Wednesday, July 9, 2014

The Synod, the Law and Annulments  /  Le Synode, la Loi et les Annulations  /  El Sínodo, la ley y las anulaciones 


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Bob Charlton sscc, US Province

Last year, I was fortunate to attend a continuing education workshop for clergy sponsored by the Diocese of Brownsville. The topic was “Canon Law and Annulments.”  The presenter was an American priest who had been on the commission appointed by Pope John Paul II for the production of the new Code of Canon Law.

I had previously noted that both Popes John Paul II and Benedict XVI had criticized the United States dioceses for granting too many annulments.  Both Popes stated that, because so many annulments are granted here, it appeared that tribunals in the United States presumed invalidity.  They strongly recommended that U.S.A. tribunals reorient their thinking and presume validity and make fewer declarations of nullity.


The workshop presenter had an interesting comment regarding what the Popes perceived to be the case in the United States.  He admitted that it is true that 85% of all annulments granted worldwide are granted in the United States.  But he argued that of all the episcopal conferences in the world, the United States took most seriously the Vatican II recommendation that every diocese establish a marriage tribunal.  He suggested that most annulments worldwide are granted in the United States precisely because most other dioceses worldwide did not and have not yet established effectively working tribunals.

In the discussion leading up to the October Synod on the Family, one of the hot issues has been the question of permitting divorced and remarried (without the benefit of annulment) couples to receive the Eucharist.  It is well known that Cardinal Kasper’s reflection on the topic fueled what has turned out to be a sometimes hot but always fruitful discussion involving at least two dicasteries and many individuals and has found its way into the Synodal Instrumentum Laboris.  What seems to be shockingly absent (except for Cardinal Burke at the Penitentiary) is a focus on whether or not Catholics around the world have access to the ordinary procedures and rights to which they are entitled by Canon Law.  Could it be that annulments as a way to reconcile and regularize marital situations are off the European radar?

Sacred Heart Parish (SSCC), Edinburg, Texas. 

My appointment in the Diocese of Brownsville in the southernmost part of Texas in the United States is soon coming to an end.  During these past eight (8) years, I have focused on assisting parishioners pass through the annulment process.  Unlike many other parts of the United States, the faithful in this region respect and observe the restrictions on receiving Holy Communion if they are in irregular marriages.

So it has been a joyful experience accompanying them through the annulment and then celebrating the convalidation of their existing marriages and accompanying them as they return to the sacraments.  At any given time over these past eight years, I have had 15 cases in process for which I am the court appointed advocate.  I wish to praise the tribunal of the Diocese of Brownsville.  In eight years, only two cases have been rejected but in every case the tribunal attitude has been welcoming, pastoral and solicitous.  From among those whose cases I have processed there is an almost universal appreciation for the process itself which enabled people to reconcile their past and open their future.


I think the Synod would do well if it were to affirm the annulment process as the path for returning to the sacraments while requiring every diocese to establish a functioning and pastoral tribunal.  It may be helpful if it recommends streamlining the process especially with regard to the court of second instance. It would also do well to instruct those who are embracing  and benefiting from Pope John Paul II’s “Theology of the Body” to acknowledge and incorporate into their pastoral plan the rights the faithful enjoy to have an advocate to guide them through the canonical process.



Le Synode, la Loi et les Annulations
L’an dernier, j’ai été chanceux de participer à un atelier d’éducation permanente pour le clergé du Diocèse de Brownsville. Le thème du travail était « Le Droit Canonique et les Annulations ».  Celui qui le présenta fut un prêtre Américain qui avait été désigné par le Pape Jean Paul II comme membre de la commission pour l’élaboration d’un nouveau Code de Droit Canonique.


J’avais déjà senti que les deux Papes Jean Paul II et Benoît XVI avaient critiqué les diocèses des États Unis pour accorder trop des annulations. Les deux Papes affirmaient qu’à cause de si nombreuses annulations accordées ici, il devenait évident que les Tribunaux aux États Unis présumaient  l’invalidité. Les deux Papes recommandaient fortement que les Tribunaux U.S.A. veillent à réorienter leur pensée  et à ce qu’ils présument la validité et à ce qu’ils fassent  moins de déclarations de nullité.

L’animateur de l’atelier de travail fit un commentaire intéressant sur ce que les Papes percevaient comme étant le cas aux États-Unis. Il admettait qu’il est vrai que 85% de toutes les annulations accordées dans le monde entier sont accordées aux États-Unis. Mais, il en déduisit le fait que parmi toutes les Conférences Épiscopales dans le monde,  celle des États-Unis avait prit sérieusement  la recommandation de Vatican II voulant que chaque diocèse se donne un Tribunal du Mariage.  Il suggéra le fait que la plus part des annulations dans le monde entier sont accordées aux États-Unis, parce que précisément la plus part d’autres diocèses  du monde  n’ont pas créé du tout et n’ont pas  encore effectivement, des tribunaux opérants sur ce point.

Au cours de Dans la préparation  du Synode sur la Famille en octobre, l’un des plus brûlants problèmes fut la question de donner la permission aux couples divorcés et remariés (sans le bénéfice d’une annulation) de recevoir l’Eucharistie. Il est bien connu que la réflexion du Cardinal Kasper sur ce point à a suscité a maintes reprises une discussion enflammée mais toujours fructueuse, concernant au moins deux Dicastères, et beaucoup de personnes. Cette réflexion a trouvé le moyen d’être incluse dans l’Instrument de Travail Synodal.  Ce qui semble choquant est l’absence (exception faite pour le Cardinal Burke à la Pénitentiaire),  de la focalisation sur si oui ou non, les Catholiques partout dans le monde ont-ils accès aux procédures ordinaires et aux droits qui leur concernent à juste titre par le Droit Canonique. Serait-il possible que les annulations deviennent un moyen de réconcilier et régulariser certaines situations maritales qui sont hors de la vision du Radar européen ?

Mon désignation pour le Diocèse de Brownsville, dans la partie la plus au sud de Texas, aux U.S.A. arrivera bientôt à sa fin. Pendant ces huit (8) années, je me suis occupé de l’assistance et de l’aide aux paroissiens à passer le processus d’annulation. À la différence de bien d’autres parties des U.S.A., les fidèles dans cette région respectent et observent les restrictions sur la réception de la Sainte Communion, s’ils se trouvent dans la situation irrégulière du mariage. De telle façon que ce fut une expérience joyeuse celle de l’accompagnement de ces personnes pour entreprendre le processus requis afin d’arriver à l’annulation, et à la célébration de la validation de leur mariage actuel et aussi ainsi que de les accompagner dans leur retour à la fréquence des sacrements.  Pendant ces huit années, à tout moment de ma mission, j’ai eu 15 cas en voie de procédures,  étant moi-même l’avocat désigné par la Court. Je tiens à louer le tribunal du Diocèse de Brownsville. Durant ces huit années, deux cas ont été rejetés, mais en chaque cas, l’attitude du tribunal a été accueillante, pastorale et très attentive aux personnes. Selon les cas dont j’ai eu la responsabilité du processus à poursuivre, il y eut une appréciation positive presque totale du processus en tant que tel, lequel a pu permettre les gens de se réconcilier avec leur passé et s’ouvrir à leur futur.

Je pense que le Synode fera bien s’il pouvait arriver à affirmer le processus d’annulation comme un chemin de retour à la réception des sacrements, cela en demandant à chaque Diocèse d’instituer un tribunal pastoral efficace. Il serait peut-être utile aussi s’il recommande la simplification du processus, en particulier en ce qui concerne la Cour de Deuxième Instance. Le Synode ferait bien également en exigeant que tous ce qui s’occuperont et bénéficieront de « La Théologie du Corps » du Pape Jean Paul II qu’ils en s’informés et assument dans leur planification pastorale, les droits des fidèles à obtenir l’aide d’un avocat pour les guider dans les procédures canoniques pertinentes.


El Sínodo, la ley y las anulaciones
El año pasado tuve la suerte de asistir a un seminario de formación permanente para el clero patrocinado por la Diócesis de Brownsville. El tema fue "El Derecho Canónico y las anulaciones". El conferenciante era un sacerdote estadounidense que había estado en la comisión nombrada por el Papa Juan Pablo II para la elaboración del nuevo Código de Derecho Canónico.

Yo había tomado nota de que tanto los Papas Juan Pablo II como Benedicto XVI habían criticado a las diócesis de los Estados Unidos por conceder demasiadas anulaciones. Ambos Papas declararon que, debido a las muchas anulaciones que se conceden aquí, pareciese que los tribunales de los Estados Unidos presumen la invalidez. Se recomendó encarecidamente a los tribunales de EE.UU. que reorientasen su pensamiento, que presumieran la validez y que hiciesen menos declaraciones de nulidad.

El conferenciante del seminario hizo un interesante comentario respecto a lo que los Papas percibían en el caso de los Estados Unidos. Admitió que es cierto que el 85% de todas las anulaciones concedidas en todo el mundo se otorgan en los Estados Unidos. Pero argumentó que de todas las conferencias episcopales del mundo, la de los Estados Unidos se tomó más en serio la recomendación del Concilio Vaticano II de que en cada diócesis se estableciese un tribunal matrimonial. Sugirió que la mayoría de las anulaciones de todo el mundo se otorgan en los Estados Unidos, precisamente porque la mayoría de las otras diócesis del mundo no tienen o no han establecido de manera efectiva unos los tribunales que trabajen.  

En el debate previo al Sínodo de la Familia de octubre, uno de los temas candentes ha sido la cuestión de permitir que las parejas divorciadas y vueltas a casar (sin el beneficio de la anulación) puedan recibir la Eucaristía. Es bien sabido que la reflexión del cardenal Kasper sobre el tema ha impulsado lo que ha resultado ser una discusión a veces caliente, pero siempre fecunda, en la que han participado al menos dos dicasterios y muchos individuos, y que ha encontrado de alguna manera su camino en el Instrumentum Laboris del Sínodo. Lo que parece ser sorprendentemente ausente (excepto por el Cardenal Burke  y la Penitenciaría) es la mirada a si los católicos de todo el mundo tienen acceso a los procedimientos ordinarios y a los derechos que les otorga el Derecho Canónico. ¿Será que las nulidades, como una forma de conciliar y regularizar situaciones matrimoniales, están fuera del radar europeo?

Mi servicio en la Diócesis de Brownsville, en el extremo sur de Texas en los Estados Unidos,  va a terminar pronto. Durante estos últimos ocho (8) años, me he centrado en ayudar a feligreses que viven un proceso de anulación. A diferencia de muchas otras partes de los Estados Unidos, los fieles en esta región respetan y observan las restricciones sobre la recepción de la Santa Comunión si se encuentran en situación de matrimonios irregulares. Por ello ha sido una experiencia gozosa el acompañarles a través de la anulación y luego en la celebración de la convalidación de sus matrimonios existentes y acompañarlos también cuando que vuelven a los sacramentos. En cualquier momento en estos últimos ocho años, he tenido 15 casos en proceso, para los que he sido nombrado defensor en el tribunal. Quiero felicitar al tribunal de la Diócesis de Brownsville. En ocho años, sólo dos casos han sido rechazados, pero en todos los casos la actitud del tribunal ha sido de acogida pastoral y solícita. Se ha dado, en los casos en los que he actuado, una apreciación casi universal por el proceso en sí, que ha permitido a la gente reconciliarse con su pasado y abrirse a un futuro.



Creo que el Sínodo haría bien si afirmara el proceso de anulación como camino para el retorno a los sacramentos, al tiempo que pidiera que en cada diócesis se establezca un tribunal eficaz y pastoral. Puede ser útil si recomienda racionalizar el proceso, especialmente en lo que respecta a la segunda instancia. También haría bien en instruir a aquellos que están patrocinando y promocionando la "Teología del Cuerpo" de Juan Pablo II, para que reconozcan e incorporen en su plan pastoral los derechos de los fieles a disfrutar de un abogado que los guíe a través del proceso canónico.


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