Je suis heureux et content et quoique bien malade, je ne désire que l’accomplissement de la sainte volonté du bon Dieu.


12. Quand est ce que Damien était canonisé ?

R/ Il est béatifié le 4 juin 1995 à Bruxelles par le pape Jean Paul 2 et canonisé le 11 octobre 2009 par le pape Benoit XVI à Rome.


15. Quel est l’héritage spirituel de Damien pour nous aujourd’hui ?

R/  L’année prochaine nous célébreront 150 ans depuis que Joseph de Veuster a mis ses pieds dans la léproserie de Honolulu à Molokai.

Damien reste un modèle et un exemple des missionnaires pour la mission au Congo, pays avec un peuple pauvre qui souffre de la famine, du chômage, et de l’incertitude du lent-demain.

Damien nous donne les raisons d’accepter d’aller travailler à la suite du Christ Jésus en faveur des personnes qui vivent dans une  pauvreté extrême.

II. SUR LA MISSION ET LA SPIRITUALITE DE DAMIEN

Q.1. Que signifie servir comme Damien aujourd’hui ?

            Selon nos supérieurs Damien peut nous enseigner beaucoup mais plus dans l’art d’aller travailler auprès de ceux qui vivent une extrême pauvreté, ceux qui éprouvent les difficultés à croire et auprès de ceux qui sont en recherche de réconciliation, de santé et de paix dans le monde d’aujourd’hui.

Q.2. Quel est le fondement du service de Damien ?

Ne pas jouer à être avec les pauvres, mais être des vrais serviteurs de ceux qui souffrent dans le concret de la vie. Damien n’est pas parti à Hawai pour jouer avec.

Q. 2b. C’est-à-dire ?     

R. cela veut dire que cet engagement envers les pauvres ressemblerait à un jeu lorsqu’il est éphémère, lorsque c’est fondé sur la base de notre propre enrichissement personnel, quand il s’agit d’un discours correct au lieu d’une action concrète améliorant la vie des pauvres.

Q. 3.  Que peuvent faire les religieux pour imiter Saint Damien ?

R. -  Nos supérieurs disaient pour imiter Saint Damien, les religieux sacrifient leur santé, leur sécurité, leur confort leurs préférences, et voir leurs sentiments

- ils acceptent de supporter le mépris, la solitude etc.…

Q.4. comment Damien peut stimuler les jeunes aujourd’hui ?

R. Damien apprend aux jeunes à vivre pour réduire et soulager la souffrance du monde par leur engagement et détermination

Q. 5. Parle- nous de l’attachement de Damien à  sa congrégation des Pic Pus

R. l’attachement de Damien à sa congrégation se résume en deux termes :

a) il souhaitait mourir comme fils des Sacrés Cœurs, et à sa mort il s’est cria : «  qu‘il est doux de mourir enfant de Sacrés cœurs ».

b) il partagea « c’est à cause de ma consécration comme religieux de Sacrés cœurs que j’ai bravé le danger de contracter cette terrible maladie en faisant ma tâche avec zèle ».

Q.6. quel était la spiritualité ou le style de vie de Damien à Molokai

R. une spiritualité fondée sur le charisme de la congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie : la consécration aux cœurs sacrés de Jésus et de Marie.

- l’imitation de ces deux cœurs ou vivre les sentiments de Deux cœurs de Jésus et de Marie : Deux cœurs intimement unis

- vivre l’eucharistie célébrée et adorée

- ma vie et ma mort est au service de sacrés cœurs

Q. 7. On dit que Damien était un prêtre heureux comment expliquer ?

R. Il  se disait : «  mon plus grand bonheur est de servir le Seigneur dans ses pauvres enfants malades, repoussés par les hommes ». La source de ce bonheur c’est les sacrés cœurs. La Joie et le contentement que les sacrés cœurs me donnent font que je me sens le missionnaire le plus heureux du monde, disait Damien.

Q.8. comment peut-on résumer la mission de Damien ?

R. nous résumons la mission de Damien par deux verbes FAIRE ET ÊTRE. Faire ou agir en faveurs des pauvres : recueillir des fonds, éduquer les jeunes, prier pour les pauvres, évangéliser les pauvres, etc.   

Être avec les pauvres, Damien s’est fait Damien, il a brisé les barrières en adoptant un style de vie simple et modeste.

Q. 9. Quelle relation entre Damien et l’eucharistie ?

R/ Comme pour tout fils des sacrés cœurs, l’adoration est le centre  de la vie communautaire et apostolique. « Sans le Saint Sacrement, une situation comme la mienne serait intenable ». Ecrivait Damien à son frère Pamphile. Spirituellement parlant, Damien vivait de l’eucharistie célébrée et adorée. 

Q.10. Et pour finir, un mot de conclusion

Je fais cet exposé en qualité de curé de la Paroisse Saint Damien. Que Damien m’inspire et Dieu bénisse ma mission. Nous continuons à chercher les moyens pour construire l’église de Saint Damien de Molokai à Kinshasa.

Wednesday, April 20, 2022

Blessing ceremonies for homosexual couples: a courageous step / Cérémonies de bénédiction des couples homosexuels : un pas courageux / Ceremonias de bendición para parejas homosexuales: un paso valiente

 Blessing ceremonies for homosexual couples: a courageous step

In mid-March 2021, the Congregation for the Doctrine of the Faith tried to end the debate about holding blessing ceremonies for homosexual couples. "The Church has no authority to do so”, said the letter from perhaps the most powerful Vatican authority. This clear pointer burst into the middle of the consultations regarding the Synodal Path being undertaken in Germany, which will also deal with this topic. The reactions of the German bishops were very different. Those responsible for the Synodal Path in Germany declared that this question would remain on their agenda. Our editor Thomas Meinhardt asked Stefan Diefenbach what he thought of these developments. This theologian, a former member of the Congregation of the Sacred Hearts, a religious community, has just published a book on the subject.


From the point of view of the Congregation for the Doctrine of the Faith, why is it against  blessing ceremonies for homosexual couples?

Stefan Diefenbach: From its point of view, everything that has to do with sexuality and does not involve a man and woman is not inherently natural. According to this view, sexuality must always be directed towards the procreation of offspring within marriage. Since this is not the case with same-sex couples, there can be no celebration of blessing here. According to this understanding, a blessing would be confirming a wrong and sinful act.


What is the background to this argument?

Behind the argument is a conception of natural law that prevailed in the church for a long time. Today it is considered outdated and is only used in relation to sexual morality. That is why this line of argument is criticised from many sides. It is based on premises that are no longer seriously defensible in the scientific debate. But even arguing along natural law lines, the claim that same-sex love is just an accident of nature cannot be sustained. In the meantime, there is actually no longer any scientific doubt that same-sex relationships exist in many places in the animal kingdom as well, and that very different forms of sexuality exist.

Moral theology today is based on personal dignity and on love as mutual respect and recognition. It is a personal approach and no longer a natural law approach.


Would you say that the natural law argument is in some way similar to the ignorance shown to Galileo - in other words, is it that the hierarchical church simply does not take note of the state of science?

Perhaps the church is aware of it, but immediately embarks on a defensive stance according to the motto: the Church is in the truth and everything that is proposed from the outside contrary to certain beliefs is experienced as an attack.

At an event two years ago in the Haus am Dom, (Catholic Conference & Cultural Centre) in Frankfurt many renowned theologians discussed this topic. At the end of the day, a religious priest who worked at the Curia in Rome said, "These are all good arguments, but the Church’s teachings are good and correct!  After having a whole day of very nuanced discussions, in the end someone simply wiped everything off the table with a sentence like that. I was shocked that the Roman Curia was obviously no longer prepared to take even theological arguments seriously. To make it clear with an example: If corporate headquarters no longer listens at all to its own development and marketing departments, but just carries on as usual, then things are really bad for the company. And that is what we are witnessing right now.

I'm not talking about an uncritical adoption of new findings, but if, as a church, we are no longer capable of learning, then things will become grim.

On the other hand, after seeing the reactions to the letter of the Congregation for the Doctrine of the Faith banning blessing ceremonies, I am no longer quite so pessimistic. So many expressions of solidarity - up to and including the “flagging” of churches on 10 May - and so much attention being paid to such an issue would hardly have been possible without the attempt from Rome to simply clear this issue away. Many bishops were not happy with such a reaction either.  I think such attempts to administratively end a discussion today usually lead to more people looking into it. This is more likely to initiate change. For example, John Paul II's statement that the ordination of women was out of the question only led to more and more people studying more closely what was behind such statements and whether they could be upheld at all in the light of theological research.


Why do people actually want to have their relationship blessed by representatives of an institution that fundamentally rejects the form of their relationship?

Because they are at home in the Church. Because this church is committed worldwide to goals that are also important to them - such as peace, social justice, fraternity. Because they feel inspired by the message of Jesus of Nazareth and feel secure in this community of brothers and sisters.

I personally feel the same way. I was baptised into this community, received the sacraments and was at home in the church from an early age. Is it possible that such a significant decision for a common life with another person, for whom I also take responsibility, could have no place in this community?

The local church is already much further along in this respect. In my experience, it does not matter whether people are remarried, divorced or living in a same-sex partnership. This is also my experience with my husband Walter in the Kolping family, in my home parish in Lahnstein or in the Frankfurt parish where I live and am a member of the parish council.

The hope of many who wish for a church blessing is that those who speak for the church in their capacity as priests will express what is already there in the midst of the people of God, namely that God accompanies a couple on their journey. When a blessing is given to a relationship in front of the congregation it has a different quality. A blessing is not a reward for something, but an affirmation of the belief that God is with them along the way.


In your opinion, what is the core of a church blessing?

Jesus' mission is to accompany people on their journey through life, to promise them good things, to restore them, to heal them, to communicate God's love. Therefore, it is the ministry of the church, as pastoral caregivers, to ensure that this happens, especially when people are sharing their lives with each other as Christians, when they have taken on responsibility for each other, such a blessing strengthens the common bond between two people. Relationships - as we all know - are often quite fragile. A blessing makes clear that God accompanies this relationship and affirms it as a life decision for each other.


Last year, together with others, you published a book on the practice of blessing celebrations. What was your intention?

We not only wanted to shed light on the topic theoretically and theologically, but also to show what the practice already looks like today. As far as I know, blessing ceremonies for remarried divorcees have been taking place for 40 years, and blessings for same-sex couples have certainly been taking place for the past 30 years.

For this book we have chosen 35 examples from recent years that show how responsibly all those involved deal with a situation that officially should not exist, but which they longingly desire. Everyone tries, as far as possible, not to imitate the sacrament of marriage, so as not to get the priest or the pastoral workers into big trouble. And they all try to be very creative and very responsible in the way they organise these celebrations. We wanted to show that no one needs to be afraid of these blessing celebrations.


What reactions have you received to this book?

There have been no negative reactions so far. We see the book as a contribution to the discussion. We are not saying it should be done exactly this way or that way. Our approach has at least led to an auxiliary bishop writing the foreword, which would certainly have been very difficult five or ten years ago. The examples are very different, but tend to go in the direction of the blessing being officially given in a church or chapel by a priest or a chaplain. This is usually done in the context of a celebration of the Word of God - i.e. not coyly in a side room, but where the congregation gathers and also celebrates the Eucharist. Obviously, most couples want these elements.


What would you like to see from the Synodal Path on this issue?

Regardless of the outcome of the Synodal Path debates, there will always be same-sex couples who long for an official church blessing for their partnership. And there will always be pastors who do not want to refuse this wish because it corresponds to their deepest understanding as pastors. Many Catholics around the world look to us in Germany and encourage us to continue. They hope that this will lead to a widening of this practice throughout the universal Church.

That is why we are now trying to translate an abridged version of the book into the languages from which we have received enquiries. We also want to share this contribution to this ongoing discussion via the social networks so that the debate can be conducted more and more at an international level. I certainly have this international view from my time in my religious community, which has always understood itself as a worldwide community. That is one of the great gifts I owe to the religious community of the Congregation of the Sacred Hearts. There were sisters and brothers almost everywhere, and wherever I went, I was always at home.

Within the framework of the Synodal Path in Germany, there were many serious discussions in which, although no agreement was reached on the content, mutual understanding was fostered. Some of the participants have told me of very moving moments on issues such as the opening up of ministries to women or living in productive relationships. This has been confirmed for me in statements made by bishops that I would have thought impossible five or ten years ago. In this respect, the Synodal Path has already made a difference. Even if in the end no decisions come out for immediate implementation,  in my opinion a momentum has emerged on some issues that can no longer be kept under lock and key.

Here I trust in the biblical word: if it is from God, it will continue; if it is not from God, it will disappear at some point. No papal or Roman “basta” can prevent that.


Do you expect a clear sign from the Synodal Path in Germany?

Yes, a clear position will emerge. There will always be those who say: That's not my way. That's okay too. Those who have difficulties with carrying out such blessings should not have to do so. On the other hand, the concerns of some should not lead to prohibiting everyone else from doing so. I hope that it will be possible to finally get the blessing ceremonies out of this grey area and make them officially possible. Such a position in Germany would also set something in motion in the worldwide church, creating a leeway that can help everyone move forward.


Interview: Thomas Meinhardt (Editor of the magazine Apostel)


Cérémonies de bénédiction des couples homosexuels : un pas courageux

À la mi-mars 2021, la Congrégation pour la doctrine de la foi a tenté de mettre fin au débat sur la tenue de cérémonies de bénédiction des couples homosexuels. "L'Église n'a pas l'autorité pour le faire", disait la lettre de l'autorité vaticane peut-être la plus puissante. Cette indication claire a fait irruption au milieu des consultations concernant le parcours synodal entrepris en Allemagne, qui traitera également de ce sujet. Les réactions des évêques allemands ont été très différentes. Les responsables du chemin synodal en Allemagne ont déclaré que cette question resterait à l'ordre du jour. Notre rédacteur Thomas Meinhardt a demandé à Stefan Diefenbach ce qu'il pensait de ces développements. Ce théologien, ancien membre de la Congrégation des Sacrés Cœurs, une communauté religieuse, vient de publier un livre sur le sujet.

Du point de vue de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, pourquoi est-elle contre les cérémonies de bénédiction des couples homosexuels ?

Stefan Diefenbach : De son point de vue, tout ce qui a trait à la sexualité et qui n'implique pas un homme et une femme n'est pas naturel en soi. Selon ce point de vue, la sexualité doit toujours être orientée vers la procréation d'une progéniture au sein du mariage. Puisque ce n'est pas le cas pour les couples de même sexe, il ne peut y avoir de célébration de bénédiction ici. Selon cette conception, une bénédiction serait la confirmation d'un acte mauvais et pécheur.

Quel est le contexte de cet argument ?

Derrière cet argument se cache une conception de la loi naturelle qui a longtemps prévalu dans l'église. Aujourd'hui, elle est considérée comme dépassée et n'est utilisée qu'en relation avec la moralité sexuelle. C'est pourquoi cette argumentation est critiquée de toutes parts. Il repose sur des prémisses qui ne sont plus sérieusement défendables dans le débat scientifique. Mais même en s'appuyant sur le droit naturel, l'affirmation selon laquelle l'amour entre personnes de même sexe n'est qu'un accident de la nature ne peut être soutenue. Entre-temps, il n'y a plus aucun doute scientifique sur le fait que les relations homosexuelles existent également dans de nombreux endroits du règne animal et qu'il existe des formes très différentes de sexualité.

La théologie morale d'aujourd'hui est fondée sur la dignité de la personne et sur l'amour en tant que respect et reconnaissance mutuels. Il s'agit d'une approche personnelle et non plus d'une approche fondée sur la loi naturelle.

Dirais-tu que l'argument de la loi naturelle est en quelque sorte similaire à l'ignorance dont a fait preuve Galilée - en d'autres termes, est-ce que l'église hiérarchique ne prend tout simplement pas note de l'état de la science ?

Peut-être l'église en est-elle consciente, mais elle adopte immédiatement une position défensive selon la devise : l'Église est dans la vérité et tout ce qui est proposé de l'extérieur en contradiction avec certaines croyances est vécu comme une attaque.

Lors d'une manifestation organisée il y a deux ans à la Haus am Dom, (Centre culturel et de conférence catholique) à Francfort, de nombreux théologiens de renom ont discuté de ce sujet. À la fin de la journée, un prêtre religieux qui travaillait à la Curie à Rome a déclaré : "Ce sont tous de bons arguments, mais les enseignements de l'Église sont bons et corrects !  Après avoir eu toute une journée de discussions très nuancées, à la fin, quelqu'un a tout simplement tout balayé d'un revers de main avec une telle phrase. J'ai été choqué de constater que la Curie romaine n'était manifestement plus disposée à prendre au sérieux même les arguments théologiques. Pour illustrer mon propos par un exemple : Si le siège d'une entreprise n'écoute plus du tout ses propres départements de développement et de marketing, mais continue comme si de rien n'était, alors les choses vont vraiment mal pour l'entreprise. Et c'est ce à quoi nous assistons actuellement.

Je ne parle pas d'une adoption sans critique des nouvelles découvertes, mais si, en tant qu'Église, nous ne sommes plus capables d'apprendre, alors les choses deviendront sombres.

D'un autre côté, après avoir vu les réactions à la lettre de la Congrégation pour la doctrine de la foi interdisant les cérémonies de bénédiction, je ne suis plus aussi pessimiste. Tant d'expressions de solidarité - jusqu'à et y compris le "drapeau" des églises le 10 mai - et tant d'attention portée à une telle question n'auraient guère été possibles sans la tentative de Rome d'évacuer purement et simplement cette question. De nombreux évêques n'étaient pas non plus satisfaits d'une telle réaction.  Je pense que de telles tentatives de mettre fin administrativement à une discussion aujourd'hui conduisent généralement à ce que davantage de personnes se penchent sur la question. Cela a plus de chances d'initier un changement. Par exemple, la déclaration de Jean-Paul II selon laquelle l'ordination des femmes était hors de question n'a fait qu'amener de plus en plus de personnes à étudier de plus près ce qui se cachait derrière de telles déclarations et à se demander si elles pouvaient être maintenues à la lumière de la recherche théologique.


Pourquoi les gens veulent-ils réellement faire bénir leur relation par les représentants d'une institution qui rejette fondamentalement la forme de leur relation ?

Parce qu'ils se sentent chez eux dans l'Église. Parce que cette Église s'engage dans le monde entier pour des objectifs qui leur tiennent également à cœur - comme la paix, la justice sociale, la fraternité. Parce qu'ils se sentent inspirés par le message de Jésus de Nazareth et se sentent en sécurité dans cette communauté de frères et sœurs.

Je ressens personnellement la même chose. J'ai été baptisé dans cette communauté, j'ai reçu les sacrements et je me suis senti chez moi dans l'église dès mon plus jeune âge. Est-il possible qu'une décision aussi importante pour une vie commune avec une autre personne, dont je prends également la responsabilité, n'ait pas sa place dans cette communauté ?

L'église locale est déjà bien plus avancée à cet égard. D'après mon expérience, il importe peu que les personnes soient remariées, divorcées ou vivent dans un partenariat homosexuel. C'est aussi mon expérience avec mon mari Walter dans la famille Kolping, dans ma paroisse d'origine à Lahnstein ou dans la paroisse de Francfort où je vis et suis membre du conseil paroissial.

L'espoir de beaucoup de ceux qui souhaitent une bénédiction ecclésiastique est que ceux qui parlent au nom de l'église en leur qualité de prêtres expriment ce qui est déjà là au milieu du peuple de Dieu, à savoir que Dieu accompagne un couple sur son chemin. Lorsqu'une bénédiction est donnée à une relation devant la congrégation, elle a une qualité différente. Une bénédiction n'est pas une récompense pour quelque chose, mais une affirmation de la croyance que Dieu est avec eux sur le chemin.


Selon toi, quel est l'essentiel de la bénédiction d'une église ?

La mission de Jésus est d'accompagner les gens sur leur chemin de vie, de leur promettre de bonnes choses, de les restaurer, de les guérir, de leur communiquer l'amour de Dieu. Par conséquent, c'est le ministère de l'église, en tant que responsable pastoral, de veiller à ce que cela se produise, en particulier lorsque les gens partagent leur vie en tant que chrétiens, lorsqu'ils ont pris la responsabilité l'un de l'autre, une telle bénédiction renforce le lien commun entre deux personnes. Les relations - comme nous le savons tous - sont souvent très fragiles. Une bénédiction indique clairement que Dieu accompagne cette relation et l'affirme comme une décision de vie pour l'un et l'autre.


L'année dernière, avec d'autres personnes, tu as publié un livre sur la pratique de la bénédiction des célébrations. Quelle était ton intention ?

Nous voulions non seulement éclairer le sujet sur le plan théorique et théologique, mais aussi montrer à quoi ressemble déjà la pratique aujourd'hui. Pour autant que je sache, les cérémonies de bénédiction pour les divorcés remariés ont lieu depuis 40 ans, et les bénédictions pour les couples de même sexe ont certainement lieu depuis 30 ans.

Pour ce livre, nous avons choisi 35 exemples de ces dernières années qui montrent comment toutes les personnes impliquées gèrent de manière responsable une situation qui ne devrait officiellement pas exister, mais qu'elles désirent ardemment. Tous essaient, dans la mesure du possible, de ne pas imiter le sacrement du mariage, afin de ne pas causer de gros problèmes au prêtre ou aux agents pastoraux. Et tous essaient d'être très créatifs et très responsables dans l'organisation de ces célébrations. Nous voulions montrer que personne ne doit avoir peur de ces célébrations de bénédiction.

Quelles réactions as-tu reçues à propos de ce livre ?

Il n'y a pas eu de réactions négatives jusqu'à présent. Nous considérons ce livre comme une contribution à la discussion. Nous ne disons pas qu'il faut procéder exactement de telle ou telle manière. Notre approche a au moins permis à un évêque auxiliaire d'écrire la préface, ce qui aurait certainement été très difficile il y a cinq ou dix ans. Les exemples sont très différents, mais tendent à aller dans le sens d'une bénédiction donnée officiellement dans une église ou une chapelle par un prêtre ou un aumônier. Cela se fait généralement dans le contexte d'une célébration de la Parole de Dieu - c'est-à-dire pas timidement dans une pièce annexe, mais là où la congrégation se rassemble et célèbre également l'Eucharistie. De toute évidence, la plupart des couples souhaitent ces éléments.


Qu'attends-tu de la voie synodale sur cette question ?

Quelle que soit l'issue des débats de la voie synodale, il y aura toujours des couples de même sexe qui aspirent à une bénédiction officielle de l'Église pour leur partenariat. Et il y aura toujours des pasteurs qui ne veulent pas refuser ce souhait parce qu'il correspond à leur compréhension la plus profonde en tant que pasteurs. De nombreux catholiques du monde entier nous regardent en Allemagne et nous encouragent à poursuivre. Ils espèrent que cela conduira à un élargissement de cette pratique dans toute l'Église universelle.

C'est pourquoi nous essayons maintenant de traduire une version abrégée de ce livre dans les langues dont nous avons reçu des demandes. Nous voulons également partager cette contribution à la discussion en cours via les réseaux sociaux afin que le débat puisse être mené de plus en plus au niveau international. J'ai certainement cette vision internationale depuis que je suis dans ma communauté religieuse, qui s'est toujours comprise comme une communauté mondiale. C'est l'un des grands cadeaux que je dois à la communauté religieuse de la Congrégation des Sacrés Cœurs. Il y avait des sœurs et des frères presque partout, et où que j'aille, j'étais toujours chez moi.

Dans le cadre du chemin synodal en Allemagne, il y a eu de nombreuses discussions sérieuses au cours desquelles, même si aucun accord n'a été trouvé sur le contenu, la compréhension mutuelle a été favorisée. Certains des participants m'ont fait part de moments très émouvants sur des questions telles que l'ouverture des ministères aux femmes ou la vie dans des relations productives. Cela m'a été confirmé par des déclarations d'évêques que j'aurais cru impossibles il y a cinq ou dix ans. À cet égard, le parcours synodal a déjà fait la différence. Même si, en fin de compte, aucune décision n'est prise pour une mise en œuvre immédiate, je pense qu'un élan s'est créé sur certaines questions qui ne peuvent plus être gardées sous clé.

Ici, je fais confiance à la parole biblique : si cela vient de Dieu, cela continuera ; si cela ne vient pas de Dieu, cela disparaîtra à un moment donné. Aucun "basta" papal ou romain ne pourra l'empêcher.

Attends-tu un signe clair de la voie synodale en Allemagne ?

Oui, une position claire va émerger. Il y aura toujours ceux qui diront : Ce n'est pas ma façon de faire. Ce n'est pas grave non plus. Ceux qui ont des difficultés à réaliser de telles bénédictions ne devraient pas avoir à le faire. D'un autre côté, les préoccupations de certains ne devraient pas conduire à interdire à tous les autres de le faire. J'espère qu'il sera enfin possible de sortir les cérémonies de bénédiction de cette zone grise et de les rendre officiellement possibles. Une telle position en Allemagne permettrait également de mettre en marche quelque chose dans l'Église mondiale, en créant une marge de manœuvre qui pourrait aider tout le monde à aller de l'avant.


Interview : Thomas Meinhardt (rédacteur en chef de la revue Apostel)


Ceremonias de bendición para parejas homosexuales: un paso valiente

A mediados de marzo de 2021, la Congregación para la Doctrina de la Fe intentó poner fin al debate sobre la celebración de ceremonias de bendición para parejas homosexuales. "La Iglesia no tiene autoridad para hacerlo", decía la carta de la que quizá sea la autoridad vaticana más poderosa. Esta clara indicación irrumpió en medio de las consultas sobre el Camino Sinodal que se está llevando a cabo en Alemania, que también tratará este tema. Las reacciones de los obispos alemanes fueron muy diferentes. Los responsables del Camino Sinodal en Alemania declararon que esta cuestión seguiría en su agenda. Nuestro redactor Thomas Meinhardt preguntó a Stefan Diefenbach qué pensaba de estos acontecimientos. Este teólogo, antiguo miembro de la Congregación de los Sagrados Corazones, una comunidad religiosa, acaba de publicar un libro sobre el tema.


Desde el punto de vista de la Congregación para la Doctrina de la Fe, ¿por qué está en contra de las ceremonias de bendición de parejas homosexuales?

Stefan Diefenbach: Desde su punto de vista, todo lo que tiene que ver con la sexualidad y no implica a un hombre y una mujer no es inherentemente natural. Según este punto de vista, la sexualidad debe estar siempre dirigida a la procreación de la descendencia dentro del matrimonio. Dado que este no es el caso de las parejas del mismo sexo, no se puede celebrar una bendición en este caso. Según esta concepción, una bendición estaría confirmando un acto erróneo y pecaminoso.


¿Cuál es el trasfondo de este argumento?

Detrás del argumento hay una concepción de la ley natural que prevaleció en la iglesia durante mucho tiempo. Hoy en día se considera anticuada y sólo se utiliza en relación con la moral sexual. Por ello, esta línea argumental es criticada desde muchos frentes. Se basa en premisas que ya no son defendibles seriamente en el debate científico. Pero incluso argumentando según el derecho natural, la afirmación de que el amor entre personas del mismo sexo es sólo un accidente de la naturaleza no puede sostenerse. Mientras tanto, ya no hay ninguna duda científica de que las relaciones entre personas del mismo sexo existen también en muchos lugares del reino animal, y que existen formas muy diferentes de sexualidad.

La teología moral actual se basa en la dignidad personal y en el amor como respeto y reconocimiento mutuos. Es un enfoque personal y ya no un enfoque de ley natural.


¿Diría usted que el argumento de la ley natural es en cierto modo similar a la ignorancia mostrada a Galileo, es decir, que la iglesia jerárquica simplemente no toma nota del estado de la ciencia?

Tal vez la iglesia sea consciente de ello, pero inmediatamente se embarca en una postura defensiva según el lema: la Iglesia está en la verdad y todo lo que se propone desde el exterior contrario a ciertas creencias se vive como un ataque.

En un evento celebrado hace dos años en la Haus am Dom, (Centro Cultural de Conferencias Católicas) de Frankfurt, muchos teólogos de renombre debatieron este tema. Al final del día, un sacerdote religioso que trabajaba en la Curia de Roma dijo: "Todos estos son buenos argumentos, ¡pero las enseñanzas de la Iglesia son buenas y correctas!”.  Después de tener todo un día de discusiones muy matizadas, al final alguien simplemente borró todo de la mesa con una frase como esa. Me sorprendió que la Curia Romana no estuviera dispuesta a tomarse en serio ni siquiera los argumentos teológicos. Para que quede claro con un ejemplo: Si la sede central de una empresa ya no escucha en absoluto a sus propios departamentos de desarrollo y marketing, sino que se limita a seguir como siempre, entonces las cosas van realmente mal para la empresa. Y eso es lo que estamos presenciando ahora.

No estoy hablando de una adopción acrítica de los nuevos descubrimientos, pero si, como iglesia, ya no somos capaces de aprender, entonces las cosas se pondrán feas.

Por otra parte, después de ver las reacciones a la carta de la Congregación para la Doctrina de la Fe que prohíbe las ceremonias de bendición, ya no soy tan pesimista. Tantas expresiones de solidaridad -hasta la "señalización" de las iglesias el 10 de mayo- y tanta atención prestada a un tema como éste difícilmente habrían sido posibles sin el intento de Roma de despejar simplemente este asunto. Muchos obispos tampoco estaban contentos con tal reacción.  Creo que estos intentos de acabar administrativamente con una discusión hoy en día suelen dar lugar a que más personas se interesen por ella. Esto es más probable que inicie el cambio. Por ejemplo, la afirmación de Juan Pablo II de que la ordenación de mujeres estaba fuera de lugar sólo llevó a que cada vez más personas estudiaran más de cerca lo que había detrás de esas declaraciones y si podían mantenerse en absoluto a la luz de la investigación teológica.


¿Por qué la gente quiere que su relación sea bendecida por representantes de una institución que rechaza fundamentalmente la forma de su relación?

Porque se sienten a gusto en la Iglesia. Porque esta iglesia está comprometida en todo el mundo con objetivos que también son importantes para ellos, como la paz, la justicia social, la fraternidad. Porque se sienten inspirados por el mensaje de Jesús de Nazaret y se sienten seguros en esta comunidad de hermanos y hermanas.

Yo, personalmente, siento lo mismo. Fui bautizado en esta comunidad, recibí los sacramentos y me sentí a gusto en la iglesia desde muy joven. ¿Es posible que una decisión tan importante para una vida en común con otra persona, de la que también me responsabilizo, no tenga cabida en esta comunidad?

La iglesia local ya está mucho más avanzada en este sentido. Según mi experiencia, no importa que las personas se vuelvan a casar, se divorcien o vivan en pareja del mismo sexo. Esta es también mi experiencia con mi marido Walter en la familia Kolping, en mi parroquia natal en Lahnstein o en la parroquia de Frankfurt donde vivo y soy miembro del consejo parroquial.

La esperanza de muchos que desean una bendición eclesiástica es que quienes hablan en nombre de la Iglesia en su calidad de sacerdotes expresen lo que ya existe en medio del pueblo de Dios, es decir, que Dios acompaña a una pareja en su camino. Cuando se da una bendición a una relación delante de la congregación tiene una calidad diferente. Una bendición no es una recompensa por algo, sino una afirmación de la creencia de que Dios está con ellos en el camino.

En su opinión, ¿cuál es el núcleo de la bendición de una iglesia?

La misión de Jesús es acompañar a las personas en su viaje por la vida, prometerles cosas buenas, restaurarlas, curarlas, comunicarles el amor de Dios. Por lo tanto, es el ministerio de la iglesia, como cuidadores pastorales, asegurar que esto suceda, especialmente cuando las personas están compartiendo sus vidas entre sí como cristianos, cuando han asumido la responsabilidad del otro, tal bendición fortalece el vínculo común entre dos personas. Las relaciones -como todos sabemos- son a menudo bastante frágiles. Una bendición deja claro que Dios acompaña esta relación y la afirma como una decisión de vida para cada uno.


El año pasado, usted publicó, junto con otros, un libro sobre la práctica de las celebraciones de bendición. ¿Cuál era su intención?

No sólo queríamos arrojar luz sobre el tema desde el punto de vista teórico y teológico, sino también mostrar cómo es la práctica en la actualidad. Por lo que sé, las ceremonias de bendición de los divorciados vueltos a casar se celebran desde hace 40 años, y las bendiciones de las parejas del mismo sexo, desde luego, desde hace 30 años.

Para este libro hemos escogido 35 ejemplos de los últimos años que muestran la responsabilidad con la que todos los implicados afrontan una situación que oficialmente no debería existir, pero que anhelan. Todos intentan, en la medida de lo posible, no imitar el sacramento del matrimonio, para no meter al sacerdote o a los agentes de pastoral en grandes problemas. Y todos tratan de ser muy creativos y muy responsables en la forma de organizar estas celebraciones. Queríamos mostrar que nadie debe tener miedo de estas celebraciones de bendición.

¿Qué reacciones ha suscitado este libro?

Hasta ahora no ha habido reacciones negativas. Vemos el libro como una contribución al debate. No decimos que haya que hacerlo exactamente así o asá. Nuestro enfoque ha llevado al menos a que un obispo auxiliar escriba el prólogo, lo que sin duda habría sido muy difícil hace cinco o diez años. Los ejemplos son muy diferentes, pero tienden a ir en la dirección de que la bendición sea dada oficialmente en una iglesia o capilla por un sacerdote o un capellán. Suele hacerse en el contexto de una celebración de la Palabra de Dios, es decir, no en una sala lateral, sino donde la congregación se reúne y celebra también la Eucaristía. Obviamente, la mayoría de las parejas quieren estos elementos.

¿Qué le gustaría ver en el camino sinodal sobre esta cuestión?

Independientemente del resultado de los debates del Camino Sinodal, siempre habrá parejas del mismo sexo que anhelen una bendición oficial de la Iglesia para su unión. Y siempre habrá pastores que no quieran rechazar este deseo porque corresponde a su comprensión más profunda como pastores. Muchos católicos de todo el mundo nos miran en Alemania y nos animan a continuar. Esperan que esto conduzca a una ampliación de esta práctica en toda la Iglesia universal.

Por eso estamos intentando traducir una versión abreviada del libro a los idiomas de los que hemos recibido consultas. También queremos compartir esta contribución a esta discusión en curso a través de las redes sociales para que el debate se desarrolle cada vez más a nivel internacional. Ciertamente tengo esta visión internacional desde mi época en mi comunidad religiosa, que siempre se ha entendido como una comunidad mundial. Ese es uno de los grandes regalos que debo a la comunidad religiosa de la Congregación de los Sagrados Corazones. Había hermanas y hermanos en casi todas partes, y dondequiera que fuera, siempre estaba en casa.

En el marco del Camino Sinodal en Alemania, hubo muchos debates serios en los que, aunque no se llegó a un acuerdo sobre el contenido, se fomentó la comprensión mutua. Algunos de los participantes me han hablado de momentos muy conmovedores sobre temas como la apertura de los ministerios a las mujeres o la vivencia de relaciones productivas. Esto me ha sido confirmado por declaraciones de obispos que hace cinco o diez años me habrían parecido imposibles. En este sentido, el Camino Sinodal ya ha marcado la diferencia. Aunque al final no haya decisiones de aplicación inmediata, en mi opinión ha surgido un impulso en algunas cuestiones que ya no pueden mantenerse bajo llave.

Aquí confío en la palabra bíblica: si es de Dios, continuará; si no es de Dios, desaparecerá en algún momento. Ningún "basta" papal o romano puede impedirlo.


¿Espera una señal clara del Camino Sinodal en Alemania?

Sí, surgirá una posición clara. Siempre habrá quien diga: Ese no es mi camino. Eso también está bien. Los que tienen dificultades para llevar a cabo esas bendiciones no deberían hacerlo. Por otra parte, las preocupaciones de algunos no deberían llevar a prohibir a todos los demás que lo hagan. Espero que sea posible sacar por fin las ceremonias de bendición de esta zona gris y hacerlas oficialmente posibles. Una posición así en Alemania también pondría en marcha algo en la iglesia mundial, creando un margen de maniobra que puede ayudar a todos a avanzar.

Entrevista: Thomas Meinhardt (Editor de la revista Apostel)




Friday, March 25, 2022

Misioneros ante la pandemia / Les missionnaires face à la pandémie


“Misioneros ante la pandemia”, el testimonio de Camille Sapu sscc

El periodista José Beltrán Aragoneses firma un artículo en la revista “Misioneros”, de las Obras Misionales Pontificias del mes de marzo de 2022.

La alegría del Evangelio inagotable es la que ha irradiado en todo este tiempo Camille Sapu, superior de la Provincia de África de los Sagrados Corazones con presencia en República Democrática del Congo y Mozambique. Al religioso el coronavirus le recluyó en Kinshasa. Allí, un total de 16 hermanos, distribuidos en tres comunidades -dos de formación y una apostólica-, están al servicio de siete centros educativos, cuatro parroquias y una capilla.

Frente al férreo control de Togo, las autoridades congoleñas se vieron desbordadas, prácticamente desde el inicio, por la supervivencia de la ciudadanía. “Al principio, el Estado clausuró los colegios y nos pidió que los alumnos se quedaran en casa. Así fue durante meses, pero sirvió de poco, porque nuestra vida es en la calle y las casas no tienen las condiciones mínimas para quedarse dentro. Salir a la calle no era una opción, sino cuestión de supervivencia económica. Aun así, mirando atrás, todo el mundo hizo lo que buenamente pudo para contener los contagios, y hoy se puede decir que aquello fue una medida salvadora”, comenta este sacerdote, que, como educador, sí ha visto cómo se han perdido prácticamente dos años de formación para los niños y jóvenes. “Ni el teletrabajo ni la enseñanza on-line son posibles. Aunque hay familias con ordenadores o dispositivos móviles, no se pueden conectar todo el día a la red, porque nosotros compramos la conexión por tiempo, y eso es inasumible”, apunta.

“Aunque hubo muertos por Covid -rememora-, las cifras continúan sin ser tan alarmantes como la gente que fallece diariamente por la malaria, el sida o el hambre. Es un problema más; por eso el miedo no fue tan grande. De hecho, quizá por este motivo la fuerza moral del congoleño se robusteció y nos salvó de caer en una depresión general”.

Esta inyección de esperanza se justificaba, además, por una mortalidad que no se ha disparado, pese a la falta de recursos sanitarios. “Hay que tener en cuenta que algo tan básico en Europa como el jabón de manos aquí no e ni mucho menos habitual en una casa; esto ha hecho entender que, incluso sin lo más básico para protegerte, se ha salido adelante”, apostilla este misionero que no descarta que la medicina natural también haya contribuido a aliviar los síntomas. Ahora, cuando todavía no han dejado atrás la oleada provocada por Ómicron, Camille asegura que el ritmo vital es “casi normal”: “Lo estamos tomando como una gripe más, aunque el Gobierno no baja la guardia”. Todos estos elementos han hecho que la vacunación no haya tenido una gran acogida, ahora que sí cuentan con suficientes dosis. Así, se calcura que solo estaría vacunado un 30% de la población, aun cuando el pasaporte Covid se exige para entrar y salir del país.

De hecho, Camille comenta que los propios congoleños ironizan a propósito de la calidad de los sueros: “Cuando trajeron cloroquina en la primera oleada, a pesar de su dudosa efectividad, los políticos se la repartieron y no llegó a la población. Ahora que la vacuna puede ser para todos, no hay políticos que se la hayan puesto, por lo que la gente no se fía, bajo este argumento: ‘Si verdaderamente es eficaz, ellos se la habrían puesto los primeros y no habría para nosotros’”.


"Les missionnaires face à la pandémie", le témoignage de Camille Sapu sscc

Le journaliste José Beltrán Aragoneses a écrit un article dans la revue "Missionnaires", des Œuvres Pontificales Missionnaires pour le mois de mars 2022.

La joie de l'Évangile inépuisable, c'est ce que rayonne depuis tout ce temps Camille Sapu, Supérieur de la Province d'Afrique des Sacrés Cœurs, présente en République démocratique du Congo et au Mozambique. Le coronavirus a concentré les religieux à Kinshasa. Là, un total de 16 frères, répartis en trois communautés - deux communautés de formation et une communauté apostolique - sont au service de sept centres éducatifs, quatre paroisses et une chapelle.

Face à la main de fer du Togo, les autorités congolaises ont été dépassées, presque dès le départ, par la survie des citoyens. "Au début, l'État a fermé les écoles et nous a demandé de garder les élèves à la maison. Cela a été le cas pendant des mois, mais cela n'a pas servi à grand-chose, car notre vie est dans la rue et les maisons n'ont pas les conditions minimales pour y rester. Sortir dans la rue n'était pas une option, mais une question de survie économique. Malgré tout, avec le recul, chacun a fait ce qu'il pouvait pour contenir les contagions, et aujourd'hui nous pouvons dire que c'était une mesure salvatrice", commente ce prêtre qui, en tant qu'éducateur, a vu comment pratiquement deux années de formation pour les enfants et les jeunes ont été perdues. "Ni le télétravail ni l'enseignement en ligne ne sont possibles. Bien que certaines familles disposent d'un ordinateur ou d'un appareil mobile, elles ne peuvent pas se connecter à Internet toute la journée, car nous achetons la connexion à l'heure, ce qui est inabordable", souligne-t-il.

Bien qu'il y ait eu des décès dus au Covid", rappelle-t-il, "les chiffres ne sont pas aussi alarmants que ceux des personnes qui meurent chaque jour de la malaria, du sida ou de la faim. C'est juste un autre problème ; c'est pourquoi la peur n'était pas si grande. En fait, c'est peut-être pour cette raison que la force morale des Congolais a été renforcée et nous a évité de tomber dans une dépression générale ».

Cette injection d'espoir était également justifiée par le fait que la mortalité n'a pas augmenté, malgré le manque de ressources sanitaires. "Il faut tenir compte du fait que quelque chose d'aussi basique en Europe que le savon pour les mains est ici loin d'être commun dans une maison ; cela nous a fait comprendre que, même sans les choses les plus élémentaires pour se protéger, nous avons réussi à nous en sortir", explique ce missionnaire, qui n'exclut pas que la médecine naturelle ait également contribué à atténuer les symptômes. Aujourd'hui, alors que la vague provoquée par Omicron n'est pas encore derrière eux, Camille assure que le rythme de vie est "presque normal" : "On prend ça comme une grippe de plus, même si le gouvernement ne baisse pas la garde". Tous ces éléments ont fait que la vaccination n'a pas été très bien accueillie, maintenant qu'il y a suffisamment de doses disponibles. On estime que seulement 30% de la population a été vaccinée, alors que le passeport Covid est obligatoire pour entrer et sortir du pays.

En fait, Camille commente que les Congolais eux-mêmes ironisent sur la qualité des sérums : "Quand ils ont apporté la chloroquine dans la première vague, malgré son efficacité douteuse, les politiciens l'ont distribuée et elle n'a pas atteint la population. Maintenant que le vaccin peut être utilisé par tout le monde, aucun homme politique ne l'a utilisé, ce qui fait que les gens ne lui font pas confiance, arguant que "s'il est vraiment efficace, ils l'auraient utilisé avant et il n'y en aurait pas pour nous".