Monday, January 9, 2017

C’EST DEPUIS 50 ANS

HACE 50 AÑOS

FIFTY YEAR AGO


Camille SAPU MALANGU, ss.cc.

Camille
Camille, 1993
Tout ce que je veux partager est bien une lecture partielle de cette grande présence des Sacrés Cœurs au Congo. Je ne me limiterai seulement qu’à Kinshasa à partir de 1966, en ne touchant que les confrères espagnols. Bien qu’à l’époque, il y avait encore quelques  confrères belges, je ne suis pas à mesure de vous dire qui et qui car je n’ai pas vécu avec eux, ni cohabité avec eux. C’est maintenant à Leuven que je eu l’occasion de me rencontrer  avec nos confrères qui ont été à Kinshasa (par exemple les pères Rémi Jacobs, René Obbels,  Gérard Denys …). Mais, permettez-moi de ne pas parler que de confrères espagnols.

Les deux premiers confrères espagnols, Joaquin SALINAS et Alberto PEREDA,  sont arrivés à Kinshasa le 26 novembre 1966.

1.     Pourquoi sont-ils venus à Kinshasa ?

Comme vous le savez, les premiers Sacrés Cœurs de Picpus venus dans notre pays, la République Démocratique du Congo, ont été tous des Belges. L’histoire nous dit qu’ils sont arrivés à Kinshasa en 1931 et au Diocèse de Kole, en 1932. Ces premiers missionnaires de la Congrégation ont accepté aussi de prendre quelques paroisses dans la ville de Kinshasa. Ils ont été principalement à N’djili (Sainte Agnès, Sainte Thérèse, Sainte Famille et Saint Théophile à Kimbanseke). Après l’indépendance du pays en 1960 et les années qui suivirent l’indépendance, le nombre des confrères Belges avait diminué considérablement à Kinshasa. La Belgique n’était plus à mesure de supporter la mission dans la ville et dans la province du Kasaï. Elle fera appel à la Congrégation, plus précisément à la Province d’Espagne (aujourd’hui Province Ibérique). Celle-ci, bien que tournée vers l’Amérique Latine à cause de la langue et de l’histoire, a accepté d’envoyer les confrères en Afrique, particulièrement à Kinshasa. Les deux premiers « pionniers » furent donc Joaquin SALINAS (Père Jacques) et Alberto PEREDA (Père Alberto) qui est actuellement missionnaire au Paraguay.

St. Frederic
2.     Comment ont-ils orienté leur mission ?

Après l’apprentissage de la langue et la connaissance du milieu, et après quelques années les deux pionniers ont fait aussi appel à un renfort à leur province d’origine. Avec l’arrivée des autres prêtres espagnols, et le retour du Père Jacques à cause de sa santé, nos frères espagnols sont arrivés à Masina I en construisant écoles, paroisses tout en cherchant à être plus proche de gens.

Il y eût un moment où la Région Apostolique Kinshasa-Est était en grande partie « dirigée » par la Congrégation. Bien que toutes les paroisses de ce coin ne furent pas entre les mains des confrères espagnols. Nous avons desservis à un certain moment : à Masina (Mama wa Boboto, Saint Barthélemy, Cœur Immaculé de Marie, Saint François Xavier) ; à N’djili (Sainte Thérèse, Sainte Agnès) ; à Kimbanseke (Saint Fréderic, Saint Théophile, Saint Athanase).

Dans toutes ces paroisses, l’animation chrétienne, la formation des catéchistes, la formation des jeunes, la préparation aux sacrements et les actions sociales pour le développement du quartier furent la ligne d’action de nos frères.

1972.12, St. Famille, Germán Fresan sscc

3.     Le grand moment de l’histoire de la Congrégation à Kinshasa

Après plusieurs années du travail pastoral dans l’Archidiocèse de Kinshasa, la Congrégation s’est posé sérieusement la question de son « implantation » en Afrique (Kinshasa et Moçambique). Le grand tournant viendra quand le Chapitre Général de 1988 acceptera à ce que la Congrégation s’implante en Afrique.

Ce grand moment a eu aussi une conséquence pratique dans l’organisation de nos confrères. Ils ont pris la décision de laisser ou mieux de donner certaines paroisses à l’Archidiocèse. L’octroi de ces paroisses fut en partie à cause de la formation initiale qui demandait la présence des formateurs. Nos confrères étaient tous curé d’une ou de deux paroisses. Alvaro de Luxan, le premier formateur espagnol à Kinshasa, était curé à Mama wa Boboto et à Saint Barthelemy.

Mikondo, Germán Fresán sscc

4.     Que pouvons-nous retenir de ces 50 ans ?

Novitiate 1997-98 Adalbert, Jean-Blaise, Willy
Je sais qu’il y a eu beaucoup de confrères qui sont venus semer l’évangile dans notre ville-capitale pour qu’aujourd’hui nous soyons ce que nous sommes. La liste de confrères (espagnols, polonais ou belges) est longue au risque d’oublier certains. Tous ont participé, chacun à son temps et selon ses capacités, à la construction de la Province dite aujourd’hui Province d’Afrique. Nous sommes tous, sans le savoir, les fruits de leur effort et de leur donation à Dieu.

La liste pour nos sœurs est tellement longue que je ne m’hasarde pas, non plus, de les nommer. Je sais que nos frères espagnols ont beaucoup travaillé dans certaines de nos paroisses avec nos sœurs. Ce qui a fait que bien de choses dans la formation initiale, jusqu’à nos jours, soient faites sœurs et frères. Nos frères et nos sœurs aînées nous ont appris à vivre cette unité de la Congrégation.

Aujourd’hui, 50 ans après, nous pouvons dire que nos frères (et nos sœurs) nous ont appris :

-         A répondre positivement à l’appel de Dieu malgré les difficultés. Nous nous réjouissons de ce que nous avons, mais tentons d’imaginer combien ça coutait aux aînés.

-         A porter la mission de la Congrégation dans son cœur et dans sa vie. Nous sommes ensemble parce que Dieu nous a appelés dans cette famille religieuse. Notre mission ne doit être autre que celle de notre convocation.

-         A trouver les moyens pour faire sortir notre société de la pauvreté (intellectuelle ou matérielle). La première école primaire de mon quartier fut construite par nos pères. Sans cela, nous aurions fait de kilomètre pour pouvoir étudier.

-         A être content de notre famille religieuse et fière d’y appartenir. Cela ne signifie pas entrer dans une famille sans problème, ce qui sera une utopie. C’est arriver à accepter l’histoire de sa famille avec humilité, amour et courage.

-         A penser comment les générations futures pourraient parler de nous un demi-siècle après. Ils ont fait leur travail. Ils ont accompli leur mission. Qu’en sera-t-il de toi et de moi d’ici les prochaines 50 années ? Comment allons-nous écrire notre histoire ?

-         A écrire l’histoire de la Congrégation pour le bien de la postérité.

-         A mettre le Christ et son Evangile au centre de tout.

-         A dépasser tout clivage pour ne se centrer que sur l’essentiel : la manifestation de l’amour de Dieu au monde.

1993, prèmiere profession Camille Sapu . Santiago López sscc et Germán Fresán sscc
5.     La situation actuelle de la Province 50 ans après

C’est vrai que l’histoire de la Province n’a pas 50 ans. Elle n’a qu’une quinzaine d’années. Aujourd’hui Kinshasa et Moçambique ne forment qu’une et une seule province, dite Province d’Afrique. La formation initiale dans la Province a commencé autour de 1988. Aujourd’hui, le tableau se présente comme suit :
14 aspirants
15 Candidats
15 Postulants
3 Novices
31 frères, dont 8 des vœux temporaires et 23 des vœux perpétuels. Entre ceux de vœux perpétuels, il y a 8 non-africains et 15  africains.

Ce tableau est promettant grâce à Dieu et au travail conjugué de tous les religieux (passés ou présents) dans la Province. Nous ne cesserons de remercier les efforts de nos frères et sœurs ainées durant ces 50 ans. Ces fruits de vocations tombent parce qu’ils ont « osé » semer dans la bonne terre.


Merci à Dieu pour avoir envoyé la Congrégation en Afrique !


1993, "Coudrin", Fête du Bon Père. Luis Felipe Soto sscc, Cécile Duffey sscc
Camille, Teresa Sánchez sscc









HACE 50 AÑOS

Lo que quiero compartir no es más que una lectura parcial de la gran presencia de los Sagrados Corazones en el Congo. Me limitaré sólo a Kinshasa a partir de 1966, refiriéndome sólo a los hermanos españoles. Aunque en aquel momento todavía había algunos hermanos belgas, no sería capaz de decir quiénes, ya que no he vivido ni convivido con ellos. Ha sido sólo cuando he estado en Lovaina cuando he tenido la oportunidad de reunirme con hermanos que estuvieron en Kinshasa (por ejemplo, los padres Rémi Jacobs, René Obbels, Gerard Denys ...). Pero permitidme que hable solo de los hermanos españoles.

Los primeros dos hermanos españoles, Joaquín Salinas y Alberto Pereda, llegaron a Kinshasa 26 de noviembre de 1966.

Coudrin, con las familias de los postulantes


1. ¿Por qué vinieron a Kinshasa?
Como saben, los primeros Sagrados Corazones de Picpus que llegaron a nuestro país, la República Democrática del Congo, eran todos belgas. La historia nos dice que llegaron a Kinshasa en 1931 y a la diócesis de Kole en 1932. Los primeros misioneros de la Congregación también aceptaron algunas parroquias en la ciudad de Kinshasa. Estaban fundamentalmente en N'djili (Santa Inés, Santa Teresa, Sagrada Familia y San Teófilo en Kimbanseke). Después de la independencia del país, en 1960, y en los años posteriores, el número de hermanos belgas disminuyó significativamente en Kinshasa. Bélgica ya no era capaz de apoyar la misión en la ciudad y en la provincia de Kasai. Hizo un llamamiento a la Congregación, más específicamente a la Provincia de España (Provincia Ibérica en la actualidad). Esta última, a pesar de estar más orientada hacia América Latina a causa de la lengua y de la historia, acordó enviar hermanos a África, concretamente a Kinshasa. Los dos primeros "pioneros" fueron, por tanto, Joaquín Salinas (Père Jacques) y Alberto Pereda (Père Alberto), quien se encuentra actualmente como misionero en Paraguay.

Construcción de "Coudrin"

2. ¿Cómo orientaron su misión?
Después de aprender la lengua y conocer el medio ambiente, y después de algunos años, los dos pioneros también hicieron la petición a su provincia de origen para que enviara refuerzos. Con la llegada de otros sacerdotes españoles, y el retorno del padre Jacques debido a su salud, nuestros hermanos españoles llegaron a Masina I, construyendo escuelas, parroquias, mientras que trataban de estar los más cerca posible de la gente.

Hubo un momento en que la región apostólica de Kinshasa Oriente estaba en gran medida "dirigida" por la Congregación, aunque no todas las parroquias de esta área se encontraban en manos de los hermanos españoles. Hemos servido en algún momento u otro: en Masina (Mama wa Boboto, San Bartolomé, Corazón de María, San Francisco Javier); en N'djili (Santa Teresa, Santa Inés); y en Kimbanseke (St. Frederick, San Teófilo, San Atanasio).

En todas estas parroquias, la animación cristiana, la formación de los catequistas, la educación de la juventud, la preparación sacramental y las acciones sociales para el desarrollo de la zona, fueron la línea de acción de nuestros hermanos.

Mokali. Grupo catequesis

3. El gran momento de la historia de la Congregación en Kinshasa
Después de varios años de trabajo pastoral en la Arquidiócesis de Kinshasa, la Congregación se planteó seriamente la cuestión de la “implantación” en África (Kinshasa y Mozambique). El punto de inflexión se producirá cuando el Capítulo General de 1988 acepte que la Congregación se implante en África.

Este gran momento tuvo también una consecuencia práctica en la organización de nuestros hermanos. Tomaron la decisión de abandonar, o mejor de entregar, algunas parroquias a la Arquidiócesis. La salida de estas parroquias se debía en parte a la formación inicial que requería la presencia de formadores. Nuestros hermanos eran todos párrocos de una o dos parroquias. Álvaro de Luxán, el primer formador español en Kinshasa, era párroco de Mama wa Boboto y de San Bartolomé.

Coudrin; Germán Fresán, Javi Garito, Álvaro de Luxán, Javier Álvarez-Ossorio

4. ¿Qué podemos aprender de estos 50 años?
Sé que hay muchos hermanos que vinieron a sembrar el Evangelio en nuestra capital para llegar a ser lo que hoy somos. La lista de los hermanos (españoles, polacos y belgas) es larga, con el riesgo de olvidar algunos. Todos participaron, cada una en su momento y de acuerdo con su capacidad, a la construcción de la provincia hoy llamada “Provincia de África”. Todos somos, sin saberlo, frutos de su esfuerzo y su dedicación a Dios.

Germán Fresán sscc

La lista de nuestras hermanas es tan larga que yo no me atrevo tampoco a nombrarlas. Sé que nuestros hermanos españoles han trabajado en algunas de nuestras parroquias con nuestras hermanas. Lo que ha hecho que muchas cosas en la formación inicial, hasta hoy día, se hagan conjuntamente entre hermanos y hermanas. Nuestros hermanos y hermanas mayores nos han enseñado a vivir esta unidad de la Congregación.

Bonae Noviciado 2004-05, André Kibeti, profesión primera

Hoy, 50 años después, podemos decir que nuestros hermanos (y hermanas) nos han enseñado:
- A dar una respuesta positiva a la llamada de Dios a pesar de las dificultades. Nos alegramos de lo que tenemos, pero tratamos de imaginar cuánto les costó a nuestros mayores.
- A llevar la misión de la Congregación en su corazón y en su vida. Estamos juntos porque Dios nos ha llamado a esta familia religiosa. Nuestra misión no debe ser otra que la de nuestra común vocación.
- A encontrar los medios para hacer salir a nuestra sociedad de la pobreza (intelectual o material). La primera escuela primaria en mi barrio fue construida por nuestros padres. ¡Sin ella, tendríamos que haber hecho kilómetros para estudiar!
- A estar contentos con nuestra familia religiosa y orgullosos de pertenecer a ella. Esto no quiere decir entrar en una familia sin problemas, lo que sería una utopía. Se trata de llegar a aceptar la historia de familia con humildad, amor y coraje.
- A pensar cómo las generaciones futuras puedan hablar de nosotros dentro de medio siglo. Ellos hicieron su trabajo. Ellos cumplieron su misión. ¿Cómo será el mío y el tuyo en los próximos 50 años? ¿Cómo escribiremos nuestra historia?
- A escribir la historia de la Congregación para bien de la posteridad.
- A para poner a Cristo y su Evangelio en el centro de todo.
- A superar cualquier escisión para no centrarse sino en lo esencial: la manifestación del amor de Dios en el mundo.

Coudrin.  Germán, Álvaro, Javier y Camille

5. La situación actual de la provincia después de 50 años
Es cierto que la historia de la Provincia no tiene 50 años. Cuenta con sólo quince años. Hoy Kinshasa y Mozambique forman una sola provincia, llamada Provincia de África. La formación inicial en la Provincia comenzó alrededor de 1988. Hoy en día, la situación es la siguiente:
14 aspirantes
15 candidatos
15 postulantes
3 novicios
31 hermanos, de los cuales 8 de votos temporales y 23 de votos perpetuos. Entre los de votos perpetuos, hay 8 no africanos y 15 de África.

Esta tabla es prometedora, gracias a Dios y al esfuerzo conjunto de todos los religiosos en la Provincia (los del pasado y los del presente). No dejaremos de dar gracias a los esfuerzos de nuestros hermanos y hermanas mayores durante estos 50 años. Estos frutos de vocaciones llegan porque se “atrevieron” a sembrar en buena tierra.
¡Gracias a Dios por enviar a la Congregación a África!

24.09.1994  Inicio noviciado, Camille
MOKALI. Román Elizalde, Luis Felipe Soto, Mercdes Páramo, Germán y Celestin sscc


FIFTY YEAR AGO


What I want to share is no more than a partial reading of the great presence of the Sacred Hearts in the Congo. I limit myself to Kinshasa beginning in 1966 referring only to the Spanish brothers. Although at that time there were also some Belgium brothers I would not be able to say who since I never lived with them. It was only when I was at Louvain that I had the opportunity to meet with the brothers who were in Kinshasa (for example, Remi Jacobs, Rene Obbels Gerard Denys…).  So permit me to speak only of the Spanish brothers. The first two Spanish brothers Joaquin Salinas and Alberto Pereda, came to Kinshasa November 26, 1966.

Boane , noviciado 2005-06

1. Why did they come to Kinshasa?
As is known, the first Sacred Hearts who came to our country the Democratic Republic of the Congo were all Belgians. History tells us that they came to Kinshasa in 1931 and to the diocese of Kole in 1932. The first missionaries of the Congregation also accepted some parishes in the city of Kinshasa. Originally these were in N’djili (Saint Ignatius, Saint Teresa, Holy Family and Saint Theophilo in Kimbaseke). Since the indeoendence of the country in 1960 and in the following years, the number of Belgium brothers went down significantly Belgium could no longer support the mission in the city and in the Province of Kasai. There was a call made in the Congregation, more specifically to the Province of Spain (today Province of Iberíca). Despite being more oriented to Latin America because of language and history, agreed to send brothers to Africa in fact to Kinshasa. The first two pioneers were therefore, Joaquin Salinas (Père Jacques) and Alberto Pereda (Père Alberto) who is currently a missionary in Paraguay.


Coudrin.  Germán and Camille (1994)

2. How did they orient the mission?
They learned the language and got to know the environment and after some years, the two pioneers made a petition to their Province of origin to send reinforcements. With the arrival of other Spanish priests and the return home of Father Joaquin for reasons of health, our Spanish brothers came to Masina 1, building schools parishes, while they tried to be as close as possible to the people.  There was a time when the whole apostolic  region of east Kinshasa was to a great extent, directed by the congregation although not all the parishes of this area where in the hands of the Spanish brothers.  We have in one moment or other served: in Masina (Mama wa Boboto, Saint Bartholomew, Heart of Mary, Saint Francis Xavier); in N’djili (Saint Teresa,Saint Ignatius); and in Kimbanseke (St. Frederick,St. theophilo, St. Anastatius).

In all these parishes, Christian animation, the formation of the catechists, the education of the youth, sacramental preparation and social action for the development of the area made up the pastoral agenda for our brothers.

01.1994 Noviciado Boane

3. The Heyday of the History of SSCC in Kinshasa
Many years of pastoral work in the Archdiocese of Kinshasa passed. Then the Congregation seriously entertained the question of the implantation of the SSCC in Africa (Kinshasa and Mozambique).  The turning point came when the General Chapter of 1988 agreed that the Congregation would implant itself in Africa.

This great moment had also a practical consequence in the organization of our brothers.  They made the decision to abandon, or better, to turn over to the Archdiocese some of the parishes. The departure from these parishes was due in part to Initial Formators which required the presence of formators. Our brothers were all pastors of one or two parishes. Álvaro de Luxán, the first Spanish formator in Kinshasa was the pastor of Mama wa Boboto and Saint Bartholomew.

Noviciado 93-94. Germán. Merdard and Paulin Kadumo sscc

4. What can we learn from these Fifty years?
Yes, many brothers came to sow the Gospel in our Capital to arrive at what we are today. The list of brothers (Spanish, Polish, Belgium) is large with the risk of forgetting some.  All participated each in his own time and in accord with his talents in the putting together the structure called today “The Province of Africa.” We are all, without knowing it, the fruit of their effort and their dedication to God.

The listing of our sisters is as large which I would not undertake to name. Many of our Spanish brothers worked in our parishes with our sisters; they have done much together in Initial formation and even till today they work together, brothers and sisters.  Our older brothers and sisters have taught us to live this unity in the Congregation.

Today, fifty years later, we can say that our older brothers and sisters have taught us:
-       To give a positive answer to the call of God despite the difficulties. We are happy with what we have; however we can imagine what this cost our elders.
-       To carry on the mission of the Congregation in heart and life. We are together because God called us to this religious family. Our vocation ought not to be other than that of our common vocation.
-       To get the means to take our society out of poverty (intellectual and material). The first primary school in my neighborhood was constructed by our Fathers. Without that, we would have had to travel miles for an education!
-       To be content with our religious family and to be proud of belonging to it. This doesn’t mean being in a family without problems, a would-be utopia! It means accepting the history of the family with humility, love and courage.
-       To think of how future generations can think of us within a half century. They did their work. They fulfilled their mission.  What will be my history and your history in the next fifty years? How will we write our history?
-       To write the history of the Congregation for the good of those who come after us
-       To put Christ and his Gospel at the center of everything
-       To overcome any split to concentrate on nothing else than what is essential: the manifestation of the love of God in the world

Coudrin. Candidates 1993-94

5. The present situation of the Province after 50 years
The Province hasn’t been there for fifty years. It counts only 15. Today Kinshasa and Mozambique form a single province, named the Province of Africa. Initial formation in the Province began around 1988. Today the situation is as follows:
14 aspirants
15 candidates
15 postulants
3 novices
31 brothers, of whom 8 are in temporary vows and 23 perpetual. Among the later, 8 are non- African, 15 are from Africa. 

This tableau is promising, thanks to God and to the combined energy of all the religious in the Province (those of the past and those present). Let us not stop giving thanks for the energies of our senior brothers and sisters during these fifty years.  The fruit of these vocations came because they dared to sow in good ground.

Thanks be to God… for sending the Congregation to Africa!  

2016, Boane


Friday, December 23, 2016

EXPÉRIENCE « MOLOKAI »  à  SALAMANQUE  (ESPAGNE)


THE EXPERIENCE "MOLOKAI" in SALAMACA (SPAIN)


LA EXPERIENCIA “MOLOKAI” en SALAMACA (ESPAÑA)


Noemí García Carlos sscc


L’expérience « Molokai » a commencé en 2011 à Madrid. Ce fut  une réponse  que nous  cherchions  pour lancer  un parcours catéchétique dans nos centres éducatifs. Dans ce but, Maria García Olloqui sscc et moi,  avons pris contact avec différentes ONG et mouvements qui, à Madrid, soutiennent des initiatives de bénévolat. D’abord  nous avons rencontré beaucoup de difficultés parce que ce projet s’adressait à  des mineurs, mais nous avons fini par nous mettre d’accord avec un groupe qui avait envie de se développer  et de se rendre plus présent auprès des personnes sans domicile fixe. Pendant un mois, nous sommes sortis avec eux,  la nuit,  de 11h.30  à 2 heures, et en ces circonstances,  voyant  des visages concrets, eux, des universitaires, des gens mariés, des personnes au chômage, les voir donner de leur temps, de leurs sommeil, au service de la rue… en rentrant  chez nous, nous avons senti qu’en nous des choses bougeaient.

Sur le chemin de retour, dans le  métro, nous nous sommes mises toutes les deux à  penser à Damien. Il  avait été transformé, lui,  par les gens de Molokai et cette expérience l’avait  conduit à une union définitive  avec Dieu. C’est cette expérience   que nous souhaitions partager avec nos jeunes du baccalauréat !

Nous avons organisé le  bénévolat avec diverses  propositions de service, en insistant  dès le départ, sur la force de  l’expérience. « Viens te mettre à genoux et fais l’expérience d’un changement au plus profond de ton cœur ». Et en  partant de notre propre expérience nous nous sommes engagés à transmettre ce que nous portions en nous. Expérience de parler peu et accueillir beaucoup.

Au début et avec  les changements liés aux conditions de la vie religieuse, je fus amenée à vivre à Salamanque, là même où j’avais reçu autrefois, dans un mime,  l’annonce de l’Évangile et le début d’une expérience de Dieu. Je me suis souvenu que  là se situait un  passage  pour un jeune de l’Université. Alors  « Molokai » m’est revenu en mémoire et se présentait comme possibilité pour  ce jeune. En toute fraternité j’ai pu le  partager avec Olloqui et nous avons évoqué la possibilité de travailler avec les jeunes pour qu’un jour ils puissent faire l’expérience du service « Molokai » et découvrir l’esprit des Sacrés Cœurs. Ainsi, à Salamanque, avec Nuria Lobo sscc et Merecedes Bayo sscc, nous avons posé  les bases du  projet de  « pandano » et « kaikit ».

« Pandano » : c’est parcourir  les rues  de Salamanque et apporter un peu de chaleur aux passants qui déambulent  sans but ni lieu. Et « kaikit », c’est  le nom que  nous avons  donné à une  salle de jeux, où Bea García Comyn sscc, avait fait de l’animation  lors de son séjour à Salamanque et  qu’elle-même  avait déjà  lancé dans le quartier de Pizarrales. Ainsi, nous nous sommes mis ensemble pour commencer cette aventure  en posant des affiches, en entamant des conversations amicales. En relation avec  la Croix Rouge, Caritas Salamanque et la pastorale sociale diocésaine, nous avons marqué le lancement  de ce projet, en mettant bien  l’accent sur  notre souhait d’offrir  un cheminement  pastoral à partir du service et de l’accueil. Ainsi nous  mettions l’accent non seulement sur la tâche à réaliser, mais aussi sur ce qui pouvait advenir.


            Au cours de  la deuxième année de fonctionnement de ces services,  d’autres commencèrent  à prendre  contact avec nous : des  congrégations  de la ville qui ont des collèges  et souhaitent offrir un service semblable à leurs jeunes. Egalement nous ont fait appel des institutions qui ont, en  ville,  des programmes d’insertion et de promotion, mais manquent de bénévoles. De là sont nées d’autres propositions de bénévolat, sur le même schéma :

Kalaupapa : un  établissement pour mères célibataires ; Molokai s’occupe des enfants de ces mères.

Waikiki : du soutien scolaire pour des  enfants de familles déstructurées, suivi par les Salésiens dans leur  Centre de la jeunesse.

Wapoo : un travail de  rue dans le quartier de San Jose avec les « Dehoniens » (Religieux du Sacré Cœur de Saint Quentin)  et les religieuses de la Consolation.

Poi-poi : un projet consistant, le dimanche, en une invitation  aux  sans-abri pour partager une assiette de riz avec du poulet,  échanges et enfin un temps de conclusion où  le groupe de jeunes invite à  partager ce qui vient d’être vécu dans une célébration de l’Eucharistie.

« Voyage à Molokai » : un parcours  pour des jeunes qui veulent faire explicitement une expérience de foi,  sous forme de camp de travail, en cherchant  les ressources offertes dans la ville et en terminant  par la prière et un regard sur le monde des plus défavorisés,  pour apprendre  à y  rencontrer Dieu.

 Il y a aussi un nouveau projet, en collaboration avec Caritas et l’équipe de la pastorale des jeunes. Nous l’avons baptisé « Heureux de servir ». C’est un programme  de sensibilisation et d’action pour les écoles et instituts de la ville dans un but d’approfondissement pour les élèves de  4ème de ESO  (entre  15 et 16 ans) jusqu'à la 2° année du Baccalauréat (entre 17 et 18 ans).

Ce projet est  toujours allé  en se développant,  avec la participation de nombreuses autres personnes qui se sont  engagées avec nous, en plus des sœurs qui sont passés par là  et qui ont fait leur ce projet, aussi bien à Madrid qu’à Salamanque. Il faut reconnaître  le travail de Miriam Ozcoidi sscc pour faire avancer le premier « voyage à Molokai » et l’expérience de « Poi-poi » ; elle a  su organiser et    transmettre l’esprit de Damien. Et bien sûr le  soutien généreux de María Jesús Rubio (mère de Pablo Bernal sscc), qui, depuis le début s’est engagée  avec nos folies et nous a aidé à faire  qu’aujourd'hui, nous pouvons accompagner un grand nombre de jeunes.

Il  nous reste une année à venir ; de nouveaux participants arrivent. Elena Díaz Muriel sscc a rejoint la communauté du père Damian et elle s’occupera  de l’expérience du « voyage » cette année. Ainsi il nous reste  beaucoup à offrir et à vivre avec « Molokai ».


THE EXPERIENCE "MOLOKAI" in SALAMACA (SPAIN) 
The Molokai experience began its journey in 2011 in Madrid. It was a response that we wanted to give, after implementing the catechetical itinerary in our schools. In this way, María García Olloqui sscc and I, we got in touch with different NGOs and movements that in Madrid, promote the experience of volunteering. There, we find many hits to offer this to minors, but we met up with a group, whose desire was to expand and make visible the homeless. We spent a month going out with them in the evenings, from 11:30 to 2 in the morning and there, after seeing concrete faces, after seeing them, university students, married, unemployed people, who gave their time, their nights, to service on the Street, , we noticed on returning home that something was changed being in us.

In the subway back, we both agreed to think of Damien who had been transformed by the people of Molokai and this experience led him to the inseparable union with God. This was what we wanted for our high school youth!


We organized volunteering, with different service proposals, but from the beginning taking note of the experiential. "You come to get down on your knees and experience a change in your heart." And from our own experience we involved ourselves in transmitting what we wanted to offer. Experience to speak little and welcome much.

From these beginnings, and with the changes brought about by our religious life, I went to live in Salamanca, where I indulged myself with the announcement of the gospel and the gateway to the experience of God. There I remembered that the young man at the university is a border place. And then, Molokai came back to my heart as a possibility to offer young people. Out of a sense of being sisters, I was able to share it with Olloqui and we dreamed of going to work with the young people so that one day they could find themselves one day identified with the Sacred Hearts and experience themselves in Molokai service. And so in Salamanca, alongside Nuria Lobo sscc and Merecedes Bayo sscc,  we laid the foundations to offer the pandano and kaikit experience.

Pandano is to walk the streets of the city of Salamanca and bring something warm to the people who wander the by-ways with neither direction or place. And kaikit was the name, which we gave to the playroom, which Bea Garcia Comyn sscc, during her time in Salamanca stimulated. This was already started in the neighborhood of Pizarrales. Thus, we got together to begin this journey together. We put up posters and initiated a conversation of shared interests with the Red Cross, Caritas Salamanca and the Diocesan Social Pastoral. We kicked off this proposal, highlighting our desire to offer a pastoral itinerary through service and the offer of oneself. Thus, we gave the space not only to the task, but to the follow-up asililation.

In the second year, other Congregations of the city that have schools and a desire to offer an opportunity like this to their youth began to contact us. Likewise, institutions that in the city have programs for the insertion and development of people but who need volunteers also called us. And from there have been born other volunteer proposals, which maintain the same scheme:

Kalaupapa: a house of single mothers; Molokai takes care of the children of these mothers.

Waikiki: support the Salesians in their youth center with the education of children from unstructured families.

Wapoo: street work in the neighborhood of San José along with the dehonians and sisters of Consolaciόn.

Poi-poi: a project that consists of inviting homeless people on Sunday to chicken with rice: tablefellowship, conversation, relaxed time. The group of young people concludes the experience with a space to share what they have  lived and to celebrate the Eucharist.

Way to Molokai: Some young people want to make a specific journey of faith, to know-through field work-the resources that are in the city. The experience concludes in praying and learning to look to find God in the world of the most disadvantaged.

There is also a new project carried out together with Caritas and the team of Youth Ministry. We have called it "Pleased to serve". We have carried out an awareness and action itinerary for schools and institutes in the city in which we offer a deepening path for students from the 4th year of ESO (around 15-16 years) to 2nd year (about 17-18 years old).

This project has been growing and with it the involvement of many other people who have been engaging with us. In addition, there are the sisters who have spent+ time here and who have been making the project their own, both in Madrid and Salamanca. We are grateful for the work of Miriam Ozcoidi sscc for the first Way to Molokai and the Poi-poi experience, which she coordinated and transmitted the spirit of Damian. And of course the always generous help of María Jesús Rubio (mother of Pablo Bernal sscc) who from the beginning has been putting up with our craziness and helping to the point that now we can handle a large number of youth.

Within a year we will have new alignments. Elena Díaz Muriel sscc is added to the community of Padre Damien and she will take care of the way this year just as much Molokai remains to be offered and lived. 


LA EXPERIENCIA “MOLOKAI” en SALAMACA (ESPAÑA)
La experiencia Molokai comenzó su andadura en el año 2011 en Madrid. Fue una respuesta que quisimos dar, tras implantar el itinerario catequético en nuestros centros educativos. De este modo, María García Olloqui sscc y yo, nos pusimos en contacto con distintas ONGs y movimientos que en Madrid, promueven la experiencia de voluntariado. Allí, encontramos muchas pegas para poder ofrecer esto a menores, pero coincidimos con un grupo, cuyo deseo era expandirse y hacer visible a las personas sin hogar. Estuvimos durante un mes saliendo con ellos por las noches, de 11:30 a 2 de la mañana y allí, tras ver rostros concretos, tras verles a ellos, universitarios, casados, personas en paro, que daban su tiempo, sus noches, al servicio de la calle, nosotras, volviendo a casa, notamos que algo nos estaba cambiado.

En el metro de vuelta, las  dos coincidimos en pensar en Damián, él había sido transformado por la gente de Molokai y esta experiencia le condujo a la unión inseparable con Dios. ¡Esto era lo que deseábamos para nuestros jóvenes de bachiller!


Organizamos el voluntariado, con diferentes propuestas de servicio, pero desde el principio, marcando la fuerza en lo experiencial. ”Vienes a ponerte de rodillas y experimentar dentro de tu corazón un cambio”. Y desde nuestra propia experiencia nos implicábamos en trasmitir lo que queríamos ofrecer. Experiencia para hablar poco y acoger mucho.

Desde estos inicios, y con los cambios que traen nuestra vida religiosa, me fui a vivir a Salamanca, allí, donde yo misma recibí con mimo el anuncio del evangelio y la puerta de entrada a la experiencia de Dios. Allí recordé, que es un lugar de frontera el joven de la universidad. Y entonces, Molokai vino de nuevo a mi corazón como una posibilidad para ofrecer a ese joven. En ese camino de fraternidad, pude compartirlo con Olloqui e ideamos el ir trabajando con los jóvenes para que algún día puedan encontrarse en la identidad sagrados corazones y en la experiencia de servicio Molokai. Así en salamanca junto a Nuria Lobo sscc y Merecedes Bayo sscc, pusimos las bases, para ofrecer la experiencia pandano y kaikit.


“Pándano”  es recorrer las calles de la ciudad de Salamanca y llevar algo caliente a la gente que transita por ellas sin rumbo ni lugar. Y “kaikit”, fue el nombre, que le dimos a la ludoteca, en la cual Bea García Comyn sscc, estuvo animando durante su tiempo en Salamanca, esta, ya estaba iniciada en el barrio de Pizarrales. Así, nos unimos para comenzar esta andadura y poniendo carteles  e iniciando conversaciones de comunión, con Cruz Roja, Cáritas Salamanca y la Pastoral Social diocesana, dimos el pistoletazo de salida a esta propuesta, marcando el acento en nuestro deseo de ofrecer un itinerario pastoral a través del servicio y la entrega. Así, le dimos el espacio no sólo a la tarea, sino a la recogida posterior.


En el segundo año de andadura, comenzaron a ponerse en contacto con nosotros otras congregaciones de la ciudad que tienen colegios y deseo de ofrecer un espacio como este a sus jóvenes, también nos llamaron instituciones que en la ciudad tienen programas de inserción y promoción de la persona pero que necesitan voluntariado. Y desde ahí han ido naciendo otras propuestas de voluntariado, que mantienen el mismo esquema:

Kalaupapa: una casa de madres solteras; Molokai cuida a los niños de estas madres.

Waikiki: apoyo al estudio a niños de familias desestructuradas que llevan los salesianos en su centro juvenil.

Wapoo: tarea de calle en el barrio San José junto a los dehonianos y las religiosas de la Consolación.

Poi-poi: proyecto que consiste en invitar a comer un arroz con pollo, a las personas sin hogar en domingo, compartir con ellos la mesa, la palabra, el tiempo y el grupo de jóvenes concluye la experiencia con un espacio donde compartir lo vivido y celebrando la eucaristía.

Viaje a Molokai: Aquellos jóvenes que quieren hacer un recorrido específico de fe, viven la experiencia a modo de campo de trabajo por los recursos que hay en la ciudad y concluyen rezando y aprendiendo a mirar para encontrar a Dios en el mundo de los más desfavorecidos.

      Hay además un nuevo proyecto realizado junto con Cáritas y el equipo de la Pastoral Juvenil. Lo hemos llamado “Encantado de servir”. Hemos realizado un itinerario de sensibilización y acción para los colegios e institutos de la ciudad en los que ofrecer un camino de profundización para alumnos de 4º de ESO (en torno a 15-16 años) hasta 2º bachiller (en torno a 17-18 años).


Este proyecto ha ido creciendo y con él la implicación  de otras muchas personas que se han ido comprometiendo con nosotras. Además, de las hermanas que han ido pasando por aquí y que lo han ido haciendo suyo, tanto en Madrid como en Salamanca. Es de agradecer la labor de Miriam Ozcoidi sscc para sacar adelante el primer viaje a Molokai y la experiencia Poi-poi, la cual coordinó y supo transmitir el espíritu de Damián. Y por supuesto el apoyo siempre generoso de María Jesús Rubio (madre de Pablo Bernal sscc), la cual desde los inicios se ha ido comprometiendo con nuestras locuras y ayudando a que hoy podamos acompañar a un gran número de jóvenes.

Queda un año por delante, donde tenemos nuevas incorporaciones, Elena Díaz Muriel sscc se suma a la comunidad de Padre Damián y ella cuidará la experiencia del viaje este año, así que aún nos queda mucho Molokai que ofrecer y vivir.