Friday, March 25, 2022

Misioneros ante la pandemia / Les missionnaires face à la pandémie


“Misioneros ante la pandemia”, el testimonio de Camille Sapu sscc

El periodista José Beltrán Aragoneses firma un artículo en la revista “Misioneros”, de las Obras Misionales Pontificias del mes de marzo de 2022.

La alegría del Evangelio inagotable es la que ha irradiado en todo este tiempo Camille Sapu, superior de la Provincia de África de los Sagrados Corazones con presencia en República Democrática del Congo y Mozambique. Al religioso el coronavirus le recluyó en Kinshasa. Allí, un total de 16 hermanos, distribuidos en tres comunidades -dos de formación y una apostólica-, están al servicio de siete centros educativos, cuatro parroquias y una capilla.

Frente al férreo control de Togo, las autoridades congoleñas se vieron desbordadas, prácticamente desde el inicio, por la supervivencia de la ciudadanía. “Al principio, el Estado clausuró los colegios y nos pidió que los alumnos se quedaran en casa. Así fue durante meses, pero sirvió de poco, porque nuestra vida es en la calle y las casas no tienen las condiciones mínimas para quedarse dentro. Salir a la calle no era una opción, sino cuestión de supervivencia económica. Aun así, mirando atrás, todo el mundo hizo lo que buenamente pudo para contener los contagios, y hoy se puede decir que aquello fue una medida salvadora”, comenta este sacerdote, que, como educador, sí ha visto cómo se han perdido prácticamente dos años de formación para los niños y jóvenes. “Ni el teletrabajo ni la enseñanza on-line son posibles. Aunque hay familias con ordenadores o dispositivos móviles, no se pueden conectar todo el día a la red, porque nosotros compramos la conexión por tiempo, y eso es inasumible”, apunta.

“Aunque hubo muertos por Covid -rememora-, las cifras continúan sin ser tan alarmantes como la gente que fallece diariamente por la malaria, el sida o el hambre. Es un problema más; por eso el miedo no fue tan grande. De hecho, quizá por este motivo la fuerza moral del congoleño se robusteció y nos salvó de caer en una depresión general”.

Esta inyección de esperanza se justificaba, además, por una mortalidad que no se ha disparado, pese a la falta de recursos sanitarios. “Hay que tener en cuenta que algo tan básico en Europa como el jabón de manos aquí no e ni mucho menos habitual en una casa; esto ha hecho entender que, incluso sin lo más básico para protegerte, se ha salido adelante”, apostilla este misionero que no descarta que la medicina natural también haya contribuido a aliviar los síntomas. Ahora, cuando todavía no han dejado atrás la oleada provocada por Ómicron, Camille asegura que el ritmo vital es “casi normal”: “Lo estamos tomando como una gripe más, aunque el Gobierno no baja la guardia”. Todos estos elementos han hecho que la vacunación no haya tenido una gran acogida, ahora que sí cuentan con suficientes dosis. Así, se calcura que solo estaría vacunado un 30% de la población, aun cuando el pasaporte Covid se exige para entrar y salir del país.

De hecho, Camille comenta que los propios congoleños ironizan a propósito de la calidad de los sueros: “Cuando trajeron cloroquina en la primera oleada, a pesar de su dudosa efectividad, los políticos se la repartieron y no llegó a la población. Ahora que la vacuna puede ser para todos, no hay políticos que se la hayan puesto, por lo que la gente no se fía, bajo este argumento: ‘Si verdaderamente es eficaz, ellos se la habrían puesto los primeros y no habría para nosotros’”.


"Les missionnaires face à la pandémie", le témoignage de Camille Sapu sscc

Le journaliste José Beltrán Aragoneses a écrit un article dans la revue "Missionnaires", des Œuvres Pontificales Missionnaires pour le mois de mars 2022.

La joie de l'Évangile inépuisable, c'est ce que rayonne depuis tout ce temps Camille Sapu, Supérieur de la Province d'Afrique des Sacrés Cœurs, présente en République démocratique du Congo et au Mozambique. Le coronavirus a concentré les religieux à Kinshasa. Là, un total de 16 frères, répartis en trois communautés - deux communautés de formation et une communauté apostolique - sont au service de sept centres éducatifs, quatre paroisses et une chapelle.

Face à la main de fer du Togo, les autorités congolaises ont été dépassées, presque dès le départ, par la survie des citoyens. "Au début, l'État a fermé les écoles et nous a demandé de garder les élèves à la maison. Cela a été le cas pendant des mois, mais cela n'a pas servi à grand-chose, car notre vie est dans la rue et les maisons n'ont pas les conditions minimales pour y rester. Sortir dans la rue n'était pas une option, mais une question de survie économique. Malgré tout, avec le recul, chacun a fait ce qu'il pouvait pour contenir les contagions, et aujourd'hui nous pouvons dire que c'était une mesure salvatrice", commente ce prêtre qui, en tant qu'éducateur, a vu comment pratiquement deux années de formation pour les enfants et les jeunes ont été perdues. "Ni le télétravail ni l'enseignement en ligne ne sont possibles. Bien que certaines familles disposent d'un ordinateur ou d'un appareil mobile, elles ne peuvent pas se connecter à Internet toute la journée, car nous achetons la connexion à l'heure, ce qui est inabordable", souligne-t-il.

Bien qu'il y ait eu des décès dus au Covid", rappelle-t-il, "les chiffres ne sont pas aussi alarmants que ceux des personnes qui meurent chaque jour de la malaria, du sida ou de la faim. C'est juste un autre problème ; c'est pourquoi la peur n'était pas si grande. En fait, c'est peut-être pour cette raison que la force morale des Congolais a été renforcée et nous a évité de tomber dans une dépression générale ».

Cette injection d'espoir était également justifiée par le fait que la mortalité n'a pas augmenté, malgré le manque de ressources sanitaires. "Il faut tenir compte du fait que quelque chose d'aussi basique en Europe que le savon pour les mains est ici loin d'être commun dans une maison ; cela nous a fait comprendre que, même sans les choses les plus élémentaires pour se protéger, nous avons réussi à nous en sortir", explique ce missionnaire, qui n'exclut pas que la médecine naturelle ait également contribué à atténuer les symptômes. Aujourd'hui, alors que la vague provoquée par Omicron n'est pas encore derrière eux, Camille assure que le rythme de vie est "presque normal" : "On prend ça comme une grippe de plus, même si le gouvernement ne baisse pas la garde". Tous ces éléments ont fait que la vaccination n'a pas été très bien accueillie, maintenant qu'il y a suffisamment de doses disponibles. On estime que seulement 30% de la population a été vaccinée, alors que le passeport Covid est obligatoire pour entrer et sortir du pays.

En fait, Camille commente que les Congolais eux-mêmes ironisent sur la qualité des sérums : "Quand ils ont apporté la chloroquine dans la première vague, malgré son efficacité douteuse, les politiciens l'ont distribuée et elle n'a pas atteint la population. Maintenant que le vaccin peut être utilisé par tout le monde, aucun homme politique ne l'a utilisé, ce qui fait que les gens ne lui font pas confiance, arguant que "s'il est vraiment efficace, ils l'auraient utilisé avant et il n'y en aurait pas pour nous".




Friday, February 4, 2022

International SSCC Community in Berlin / Comunidad internacional SSCC en Berlín


Six Religious from Three Continents

by Peter Wegener

Founding a new community is not an everyday task these days. To found a community in which religious from three different continents live together increases the challenge considerably. When such a foundation falls in the middle of Corona time, everything is even more complicated.

But against all odds, the new international community of the Congregation of the Sacred Hearts in Berlin has already celebrated its first birthday. The official opening was on 15 August 2020 - exactly 100 years to the day after the foundation of the German Province of the Congregation.

At the end of October this year, I visit the Berlin community, which is located in the Charlottenburg district just a stone's throw from the banks of the Spree. As I leave the wide Otto-Suhr-Allee and walk around the imposing Charlottenburg town hall, I find myself in a quiet street in front of the Sacred Heart Church and the rectory with an impressive red brick façade.

Six Fathers belong to the new SSCC community in Berlin: Patrisius (Patris) Breket and Dionisius (Dion) Watun come from Indonesia, André Kibeti and Crispin Badinga come from the Democratic Republic of Congo, Harald Adler and Ludger Widmaier belong to the German Province of the Congregation. However, not all of them were in Germany at the official start last year; the two brothers from the African Province only arrived in Berlin three months later. First there were problems with the visas, then Corona made the journey from Kinshasa to Germany impossible for a long time. So the two were also unable to take part in the several months of joint preparation in Werne.

"This double start was not so ideal," recalls the superior of the community, Father Patris. At the same time, he is very grateful for what has developed since then. "The way we deal with each other, help each other, that is really good. Our first concern is to live as a community. Only then comes the question of our mission and then the clarification of what we can do here." Father Crispin also regrets the unfortunate circumstances at the beginning: "During their time in Werne, Patris and Dion had the opportunity to learn the German language together and in presence. Now there are only online courses, which is not so good."

The fact that German is a difficult language is emphasised in unison by the African and Indonesian Fathers. "Learning German means suffering a lot," Crispin Badinga says with a twinkle in his eye. It is difficult, he says, but not impossible. Even though they have already learned a lot, pronunciation remains a challenge. We have the conversation mostly in English and French with German sprinkled in.


A difficult start

Corona has not only made it difficult to start and learn the language. The ongoing restrictions due to the pandemic also have an effect on everyday life: There is a lack of opportunities to meet and get to know the city, the country and the people, and even getting used to pastoral tasks is not easy under Corona conditions.

When the six brothers were asked by their superiors whether they wanted to become part of the new Berlin community, there was no question of such adverse circumstances. Gathered around the table in the dining and living room, they all remember that moment. The senior, Father Harald, had just returned from the Philippines where, after a long professional life as a teacher and headmaster of St. Christophorus High School in Werne, he had worked for another 15 years in the formation of young brothers and in a parish in the poor settlement of Bagong Silang on the northern edge of Metro-Manila. "I thought that Berlin could be a new and good task for me," the 84-year-old recalls.

The second German, Father Ludger, also found it relatively easy to say yes. He, too, lived abroad for many years - in Argentina - and appreciates the international dimension of the religious community. At first he had reservations about whether they would succeed in the new community in dealing well with the cultural differences that the individuals bring with them. "Now I am surprised how well that went. I have the impression that everyone can feel comfortable here."

It was steps of a completely different scale for the other four, even though all of them had already had experience of the internationality of the congregation and had lived abroad for a time before. "I already asked," says Fr Patris, who last liv     ed in the Philippines, "if someone else could do it. But my provincial said that my experience was needed. I had been responsible for preparing young people for their perpetual vows in the Philippines for three years. It was precisely because of this experience that I was also open to new things."

Father Crispin knew Germany from a short visit a few years ago. But he didn't really know much about this country. "That's why it's good that we're not here to work first, but to learn first." This is also important to his compatriot, Father André. "As in the triad of our spirituality - to contemplate, live and proclaim the love of God - it goes with our community. Before action comes a time of integration, of getting to know each other."

"I was really a bit scared at first," recalls Father Dion, who had never been to Europe before. He asked: does this really have to be, a year after ordination? Am I suitable for this? "After a period of reflection, I decided to take up the challenge and help build the new community."

First build the community

That is what the six brothers have focused on: building the community. First of all, they do it very practically. "We do everything ourselves in the community: from shopping and cooking to washing clothes and cleaning the rooms," explains Father Patris. On the day of my visit, it is he who stands at the cooker and prepares lunch. A tasty bean soup is served, which, with its spices, is somewhat Christmassy for the German palate and has already been jokingly nicknamed "Christmas soup".

The six have formulated their attitude as follows: "We are weak, we learn together, we help and support each other." In other words, it is not the position of strength that they take. As an international community, it is about learning together, dealing with daily challenges and understanding that they depend on each other and complement each other, says André Kibeti.

Ludger Widmaier adds: "We recognise that each of us has our strengths and weaknesses. Together we can broaden our horizons, first for ourselves - and then for others."

The Berlin community takes a lot of time for community life: daily at the morning and evening prayer times and at meals. On Mondays, the whole day belongs to the community: there is time for the joint celebration of the Eucharist and the community conversation. From time to time, they spend Mondays away from home in a day of reflection or in a joint formation. On Wednesdays, they are present together in the Sacred Heart parish: for the Eucharist and the subsequent time of adoration with the community.

Religious life in an almost religionless city

Even though the focus is on community life and their witness as religious, the brothers also take on tasks in various pastoral fields. The parish of the Sacred Heart forms a parish together with the parishes of St. Thomas Aquinas and St. Camillus. Father Patris is mainly involved in this work. Other fields of work are the French and English-speaking communities in Berlin.

Here, too, there is much to learn. Not even 10 per cent of Berlin's inhabitants belong to the Catholic Church, just under 16 per cent to the Protestant Church, and around 8 per cent profess Islam. Two thirds have no religious confession.

Being in the minority as Christians is something Indonesians also know from their home country. Only a good 10 percent of the inhabitants there are Christians, 3 percent of them belong to the Catholic Church, while almost 90 percent are Muslims. "In Indonesia, Christianity is growing, in Germany it is shrinking," says Father Dion, describing the difference. When sometimes no one comes to mass, we ask ourselves why we are actually here. "At the same time, I know that we are here to proclaim the Gospel. And the people we meet share their faith with us, evangelise us." "And the people here are happy about our presence," adds Fr Patris.

What do they wish for in view of the community's second birthday in August 2022, I ask as we sit together over a cup of coffee after lunch. They all hope to make great progress in learning German. "We are doing our best there," says Father Patris, also speaking for the other three. In addition, all six hope that Corona will not continue to slow them down, that they will get to know their surroundings and the people who live there better. They want to take the next steps in pastoral tasks and deepen their understanding of their mission as an international community SSCC in Berlin. Along the way, their mission statement remains: "We learn together, we help and support each other."

(Peter Wegener was a confrere in our community for a long time, until he found another way to live life and faith for himself and his wife. He works in the press centre of a diocese and is a permanent member of the editorial staff of the "Apostel", the magazine published by the German Province).



The members of the SSCC community in Berlin

Father Harald Adler, born in 1937 in Gnadenfeld near Odessa on the Black Sea in the former USSR, came to Germany with his family in 1944. After attending the Johannesgymnasium in Lahnstein, he entered the religious community in 1957 and was ordained priest in 1962. After years as a teacher and headmaster of the college in Werne and then as a formator of the order's junior staff in Manila, he was most recently active in a parish in a district of the greater region of the Philippine capital Manila.

Father Crispin Badinga, born in 1982 in Kikwit/Kwilu in the Democratic Republic of Congo, entered the religious community in Mozambique in 2013. He was ordained priest in 2016 and was most recently a vicar in a parish in the DR Congo.

Fr Patrisius Breket, born in 1969 in Kluang-Flores in Indonesia, entered the religious community in 1992 and was ordained priest in 2000. In recent years he has been involved in the formation of young brothers in the Philippines.

Father André Kibeti, born in 1979 in Kisangani in the DR Congo, entered the religious communi

ty in Mozambique in 2005. He was ordained a priest in 2010 and was most recently the parish priest of a parish in the DR Congo.

Father Dionisius Watun, born in 1984 in Lewokluo in Indonesia, entered the religious community in 2006 and was ordained priest in 2017. Until he moved to Berlin, he worked in a parish in Bandung, Indonesia.

Father Ludger Widmaier, born in 1964 in Bockum-Hövel, graduated from St. Christophorus High School in Werne. In 1987 he entered the religious community and was ordained priest in 1996 in Morón-Sur/Buenos Aires in Argentina. Most recently he worked in the city pastoral in Koblenz.



Seis religiosos de tres continentes

por Peter Wegener

Fundar una nueva comunidad no es una tarea cotidiana hoy en día. Fundar una comunidad en la que conviven religiosos de tres continentes diferentes aumenta considerablemente el reto. Cuando dicha fundación cae en plena época de Corona, todo se complica aún más.

Pero, contra todo pronóstico, la nueva comunidad internacional de la Congregación de los Sagrados Corazones en Berlín ya ha celebrado su primer cumpleaños. La inauguración oficial tuvo lugar el 15 de agosto de 2020, exactamente 100 años después de la fundación de la provincia alemana de la congregación.

A finales de octubre de este año, visité la comunidad de Berlín, situada en el barrio de Charlottenburg, a un paso de la orilla del Spree. Al salir de la amplia Otto-Suhr-Allee y rodear el imponente ayuntamiento de Charlottenburg, me encuentro en una calle tranquila frente a la iglesia del Sagrado Corazón y la rectoría con una impresionante fachada de ladrillo rojo.

Seis religiosos pertenecen a la nueva comunidad de los SSCC en Berlín: Patrisius (Patris) Breket y Dionisius (Dion) Watun vienen de Indonesia, André Kibeti y Crispin Badinga vienen de la República Democrática del Congo, Harald Adler y Ludger Widmaier pertenecen a la Provincia Alemana de la Congregación. Sin embargo, no todos ellos estaban en Alemania en el momento de la inauguración oficial del año pasado; los dos cohermanos de la Provincia Africana no llegaron a Berlín hasta tres meses después. Primero hubo problemas con los visados, luego Corona hizo imposible el viaje de Kinshasa a Alemania durante mucho tiempo. Por ello, tampoco pudieron participar en los varios meses de preparación conjunta en Werne.

"Este doble comienzo no era tan ideal", recuerda el superior de la comunidad, el padre Patris. Al mismo tiempo, está muy agradecido por lo que se ha desarrollado desde entonces. "El trato entre nosotros, la ayuda mutua, es realmente buena. Nuestra primera preocupación es vivir en comunidad. Sólo entonces viene la cuestión de nuestra misión y luego la aclaración de lo que podemos hacer aquí". El padre Crispin también lamenta las desafortunadas circunstancias del principio: "Durante su estancia en Werne, Patris y Dion tuvieron la oportunidad de aprender juntos y en presencia la lengua alemana. Ahora sólo hay cursos online, lo que no es tan bueno".

El hecho de que el alemán sea una lengua difícil es subrayado al unísono por los padres africanos e indonesios. "Aprender alemán significa sufrir mucho", dice Crispin Badinga con un brillo en los ojos. Es difícil, dice, pero no imposible. Aunque ya han aprendido mucho, la pronunciación sigue siendo un reto. Mantenemos la conversación principalmente en inglés y francés, con salpicaduras de alemán.

Un comienzo difícil

Corona no sólo ha dificultado el inicio y el aprendizaje del idioma. Las continuas restricciones debidas a la pandemia también repercuten en la vida cotidiana: Faltan oportunidades para conocer la ciudad, el país y la gente, e incluso acostumbrarse a las tareas pastorales no es fácil en las condiciones de Corona.

Cuando los seis religiosos fueron preguntados por sus superiores si querían formar parte de la nueva comunidad de Berlín, no se habló de esas circunstancias adversas. Reunidos alrededor de la mesa del comedor y del salón, todos recuerdan ese momento. El mayor, el padre Harald, acababa de regresar de Filipinas, donde, tras una larga vida profesional como profesor y director de la escuela secundaria St. Christophorus de Werne, había trabajado otros 15 años en la formación de jóvenes cohermanos y en una parroquia del asentamiento pobre de Bagong Silang, en el extremo norte de Metro-Manila. "Pensé que Berlín podría ser una nueva y buena tarea para mí", recuerda este hombre de 84 años.

Al segundo alemán, el padre Ludger, también le resultó relativamente fácil decir que sí. También él vivió muchos años en el extranjero -en Argentina- y aprecia la dimensión internacional de la comunidad religiosa. Al principio tenía reservas sobre si tendrían éxito en la nueva comunidad al tratar bien las diferencias culturales que los individuos traen consigo. "Ahora me sorprende lo bien que ha ido. Tengo la impresión de que todo el mundo puede sentirse cómodo aquí".

Para los otros cuatro fueron pasos de una escala completamente diferente, aunque todos ellos ya habían tenido experiencia de la internacionalidad de la congregación y habían vivido un tiempo en el extranjero. "Ya pregunté", dice el padre Patris, que vivió por última vez en Filipinas, "si alguien más podía hacerlo. Pero mi provincial dijo que mi experiencia era necesaria. Llevaba tres años siendo responsable de la preparación de los jóvenes para los votos perpetuos en Filipinas. Precisamente gracias a esta experiencia también me abrí a lo nuevo".

El padre Crispin conocía Alemania de una corta visita hace unos años. Pero realmente no sabía mucho sobre este país. "Por eso es bueno que no estemos aquí para trabajar primero, sino para aprender primero". Esto también es importante para su compatriota, el padre André. "Como en la tríada de nuestra espiritualidad -contemplar, vivir y anunciar el amor de Dios- va con nuestra comunidad. Antes de la acción viene un tiempo de integración, de conocerse".

"Al principio estaba un poco asustado", recuerda el padre Dion, que nunca había estado en Europa. Preguntó: ¿realmente tiene que ser así, un año después de la ordenación? ¿Soy adecuado para esto? "Tras un periodo de reflexión, decidí aceptar el reto y ayudar a construir la nueva comunidad".

Primero construir la comunidad

En eso se han centrado los seis religiosos: en construir la comunidad. En primer lugar, lo hacen de forma muy práctica. "En la comunidad lo hacemos todo nosotros mismos: desde hacer la compra y cocinar hasta lavar la ropa y limpiar las habitaciones", explica el padre Patris. El día de mi visita, es él quien se pone al lado de la cocina y prepara el almuerzo. Se sirve una sabrosa sopa de alubias que, con sus especias, resulta algo navideña para el paladar alemán y que ya ha sido apodada en broma "sopa de Navidad".

Los seis han formulado su actitud así: "Somos débiles, aprendemos juntos, nos ayudamos y apoyamos". En otras palabras, no es la posición de fuerza la que toman. Como comunidad internacional, se trata de aprender juntos, afrontar los retos diarios y comprender que dependen unos de otros y se complementan, dice André Kibeti.

Ludger Widmaier añade: "Reconocemos que cada uno de nosotros tiene sus puntos fuertes y débiles. Juntos podemos ampliar nuestros horizontes, primero para nosotros mismos, y luego para los demás".

La comunidad de Berlín dedica mucho tiempo a la vida comunitaria: a diario, en los momentos de oración de la mañana y de la tarde y en las comidas. Los lunes, todo el día pertenece a la comunidad: hay tiempo para la celebración conjunta de la Eucaristía y la discusión comunitaria. De vez en cuando, pasan los lunes fuera de casa en una jornada de reflexión o en una formación conjunta. Los miércoles están presentes juntos en la parroquia del Sagrado Corazón: para la Eucaristía y el posterior tiempo de adoración con la comunidad.


Vida religiosa en una ciudad casi sin religión

Aunque la atención se centra en la vida comunitaria y en su testimonio como religiosos, los Padres también asumen tareas en diversos ámbitos pastorales. La parroquia del Sagrado Corazón forma una parroquia junto con las parroquias de Santo Tomás de Aquino y San Camilo. El padre Patris se dedica principalmente a esta labor. Otros campos de trabajo son las comunidades de habla francesa e inglesa de Berlín.

También aquí hay mucho que aprender. Ni siquiera el 10% de los habitantes de Berlín pertenecen a la Iglesia católica, algo menos del 16% a la protestante y alrededor del 8% profesa el Islam. Dos tercios no tienen ninguna confesión religiosa.

Estar en minoría como cristianos es algo que los indonesios también conocen de su país de origen. Sólo un 10% de sus habitantes son cristianos, el 3% de ellos pertenecen a la Iglesia Católica, mientras que casi el 90% son musulmanes. "En Indonesia, el cristianismo está creciendo, en Alemania está disminuyendo", dice el padre Dion, describiendo la diferencia. Cuando a veces no viene nadie a misa, nos preguntamos por qué estamos aquí. "Al mismo tiempo, sé que estamos aquí para anunciar el Evangelio. Y las personas que encontramos comparten su fe con nosotros, nos evangelizan". "Y la gente de aquí se alegra de nuestra presencia", añade el padre Patris.

Qué desean de cara al segundo cumpleaños de la comunidad en agosto de 2022, les pregunto mientras nos sentamos juntos a tomar un café después de comer. Todos ellos esperan hacer grandes progresos en el aprendizaje del alemán. "Hacemos lo que podemos", dice el padre Patris, que también habla en nombre de los otros tres. Además, los seis esperan que Corona no les siga frenando, que conozcan mejor su entorno y a las personas que lo habitan. Les gustaría dar los siguientes pasos en las tareas pastorales y profundizar en la comprensión de su misión como comunidad internacional SSCC en Berlín. En el camino, su misión sigue siendo: "Aprendemos juntos, nos ayudamos y apoyamos".

Peter Wegener

(Peter Wegener fue miembro de nuestra comunidad religiosa durante mucho tiempo, hasta que encontró otra forma de vivir la vida y la fe para él y su esposa. Trabaja en el centro de comunicaciones de una diócesis y es miembro permanente de la redacción del "Apostel", la revista que publica la Provincia de Alemania).

Los miembros de la comunidad SSCC en Berlín

El padre Harald Adler, nacido en 1937 en Gnadenfeld, cerca de Odessa, en el Mar Negro, en la antigua URSS, llegó a Alemania con su familia en 1944. Tras asistir al Johannesgymnasium de Lahnstein, ingresó en la comunidad religiosa en 1957 y fue ordenado sacerdote en 1962. Después de años como profesor y director del colegio sscc en Werne y luego como formador del personal subalterno de la orden en Manila, recientemente estuvo activo en una parroquia de un distrito de la gran región de la capital filipina, Manila.

El padre Crispin Badinga, nacido en 1982 en Kikwit/Kwilu, en la República Democrática del Congo, entró en la comunidad religiosa de Mozambique en 2013. Fue ordenado sacerdote en 2016 y recientemente fue vicario en una parroquia de la República Democrática del Congo.

El padre Patrisius Breket, nacido en 1969 en Kluang-Flores (Indonesia), entró en la comunidad religiosa en 1992 y fue ordenado sacerdote en 2000. En los últimos años ha participado en la formación de jóvenes cohermanos en Filipinas.

El padre André Kibeti, nacido en 1979 en Kisangani (RD Congo), entró en la comunidad religiosa de Mozambique en 2005. Fue ordenado sacerdote en 2010 y recientemente fue párroco de una parroquia en la República Democrática del Congo.

El padre Dionisius Watun, nacido en 1984 en Lewokluo (Indonesia), entró en la comunidad religiosa en 2006 y fue ordenado sacerdote en 2017. Hasta que se trasladó a Berlín, trabajó en una parroquia de Bandung (Indonesia).

El padre Ludger Widmaier, nacido en 1964 en Bockum-Hövel, se graduó en el instituto St. Christophorus de Werne. En 1987 ingresó en la comunidad religiosa y fue ordenado sacerdote en 1996 en Morón-Sur/Buenos Aires en Argentina. Recientemente ha trabajado en la pastoral de la ciudad de Coblenza.

Friday, January 21, 2022

Experiencia sinodal de Álex Vigueras sscc (Chile)

    En esta entrevista, concedida a la revista Vida Nueva (nº 3255, de 22-28 enero 2022), nuestro hermano Álex Vigueras sscc, de la Provincia de Chile, comparte su experiencia sinodal.


Alex Vigueras Cherres nació hace 57 años en un campamento minero dedicado a la extracción del salitre, en pleno desierto de Atacama. Conoció la Congregación de los Sagrados Corazones en la Parroquia Universitaria, cuando estudiaba Medicina en la Universidad de Concepción. Terminado el cuarto año, ingresó en la congregación seducido por las comunidades en la Iglesia y por la experiencia misionera; sobre todo, por el sentido de la vida, del dolor y la muerte, respuestas que no encontraba en la Medicina.

“Me fascinó y entré”, dice aún con emoción. Ha trabajado con jóvenes, ha sido formador en su congregación y superior provincial. Ahora es párroco en Diego de Almagro, pequeño pueblo en medio del desierto de Atacama, en el norte chileno. Escribe poesía y la musicaliza. Ha grabado cinco discos. Hoy por hoy, es integrante del equipo del Sínodo y del proceso de discernimiento para la Asamblea Eclesial nacional de Chile.

PREGUNTA.- ¿Qué significa la sinodalidad en la Iglesia?

RESPUESTA.- Es una invitación a cambiar para ser más fieles a aquello que somos: Iglesia de Cristo, Pueblo de Dios, en camino a la plenitud del Reino. Plenitud que anhelamos y que, al mismo tiempo, portamos, que todo ser humano lleva en sí, no solo el cristiano. Sinodalidad dice más que “comunión”. Solemos malentender la comunión como armonía entre los que formamos la Iglesia. La comunión es poner en común el don que cada uno tiene, que cada uno es. Eso está más cercano de la sinodalidad. Y eso es mucho más bello y complejo que la pura armonía, esa mirada integra mejor el conflicto, la alteridad, la pluralidad.

Siempre desviarse

P.- ¿Cuál es, entonces, su importancia y valor?

R.- En relación a “caminar juntos”, Jesús caminaba para hacerse el encontradizo, para estar allí donde estaba la gente que tenía necesidades, que le buscaba. Su itinerario es un constante desviarse a partir de las necesidades de la gente. Y no es que luego él retorne a un lugar central; está siempre en camino. Caminar es siempre desviarse.

La sinodalidad es más que un caminar de iguales. La invitación de Jesús no es a relacionarnos con los demás de igual a igual. Nos invita a hacernos siervos, a lavar los pies. Solo una actitud como esa puede garantizar una sinodalidad verdadera, cueste lo que cueste.

Caminamos juntos, aunque nos han dado ganas de tirarlo todo por la borda por una Iglesia que ha sido motivo de vergüenza, que a veces quiere ser una élite espiritual, con formas que hoy escandalizan; abandonar porque nos sentimos perdidos. Sin embargo, hemos querido seguir caminando como Rut al lado de Noemí (“no insistas que te deje… tu pueblo será mi pueblo, tu Dios será mi Dios”). Y eso porque hemos experimentado a Dios mismo caminando a nuestro lado con esa sorprendente fidelidad. Fidelidad expresada en tanta gente que nos ha alentado, que nos ha acompañado, que no nos ha abandonado.

P.- Y todo con un coronavirus de por medio…

R.- La pandemia ha mostrado que necesitamos caminar juntos, porque solo juntos podemos salvarnos. Eso nos pone en el horizonte de la ternura, que es el cuidado por el frágil, pero de aquel que también se sabe frágil. El Papa ha puesto de relieve la solidaridad como el cuidado de la fragilidad, del frágil; pero no aparece todavía la otra parte, la que hace de la solidaridad ternura: el que cuida es también frágil. Caminar juntos, más que una opción, es una necesidad… y, de paso, el paradigma de la ternura nos purifica de nuestras pretensiones elitistas. Tenemos que mirar la sinodalidad desde el amor y desde la cruz, como consecuencia de un amor así de exagerado. La sinodalidad crucifica.

Saturday, December 25, 2021

Vida consagrada en modo sinodal (América Latina)

 


Encuentro Virtual de la F.I. SS.CC., en América Latina


por Rocío Pilar Guerrero sscc, 

coordinadora de Formación Inicial en América Latina


El 10 de diciembre hubo un encuentro virtual de la Formación Inicial a nivel Latinoamérica. El tema: Jesús Paradigma de lo sinodal, contemplarlo en la Palabra. En sintonía con la Asamblea Eclesial de América Latina y el Caribe, asumimos su lema.

La alegría del encuentro nos invitó a traspasar fronteras y a continuar aterrizando la realidad de jóvenes religiosos/as sscc al servicio de la Iglesia, en camino de Sinodalidad. 

 

Se reconoció que en tiempos de pandemia han surgido con más fuerza signos de esperanza, viviendo en solidaridad, en marcha con el pueblo, desde la dignidad de hijos/as de Dios, con motivos hacia la búsqueda de la esperanza, la renovación, la itinerancia. Retos brotan a nivel personal y comunitario, en la formación; los cambios que se quiere hacer no son olvidando la historia, sino recuperando la esencia de nuestro ser Sagrados Corazones. Avanzamos con cortos y largos pasos por el camino, la ruta no tiene fin, despertar es volver a empezar.

 

Este Encuentro fue propuesto por el Equipo de las Hna.s Formadoras de la Zona, coordinado por Rocío Pilar Guerrero, Coordinadora de la FI en A.L, y Enrique Ramírez coordinador de la FI de la CIAL, apoyado por Mónica Jiménez, delegada Zonal, René Cabezón, Coordinador de la CIAL y los hermanos formadores.


* Artículo con el desarrollo den encuentro virtual de Fromación Inicial con fotos, indicaciones y diapositivas en este enlace: https://bit.ly/32xzLeq 

* Presentación en Power Point 'Formar para la sinodalidad' en este enlace: https://bit.ly/3qlRoWQ

* Vídeos:

Sinodalidad y PJV en Lima (Perú): https://youtu.be/hdbinMG1ZK8

Sinodalidad con migrantes (México): https://youtu.be/FIACbgNJyOY

Comunidad y misión en tiempos de pandemia (Las Laderas): https://youtu.be/WmIKlPnFIUY

Mejorar la condición de vida de la mujer (Ecuador): https://youtu.be/vg2M8267r-8

Monday, November 29, 2021

Jesus is born in Heathrow / Jesús nace en Heathrow




by Fernando Cordero sscc

During our visit to our sscc brothers in London, Jean Blaise Mwanda and myself witnessed a very painful reality in a place that has been totally closed down, even more so because of the pandemic. Thanks to the efforts of Fergal Maguire, one of the chaplains at the Heathrow Immigration Removal Centre, we were able to spend an afternoon talking to some of the 2,000 inmates who make up this prison. "We've been here for three days. We are from Iraq, Iran and Syria", says a young Iranian as he introduces us to his fellow inmates. They stand in a circle, and try to answer the many questions that arise during the first days of admission. Some are there because of crimes, others because they have no documents.  Many are. Thousands of miles away from their homeland. Fergal, with missionary experience in Mozambique, crosses borders.

One of the staff tells us that they try to help the inmates, although it is not always possible, because some of them are very nervous and are slow to confront others. They are concerned about suicide attempts. As we pass through corridors and wards, Fergal opens and closes doors every few minutes. After five years, he knows the place inside out. From time to time, an alarm sounds. The doors open only for a short distance. The poor people held here in some way resemble a parable.  In such an environment, the weight of the lack of freedom, of family remoteness, is felt. It seems, as in Bethlehem, that there is also a little "inn" for them in the global village, except this inn is a well closed cave from which they cannot escape.

We also talked to chaplains of other religions (Muslims, Buddhists, Hindus, etc.) and saw the different places of worship. Each one, from their own faith, tries to be a channel of hope for these people who are going through the hardships of isolation. Fergal has the gift of closeness and naturalness. He introduces us: "These are my bosses from Rome". Then an inmate spontaneously commented: "He's a very good person". You can see the appreciation and trust they have in him. A Romanian adult approached him with some papers and told him the latest news. The Poles complained to him about the six-week quarantines due to the Covid rules:  "Imagine 6 weeks in total isolation here in a cell".

Our brothers in London are a very small group. They serve two parishes, where the queues of needy people asking for food, a sandwich or a place to have tea have increased. They also look after one of our religious, who is ninety-one years old.  Fergal is particularly happy about his service in the prison and delighted that we have been able with him to visit the imprisoned brothers. A plane flies over the prison, resounding freedom. Surely this Christmas Jesus is born at Heathrow - not at the airport but in two large wards with barbed wire, high fences and endless gates. Jesus is born in Heathrow because he identifies with those who are in prison. In the midst of criss-crossed corridors, it really is the foolishness of God that is present among the discarded and which sustains the world.

21 Magazine (December 2021)



Jesús nace en Heathrow

por Fernando Cordero sscc

En la visita a nuestros hermanos en Londres, Jean Blaise Mwanda y un servidor hemos sido testigos de una realidad bien sufriente en un lugar totalmente clausurado, aún más si cabe por la pandemia. Gracias al empeño de nuestro hermano Fergal Maguire, uno de los capellanes del Centro de Deportación de Inmigrantes de Heathrow, hemos podido pasar una tarde dialogando con algunos de los 2000 internos que conforman esta prisión. “Llevamos tres días aquí. Somos de Irak, Irán y Siria”, nos comenta un joven iraní, mientras nos presenta a sus compañeros. Allí están en círculo intentando responder a tantas preguntas que brotan en las primeras jornadas del ingreso. Algunos están allí por delitos, otros por no tener documentación, a miles de kilómetros de su tierra. Fergal, con experiencia misionera en Mozambique, atraviesa fronteras.

Uno de los funcionarios nos comenta que intentan ayudar a los internos, aunque no siempre es posible, porque algunos están muy nerviosos y se enfrentan violentamente a otros. Les preocupan los intentos de suicidio. Mientras íbamos pasando por corredores y pabellones, Fergal va abriendo y cerrando puertas cada pocos metros. Se conoce, después de cinco años, el lugar al dedillo. De cuando en cuando suena alguna alarma. Las puertas se abren solo para un pequeño tramo. Se asemejan a una parábola de estas pobres personas aquí recluidas. En el ambiente se nota el peso de la falta de libertad, de la lejanía familiar. Parece que, como en Belén, tampoco hay “posada” para ellos en la aldea global, solo una cueva bien cerrada para que no puedan escaparse.

También hablamos con capellanes de otras religiones (musulmanes, budistas, hinduistas, etc.). Vemos además los diferentes lugares de culto. Cada cual, desde su fe, intenta ser cauce de esperanza para estas personas que transitan por la dureza del aislamiento. Fergal tiene el don de la cercanía y la naturalidad. Nos va presentando: “Estos son mis jefes que vienen de Roma”. Enseguida, un interno comenta espontáneamente: “Es muy buena persona”. Se nota el aprecio y la confianza que tienen en él. Un adulto rumano se acerca con unos papeles y le comenta una última noticia. Los polacos le expresan sus quejas por las cuarentenas de seis semanas con motivo de las normas del Covid: “Imagínate 6 semanas totalmente aislados aquí en una celda”.

Nuestros hermanos en Londres son un grupo muy pequeño. Atienden dos parroquias, en las que se han incrementado las filas de los necesitados pidiendo comida, un sándwich o un lugar para tomar el té. Cuidan a uno de nuestros religiosos con noventa años. Junto a ello, este servicio en la cárcel, que a Fergal le hace particularmente feliz. Está satisfecho con que hayamos podido estar con él visitando a los hermanos recluidos. Un avión sobrevuela la prisión, resonando libertad. Seguro que esta Navidad Jesús nace en Heathrow. No en el aeropuerto. En dos grandes pabellones con alambradas de espino, altas verjas y un sinfín de puertas. Porque él se identificó con los que están en la cárcel. Porque en medio de pasillos entrecortados, es realmente la locura de Dios de hacerse presente entre los descartados la que sostiene el mundo.

En revista 21 (diciembre 2021)




Saturday, November 6, 2021

Cimetière d'Issy-Les-Moulineaux / Cemetery of Issy-Les-Moulineaux / Cementerio de Issy-Les-Moulineaux


par Remi Liando sscc

Le 1er novembre 2021, j'ai enfin réussi à rendre hommage à nos frères qui ont été enterrés au cimetière d'Issy-Les-Moulineaux (France).

Les pierres tombales comprennent les noms des frères: Raphael Bonamie, Euthyme Rouchouze, Georges Piriou, Claude Cevaer, Jean-Louis Ledoux, Jean du Cœur de Jésus d’Elbée, and Fridolin Geyer.

En union de cœur avec eux et avec vous tous, j'ai offert une prière pour la vocation et la mission de notre Congrégation SSCC.

Ce fut un bonus surprise lorsque j'ai découvert que le cimetière est situé au bout de la rue Tolstoi où j'ai vécu de novembre 1985 à février 1986. Tout en apprenant le français à l'Alliance Française, j'ai participé au C.E.P., où le p. Michel Cerles sscc et le p. Guy-René de Bourmont sj étaient aumôniers de cette organisation étudiante.

by Remi Liando sscc

On November 1, 2021, I finally managed to pay respect to our brothers who were buried in the cemetery of Issy-Les-Moulineaux (France)

The tombstones include the names of brothers:

Raphael Bonamie, Euthyme Rouchouze, Georges Piriou, Claude Cevaer, Jean-Louis Ledoux, Jean du Cœur de Jésus d’Elbée, and Fridolin Geyer.

In union of hearts with them and with all of you, I offered a prayer for the vocation and mission of our SSCC Congregation.

It was surprise bonus when I discovered that the cemetery is located at the end of Rue Tolstoi where I lived from November 1985 until February 1986. While learning French at Alliance Française I participated in C.E.P., where Fr. Michel Cerles sscc and Fr. Guy-René de Bourmont sj were chaplains for this student organization.

por Remi Liando sscc

El 1 de noviembre de 2021, por fin pude rendir homenaje a nuestros hermanos enterrados en el cementerio de Issy-Les-Moulineaux (Francia)

Las lápidas incluyen los nombres de los hermanos: Raphael Bonamie, Euthyme Rouchouze, Georges Piriou, Claude Cevaer, Jean-Louis Ledoux, Jean du Cœur de Jésus d'Elbée y Fridolin Geyer.

En unión de corazones con ellos y con todos ustedes, ofrecí una oración por la vocación y la misión de nuestra Congregación SSCC.

Fue una sorpresa cuando descubrí que el cementerio se encuentra al final de la calle Tolstoi, donde viví desde noviembre de 1985 hasta febrero de 1986. Mientras aprendía francés en la Alianza Francesa, participé en el C.E.P., donde el P. Michel Cerles sscc y el P. Guy-René de Bourmont sj eran capellanes de esta organización estudiantil.


Monday, October 18, 2021

God’s call: My experience of ordination to the priesthood



by William Gural sscc

    I was a bit nervous at my ordination, but also very thankful and filled with wonder and awe.  Many in our parish and beyond worked hard to make this ordination mass beautiful and God glorifying.   Processing down the aisle the last time as a deacon, I felt deep reverence for God and gratitude for God’s love and this life-giving sacrament.

     Bishop Edgar da Cunha’s homily at the ordination really hit home.   He spoke about vocation essentially being God’s gift and work.  God equips those called, not call those who are qualified.  The vocation is not because of us.  God gives us the grace.  I too many times worry and think about my work, and too often forget that our lives are in God’s hands.  If we rely on our talents, we will be frustrated and disappointed, but if we depend on God, we will be satisfied.   We need to get out of the way, and let Jesus do what He wants in our lives.

     As with his homily at my diaconal ordination, Bishop Edgar had words of challenge and admonition.   The ordination is not for myself, but in order to serve God and the people.  The bishop reiterated the gospel message of Jesus coming to serve, not to be served.  If we seek ordination for honor and privilege, we are on the wrong track.  Pope Emeritus Benedict said if we come to ordination to enhance our prestige and power, we have misunderstood ministry.  These sobering words were helpful amid the splendor and majesty of the ordination liturgy.  While this splendor reflected the glory of God and His divine beneficence, we are called to be humble servants.   Bishop Edgar quoted St. Teresa of Calcutta: “We are not called to be successful; we are called to be faithful.”  This was a strong reminder to maintain that inner fidelity to Christ, and have this faithfulness manifest in my actions: serving God and His people in the Eucharist, reconciliation, preaching, prayer, and pastoral care.   I hope my whole life is a witness of Christ and a channel of God’s grace.

       Bishop Edgar also told me the Sacred Hearts need my faith, my prayer and my service- unconditionally.  I feel this even more acutely as we lost a very generous, hard-working, faithful, dynamic “Energizer Bunny” priest, Fr. Chris Keahi just today, Oct. 17th.  

      The first mass (Thanksgiving mass) was also very moving.   It was such a blessing to preside at the altar and be the main celebrant while being assisted by the deacon and two concelebrating priests, Fr. Stephen Banjare, the pastor of St. Joseph’s, and Fr. Lane Akiona, our provincial of the U.S. Province.  It was touching to worship the Lord together with a full house at the mass and see many people I had not seen in a while.   It was quite a blessing for me to experience so many people wanting to be with God in this liturgy, and to give me a boost as I begin my priestly life and ministry.  It was a huge blessing or me to help others - in a small way - in their relationship with God and one another.  I feel so blessed to receive so much love from the people and from God, and to experience their trust in the ministerial priesthood.  I want to share this love serving as a shepherd for Christ’s kingdom, uniting them more closely with God, Father, Son, and Holy Spirit, who loves us so.